31 août 2008

Sur le tard

Mieux vaut tard que jamais...
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Le ciel bleu mur à mur, la petite brise tiède, le soleil en masse. On dirait que l'été a enfin pris le dessus sur la grisaille. Et puis les nuits fraîches, j'aime bien. C'est propice aux rapprochements. Et ce soir, j'irai danser.

27 août 2008

Mieux

Le rhume me tient cloîtré. Ses douleurs lancinantes me rendent grincheux. Je reste constamment crispé, sur la défensive. Dès que je ferme les yeux, je suis ramené vingt, trente ans en arrière. Le nez qui brûle à force d’être mouché. L’air semble plus sec, à chaque inspiration. Une chaleur s’installe à l’intérieur, comme une ivresse paresseuse. Les parfums de menthol et d’eucalyptus me rassurent. Et mon corps alourdi cherche à se lover contre la moindre douceur.

Ça me rappelle les rhumes de mon enfance, l’arbre de Noël, le givre aux fenêtres. La fumée qui louvoie au-dessus d’un bol de soupe au poulet. Le sirop qui goûte mauvais la cerise artificielle, mais qui passe dans la gorge comme un baume glacé. Et la permission, enfin de tout arrêter et de rester immobile. Écouter les bruissements du quotidien, le bruit de l’horloge, pendant de longues minutes. Examiner pour la première fois le détail des objets qui m’entourent. Chaque fois, c’est comme des retrouvailles avec le silence. Avec celui que j’étais avant d’être un fils, un frère, un étudiant, un travailleur, un amant, un citoyen ou un consommateur. Avec celui que je suis, sous les masques.

Je note comme une victoire chaque douleur qui s’atténue. Je retrouve avec surprise le plaisir de respirer librement. Je devine déjà cette envie qui renaît d’aller voir à l’extérieur où en sont les saisons. Sentir cette fin d’été trop fraîche qui clôture des mois de pluie. Malgré les courbatures, je quitte la torpeur, avec quand même un peu de regret, pour aller retrouver les frissons du vent. Je pourrai bientôt dire : « Je vais mieux. »

24 août 2008

La fièvre

En ce moment, je me démène pour garder la tête hors de l’eau. De l’extérieur, ma petite vie rangée brille comme un sou neuf. Mais à l’intérieur c’est le chaos. Et secrètement, le chaos me mène. D’abord, la colère. Je lui en veux d’avoir tout gâché par orgueil. Puis le manque. j’ai une envie furieuse de sentir sa peau, d’être près de lui. Bien sûr la tristesse. Les rêves qui s’envolent. Le soulagement. J’essaie de surfer sur ce sentiment. je me répète que j’ai pris les bonnes décisions, que j’ai agi pour le mieux. Puis encore la colère. Peut-être que Thomas a raison. J’aurais dû tenir compte de ses limites et lui laisser une autre chance. La lassitude. Je voudrais que tout ça s’arrête. La peur : Peut-être que cette solitude sera désormais mon ordinaire, mon linceul. L’orgueil. Je ne vais pas me laisser démonter par mes pitoyables histoires de coeur. Et encore la colère. Et tout ça se mêle en une soupe indigeste, m’empêche de dormir la nuit, me coupe l’appétit depuis une semaine. Les vagues me secouent dans tous les sens. J’essaie sans succès de fuir mon propre chaos. Je travaille frénétiquement sur des projets incongrus. Je pars en imagination vers des futurs improbables. Je passe des nuits à errer dans le désert froid du Net. Mais pendant mon absence, la tempête s’intensifie. J’ai chaud, j’ai froid, j’ai mal partout. À la moindre accalmie, j’essaie tant bien que mal de mettre de l’ordre dans ma vie.

