<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Amours, vertiges et chlorophylle...</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/" /> <subtitle>Carnets naïfs d'un homme face à la vie, au VIH et à l'amour</subtitle> <updated>2008-07-23T08:00:26-04:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://amoursvertiges.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Éphémère, épisode 4</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/21/ephemere-episode-4.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-17:1595486</id> <updated>2008-07-22T20:53:26-04:00</updated> <published>2008-07-23T00:00:00-04:00</published>   <category term="écriture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="blogue" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lien" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="musique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="océan" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="inquiétudes" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="éphémère" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> On dit que les paroles s'envolent et que les écrits restent. Les mots...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> &lt;em&gt;On dit que les paroles s'envolent et que les écrits restent. Les mots publiés sur un blogue doivent être d'une espèce hybride. Ils brillent comme un feu de paille puis s'enfoncent rapidement dans l'ombre des archives. C'est parfois frustrant. Comme je manque de temps, en ce moment, et que je suis un adepte du recyclage, je dépoussière une note que j'ai écrite pour Dan, il y a six mois et qui n'a jamais été publiée ici. On dit aussi que les gens heureux n'ont pas d'histoire. J'ignore si c'est vrai, mais mes images sont plus forte quand je suis triste ou angoissé. Enfin...&lt;/em&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://s195510939.onlinehome.fr/dewplayer.swf?son=http://s195510939.onlinehome.fr/Musiques/Camille - Vertige.mp3&quot; bgcolor=&quot;#FFFFFF&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;20&quot; width=&quot;200&quot;&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;
&quot;Jusqu’ici, tout  va bien…&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;C’est ce que tu te répètes. En espérant  une fin plus douce que celle du film de Mathieu Kassovitz. Depuis longtemps,  tu as appris que le temps est compté. Tu n’oses pas te retourner  de peur de manquer quelque chose. Alors, tu fonces, en prenant ton pas  le plus assuré. Tu calcules, tu soupèses, ce que tu pourrais ajouter  entre les cases de ton emploi du temps. Tu glisses en diagonale sur  les nouvelles du jour. Puis tu replies le journal. Tu écoutes distraitement  la radio qui babille à ton oreille. Et tu te faufiles entre les épaules  pour atteindre la sortie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;http://bp0.blogger.com/_nlM-i74X8zQ/R6KQbRN3sJI/AAAAAAAACYQ/pAgqRYf76No/s1600-h/metro.JPG&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;&quot; src=&quot;http://bp0.blogger.com/_nlM-i74X8zQ/R6KQbRN3sJI/AAAAAAAACYQ/pAgqRYf76No/s200/metro.JPG&quot; alt=&quot;&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5161846921072455826&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;/a&gt;Tu sais bien que tu as l’air d’un  con. Tu regardes ta montre du coin de l’œil en espérant que personne  ne le remarque. Tu avances entre ces gens qui courent, sur les quais  de l’heure de pointe. Ces couples qui rient trop fort, au-dessus de  leurs verres. Ces hommes qui se serrent la main, en gardant leurs distances.  Tous ceux qui, chaque jour, jouent à l’éternité. Tu passes devant  ce junkie, aux yeux vides. Il s’est allongé sous le porche d’un  commerce fermé, un énorme chien noir étendu sur les jambes. Sait-il  qu’il approche de sa fin ? Qu’il risque de s’éteindre, au prochain  coup de vent ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot; href=&quot;http://bp3.blogger.com/_nlM-i74X8zQ/R6KQsBN3sKI/AAAAAAAACYY/OwbTgKHHB9U/s1600-h/vergonha.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;&quot; src=&quot;http://bp3.blogger.com/_nlM-i74X8zQ/R6KQsBN3sKI/AAAAAAAACYY/OwbTgKHHB9U/s200/vergonha.jpg&quot; alt=&quot;&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5161847208835264674&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Tu ressens parfois une étincelle fugace,  presque imperceptible. Et les poils se soulèvent instantanément sur  ton bras. C’est une flamme, entrevue, au fond d’un regard. Une promesse,  coincée dans le repli d’un sourire. Désormais, tu refuses d’être  dupe. Tu t’es fait tellement de cinéma. Tu voudrais retrouver la  confiance de l’enfance, mais elle est loin, très loin derrière.  Et si tu te retournes dans sa direction, tu risques de rater ce qui  pourrait te passer sous les yeux. Alors, tu fronces les sourcils et  tu fixes les secondes qui se déroulent devant toi. Et le ciel file,  à des kilomètres au-dessus de ta tête.&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana;&quot;&gt;Parfois, tu aimerais bien toi aussi te  laisser griser par la vague. Tu réclamerais même ton tour de manège.  Baisser les bras, déposer les armes, juste le temps d’une expiration.  Mais toujours ce souvenir de bonheur te consume. Plus clair et plus  incarné que le bonheur lui-même. Il crée en toi des vides où s’engouffrent  les rafales qui te secouent le corps. Est-ce que la vie n’est qu’une  histoire que l’on se raconte ? Tu t’es toujours moqué de la nostalgie.  Tu lèves les yeux au ciel. Il est 17 heures 30. Il y a encore du jour  qui traîne, entre les nuages. Tes semelles claquent sur le trottoir  glacé. Jusqu’ici, tout va bien.&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Cette note est parue le 1 février 2008 sur le blogue &lt;a href=&quot;http://danopillo.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Messed-Up&lt;/a&gt; dans la série &lt;a href=&quot;http://danopillo.blogspot.com/search/label/les%20Eph%C3%A9m%C3%A8res&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les éphémères&lt;/a&gt;. C'est Dan qui a trouvé les photos.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Musique : Camille, Vertige&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le Canada complice de la torture</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/20/le-canada-complice-de-la-torture.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-20:1596987</id> <updated>2008-07-20T23:40:45-04:00</updated> <published>2008-07-21T00:00:00-04:00</published>   <category term="Carnets de révolte" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="canada" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="torture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="enfant" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="soldat" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="mineur" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="USA" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Guantanamo" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>          
 