Et finalement, le corps se rebiffe. Ce matin, la fièvre. La sonnerie du téléphone me réveille. Une invitation pour un conventum. Mes draps sont trempés de sueur, j’ai l’esprit embrumé. Je déteste la fièvre. Je ne peux pas me permettre de faire de la fièvre. La fièvre me fait peur. C’est finalement la peur qui aura le dessus sur le chaos. Je vais me poser. Liquide, repos, vitamines et billets bâclés. Et au diable le conventum.

23 août 2008

Céline entre les murs

Son retour au bercail, au Centre Bell, sa participation au 400e de Québec, on ne parle que d'elle. Mais bon, ça fait changement des Olympiques. Et puis, il y a eu cette soirée où il est allé voir le spectacle avec son ex. Je suis resté seul et je me suis défoulé en gueulant comme un malade sur All by myself. J'en ai encore les cordes vocales toutes amochées. Et puis, je tombe sur ça, par hasard...

En 1991, Céline Dion visitait la prison de Bordeaux. Sa rencontre avec des détenus qui lui racontent leurs rêves est émouvante et sa voix a capella, qui résonne entre les murs lorsqu'elle chante l'amour existe encore, ça me donne des frissons.


Les souverains anonymes
( Via Pat Lagacé )

22 août 2008

Ensemble, c'est mieux

22 août 2008. Dans 30 jours aura lieu l'évènement Ensemble, ça marche. La Fondation Farha organise chaque année cette marche pour recueillir des fonds pour la lutte contre le Sida. Pour toutes sortes de raisons : paresse, manque de temps ou crainte de réveiller des émotions endormies, je n'ai pas participé aux marches des dernières années. Mais cette fois-ci, j'y serai, sous le soleil ou sous la pluie.

Merci

Jusqu'à maintenant, j'ai amassé 295.00 $. Merci mille fois à tous ceux et celles qui m'ont commandité. Mon objectif est de 500.00 $. il me reste donc un mois pour l'atteindre...

Si vous n'avez pas encore fait votre part, plusieurs options s'offrent à vous :

1. Vous avez oublié ? Il n'est pas trop tard.
Rendez-vous sur ma page personnelle sur le site de Fondation Farha, sélectionnez Maison Plein Coeur dans la liste déroulante (C'est l'organisme que je parraine.) et laissez votre don par carte de crédit. C'est facile, rapide et sécuritaire. Il n'y a pas de petits montants. Chaque geste compte.

2. Vous n'avez pas d'argent ? Faites circuler l'information.
Envoyer 2 ou 3 courriels ne coûte rien. Invitez vos collègues, familles, amis (ou ennemis) à aller faire un tour sur la page de don, ou même ici. Le Sida est une pandémie mondiale et tout le monde devrait se sentir concerné. Le vilain virus ne fait aucune discrimination et il infecte qui il peut : hommes, femmes, enfants, peu importe l'âge, l'origine ethnique, le statut social ou l'orientation sexuelle.

3. Vous avez des fourmis dans les jambes ? Manifestez-vous.
Au Québec seulement, une personne est infectée à toutes les 6 heures. C'est quatre personnes par jour. Prenez votre courage à bras le corps et venez marcher pour démontrer votre solidarité. La marche débute vers 10h30 au coin des rues Peel et René-Lévesque à Montréal, le 21 septembre prochain. N'hésitez pas à m'écrire, si vous voulez que l'on se rencontre quelque part avant.

4. Vous ne pouvez être à Montréal le 21 septembre ? Ouvrez la bouche.
Si les médicaments arrivent aujourd'hui à contrôler le virus (dans les pays les mieux nantis), ils ne soignent pas la peur du rejet et de la transmission. Ils ne consolent pas la peine et ne protègent pas de la honte. L'antidote à ces peurs et à la honte est pourtant à la portée de chacun : parler. Demandez à vos proches s'ils ont été dépistés récemment. Parlez de votre peur de la maladie. Parlez de sécurisexe. Parlez de ce qui se passe dans les pays du Tiers-monde. Informez-vous. Parlez, criez, écrivez ou chantez, mais brisez le silence, à votre façon.

Encore une fois, merci pour moi, merci pour eux.
L'image a été réalisée sur le site Face your manga

20 août 2008

La nausée

Le ciel, en sortant du bureau, avait encore une fois des allures de fin du monde. Comme dans les films d’horreur, des nuages sombres s’amoncelaient au-dessus de la ville sur un fond gris luminescent. J’ai monté les dernières marches. Un écureuil avait éventré un sac-poubelle devant ma porte d’entrée. Il a détalé, à mon arrivée. Après trois jours et trois nuits de colères qui grondent, ne reste plus qu’un peu de tristesse et de nausée. Tout ça pour une broutille encore, un détail. Je crois bien qu’il s’agissait d’un prétexte. Le grand dit que je suis trop tendre, trop équilibré pour lui. « Il a dû retourner vers l’ex dont tu m’as parlé, celui qui est jaloux et possessif au point d’en être agressif. Celui qui a effacé toutes tes images sur sa caméra. C’est un gars comme ça qu’il lui faut. » Je n’ai rien trouvé à répondre. À l’autre bout du fil, il a lancé : « Tu vois ? Je suis bon. J’aurai dû faire un psy. » Bof.

C’était vendredi dernier. Une remarque incendiaire de mon prince ordinaire m’avait fait sursauter. Je n’avais pas envie d’aller le rejoindre avec ses amis sur la terrasse du Sky.
Il paraît qu’ils se demandent si je ne serais pas dépressif. Je parle trop peu. Dépressif ? Parce que je m’emmerde en leur présence ? Ce n’est pourtant pas mes mots que je retiens. Je serre les lèvres pour ne pas bayer aux corneilles. (Oui, oui, ça s’écrit « bayer », j’ai vérifié.) Je laisse dériver mon regard vers les grattes-ciel à l’ouest et je me trempe les lèvres dans la bière. Suffisants, superficiels, sûrs d’eux-mêmes, après une semaine vécue dans leur placard étriqué, ils reprennent leur souffle dans le Village. Toutes les semaines, plantés au même endroit à regarder de haut les alentours. Il parle de placements, de voiture, d’appartement de luxe. Mais ils sont pauvres des sens. Ils sont pauvres du coeur. Il ne faut surtout pas mentionner mon nouvel emploi, il pourrait penser que je suis moi-même… Toute la soirée, ils laissent siffler entre leurs dents l’homophobie qu’ils ont apprise. Leur haine de soi se déverse sur les autres. Et ils rient en montrant les crocs. Rien de plus chic, ici, que le mépris. Ils auraient voulu sortir tous du même moule stéroïdé. Même ceux qui ne parlent pas un mot d’anglais doivent baiser mécaniquement en répétant « oh yeah, oh yeah, babe » comme dans le film porno, projeté en boucle au-dessus du bar. Beurk.

J’ai prétexté la fatigue. Je me suis dit : « Si je suis dépressif, c’est probablement mieux pour moi de le rester. » Après avoir raccroché le téléphone, j’ai levé les yeux vers la fenêtre et j’ai senti le vent qui se levait. J’ai trouvé dans les recoins du frigo de quoi me bricoler une pizza délicieuse. Cœur d’artichaut et fromage Édam. J’ai commencé à élaborer mentalement mon prochain article. Puis je suis allé courir. Le jour tombait, au pied du parc. Entre les arbres lourds de la pluie des dernières semaines rougeoyaient les braises d’un ancien orage. Et ce soir-là, je me suis endormi en pensant : bien sûr, j’ai de la tendresse pour lui. « Oh yeah, babe » tant que tu veux. Mais plus jamais je ne serai un autre, pour ne pas déplaire.

Depuis, plus de nouvelles. J’ai laissé un message sur sa boîte vocale. Il n’a jamais rappelé. Il me manque une partie de l’histoire pour comprendre. C’est le grand qui doit avoir raison. Il aurait dû faire un psy. Par moment, j’ai le ventre qui tiraille. Je me sens floué. J’ai l’impression de m’être trompé. Infidélité à soi-même. Refus de voir ou espoirs démesurés ? Peu importe. J’y gagne tout de même quelque chose. Des souvenirs heureux et des images solaires. Le sable sur sa joue. Le soleil dans ses cils. Le bruit des vagues qui se mêle à celui de sa respiration. Il a les photos de nos vacances. J’ai mes souvenirs. Dans un moment d’égarement, j’ai dit « je t’aime » pour la première fois de ma vie, la voix faible, un peu étranglé. J’ai failli m’étouffer. Je l’ai répété, deux fois, juste pour voir si j’allais y survivre. Les murs sont restés bien en place. J’étais sincère. J’avais déjà goûté ce sentiment. Seulement, je ne m’étais jamais autorisé à prononcer ces mots. Je dois vieillir. Je deviens faible.

Je suis arrivé à ne pas me perdre de vue quand le vent s’est levé, parce qu’il se lève toujours, le salaud. Je suis arrivé à ne pas disparaître dans son ombre. Je suis resté debout, entier, tel que je suis, nuit après jour et jour après nuit. Et c’est un peu pour ça qu’il a levé les pieds. J’étais trop moi, indéfectiblement moi. Au fond, c’est ce qui fait mal. Je serre mon oreiller et je me déclare célibataire. Oui, je le veux. Et je le répète pour me convaincre. Rien de grave. Ma vie plafonne à 350, comme mes CD4. Peut-être ferais-je mieux d’apprendre à m’en satisfaire. Je soupire et je me cache sous la couette. Pour les prochains jours, je devrai me méfier de la déception, cette lente descente vers le silence

La pluie est passée comme un rideau qui tombe. Ma fenêtre est restée ouverte, béante. La nuit est froide et je frissonne. Non. Pas déjà l’hiver ! On n’est qu’en août. « Je n’ai pas su. Encore une fois, je n’ai pas su. »

18 août 2008

Diane sous le soleil

Diane a 63 ans. Récemment, elle a été interviewée par une journaliste de la Presse, dans le cadre d’un dossier spécial sur la conférence de Mexico sur le Sida. Elle était heureuse de pouvoir enfin témoigner, de raconter ses longues années de silence. Diane a appris qu’elle était séropositive, en 1986. Elle a vécu dix ans, dans le secret le plus total, sans en parler à personne de son entourage. Dix longues années à se taire. Elle a gardé son secret pour elle jusqu’à sa retraite. La veille de l’entrevue, elle était fébrile. La journaliste lui avait demandé la permission de la photographier. Dynamique, grisonnante et souriante, Diane ne cadre pas avec l’image qu’on se fait généralement des personnes séropositives. Elle a réfléchi toute une nuit. Au matin de l’entrevue, elle m’a annoncé avec beaucoup d’émotion, qu’elle allait le faire. Elle allait témoigner à visage découvert. Il fallait qu’elle le fasse pour toutes ces femmes qui vivent dans la honte et le silence. Un appel de son fils a modifié ses plans. Il habite dans une petite ville de la Rive-Sud, une petite ville où tout le monde se connaît. Et il est hors de question pour lui que des gens apprennent que sa mère est séropositive. Elle était déçue, mais elle a choisi de respecter sa demande. Il n’y aurait pas de photos.

Hier, c’était le défilé de la fierté gaie et lesbienne dans les rues de Montréal. Diane est hétérosexuelle, mais elle s’est fabriqué un masque tout en plume et en dentelle. Elle a enfilé un costume loufoque de ballerine dans lequel même son fils n’aurait pu la reconnaître. Elle s’est jointe au groupe de Maison Plein Cœur, un organisme communautaire qui offre service et soutien aux personnes séropositives. Sans un sou de budget, une dizaine d’hommes et de femmes ont bricolé un char allégorique impressionnant. Ils ont peint à la gouache un vieux pick-up sur lequel ils ont monté un chapiteau. Au centre du chapiteau se balançait un virus souriant, encagé dans une prison sphérique, fabriquée avec les bouteilles de leurs propres médicaments. Diane a dansé avec fougue pendant les deux ou trois heures du défilé. Parmi les milliers de personnes qui l’ont aperçu, bien peu ont dû deviner l’importance de ce geste pour elle. Mais il fallait voir la fierté dans ses yeux après le défilé, lorsqu’on est allé prendre une bière pour célébrer l’évènement. Elle était fatiguée et complètement trempée sous son costume, mais c’était sans importance. Ce jour-là, le soleil ne brillait pas pour rien. Diane était heureuse.

virus

L’article d’Ariane Lacoursière sur Cyberpresse


Je cherche toujours des commanditaires pour financer Maison Plein Cœur, pour que cet organisme puisse continuer à offrir des services et du soutien, pour Diane et des centaines d’autres personnes atteintes. Les dons peuvent être faits par carte de crédit sur la page qui suit : commanditez-moi !

16 août 2008

Vieillir



Vieillir dérange. On préfère les héros qui s'éteignent dans la fleur de l'âge. On peut alors se complaire dans nos fantasmes de jeunesse éternelle et dans la nostalgie. On vieillit tous, pourtant, sans exception. Et le tourbillon semble s'accélérer avec le poids des années. La madone est désormais quinquagénaire. Et elle refuse toujours de s'assagir, de regagner l’ombre et de disparaître. Ce n'est ni le botox, ni le silicone ou la chirurgie qui lui donnent ce cran et cette détermination. Lorsque j'aurai 50 ans, j'espère que j’assumerai, comme elle. En attendant, c’est encore sa voix qui résonne dans mes oreilles quand je cours.

12 août 2008

Exquis

J’ai toujours aimé l’improvisation. Les artistes qui se lancent dans le vide et donnent naissance à une histoire, des personnages et des émotions. Et c’est un peu ce qui se passe sur ce blogue. Les histoires y naissent au fil des commentaires. Il y a bien sûr des détours et des redites, mais souvent aussi des moments de grâce. Et c’est stimulant de pouvoir y poser un grain de sel. C’est ma dernière découverte sur le Web et je décerne à ce blogue, mon second trophée « Brillante Weblog » :


Mon autre lauréat : Fréquence VIH
à suivre...

10 août 2008

Été prise 2

Après des semaines interminables de pluie, un ciel bleu gorgé d’oxygène est enfin réapparu. J’ai ressorti ma crème solaire, mes lunettes de soleil et mon vélo qui dormait dans le couloir. J’ai enfourché ma monture et j’ai pédalé jusqu’au parc Maisonneuve. Les cigales grésillaient comme si elles n’avaient jamais douté du retour du beau temps. Les courbes amples des cerfs-volants, les joggeurs qui trottinent, les enfants en patins, les chiens qui gambadent, un frisbee dans la gueule : Aujourd’hui, l’été est sorti du placard. Au fond du parc, un groupe rock répétait. L’écho des riffs de guitares donnait à ce jour sans nuages une atmosphère d’urgence.

J’ai étrenné mon nouvel appareil photo, un réflex numérique, financé entièrement par mon dernier contrat de rédaction. (Petit moment de fierté !) Le Canon dont je rêvais. (Non, ce billet n’est pas commandité. Mais si un représentant passe par ici, j’aimerais bien avoir un objectif macro 60mm. Trop cher pour mes moyens.) J’adore entendre le déclic de l’obturateur. Il paraît qu’une image vaut mille mots. Pas les miennes, pour le moment. J’ai encore besoin de pratiquer et d’étudier le manuel d’instruction...

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C'est mon balcon, "mon" parc et "mon" marronnier.

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