 « Omar Khadr a été capturé en 2002 alors qu’il n’était qu’un...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/pYuUJBY3Y_c&amp;hl=en&amp;fs=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/pYuUJBY3Y_c&amp;hl=en&amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;« Omar Khadr a été capturé en 2002 alors qu’il n’était qu’un enfant par des membres des forces américaines après un échange de coups de feu où un soldat américain est décédé et Omar Khadr a été blessé. Bien que les États-Unis aient ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, Khadr, en tant que mineur à l’époque, n’a jamais eu d’assistance appropriée en vue de sa réadaptation physique et psychologique, ainsi que sa réinsertion sociale, tel que le stipule le protocole. Plutôt les États-Unis l’ont traité comme un adulte et soumis à des mauvais traitements au centre de détention de Guantanamo. »&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnistie.ca/content/view/11982/449/ &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Amnistie Internationale&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'UNICEF pense que les enfants accusés d'avoir commis des crimes alors qu'ils étaient des enfants-soldats devraient avant tout être considérés comme victimes d'adultes qui ont bafoué le droit international en recrutant et en utilisant des enfants, et qu'il faut les aider en vue de leur réintégration sociale »&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15725&amp;Cr=UNICEF&amp;Cr1=guantanamo&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Unicef&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le traitement infligé à Omar Khadr au cours de sa détention viole les devoirs des États-Unis et du Canada en vertu du droit international, qui prévoit, entre autres, que l'intérêt des mineurs surpasse toute autre considération dans les procédures judiciaires. »&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnistie.ca/content/view/12013/107/ &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Amnistie Internationale&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et moi, j'ai honte d'être d'ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://www.amnistie.ca/outils/actions/index.php?ActionID=9&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Écrivez au premier ministre Harper pour réclamer le rapatriement d'Omar Khadr&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://posterestante.20minutes-blogs.fr/archive/2008/02/04/lettre-a-omar-khadr.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lettre à Omar Khadr, Jacqueline Remy, 20minutes.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=yNCyrFV2G_0&amp;eurl=http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vidéo de l’interrogatoire d’Omar Khadr&lt;br /&gt;
&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Orages</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/20/orages.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-20:1596975</id> <updated>2008-07-20T21:51:32-04:00</updated> <published>2008-07-20T21:00:00-04:00</published>   <category term="journal intime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="temps" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="humeurs" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="été pourri" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="fatigue" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Parfois, la vie me fatigue. 
 
  </summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> Parfois, la vie me fatigue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://sd-1.archive-host.com/membres/up/172589722333316375/meteo.jpg&quot; alt=&quot;meteo.jpg&quot;&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Rock and roll</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/18/rock-and-roll.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-17:1595472</id> <updated>2008-07-17T20:45:33-04:00</updated> <published>2008-07-18T00:00:00-04:00</published>   <category term="journal intime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="gay et lesbienne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="camping" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="voyage" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Ontario" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="fleuve" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lac" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> «  Create memories, go camping  » disait la brochure qu’une blonde...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> « &lt;em&gt;Create memories, go camping &lt;/em&gt;» disait la brochure qu’une blonde ontarienne nous a tendue en baragouinant un français approximatif. Nous avons repris la 401 qui allait nous mener jusque sur les rives des Grands Lacs. Louis-Philippe tenait absolument à m’emmener camper. On manquait de temps pour gagner les plages de la Nouvelle-Angleterre. On a donc opté pour l’Ontario, sur les recommandations de ma sœur. Nous nous sommes émerveillés devant l’eau cristalline des bras du fleuve qui étreignent les mille huit cents îles de la région de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ontarioparks.com/french/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Thousand Islands&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; . Nous avons doré sous le ciel immense qui se déploie au-dessus du lac Ontario. Quatre jours sans anicroche, malgré nos deux caractères volcaniques. L’eau froide ne m’a pas empêché de patauger dans les vagues. Une tente qui prenait l’eau et une journée complète d’averses ne sont pas arrivés à assombrir ces vacances, amplement méritées. Ma tête s’est complètement vidée après une soirée à observer les lucioles clignoter au pied des arbres, les constellations estivales et la braise qui rougeoyait sous le feu de bois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois de plus, je me retrouvais chômeur. J’avais prévu m’arrêter quelques semaines et profiter de l’été. Au cours des derniers mois, j’avais proposé mes services à différents organismes de prévention du VIH/Sida. Un concours de circonstances a fait que mon &lt;em&gt;curriculum vitae&lt;/em&gt; est tombée entre les mains du directeur général de l’un de ces centres, au moment où trois membres du personnel annonçaient leur intention de partir. Deux jours après mon retour d’Ontario, j’avais une entrevue et dès le lendemain, je commençais ma formation. Je me retrouve donc à nouveau intervenant psychosocial, après une parenthèse de presque 10 ans. Je suis responsable de l’accueil et du service de massothérapie. Par moment, je trouve ça pas mal rock ’n' roll. Je me rends compte à quel point je suis privilégié. Je côtoie désormais les pauvres parmi les pauvres. Isolement, toxicomanie, problème de santé mentale, violence, pauvreté : Je croise souvent des hommes pour qui le virus semble dérisoire en comparaison des montagnes de difficultés qui encombrent leurs vies. Et je renoue avec l’impuissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça m’inquiète un peu. Est-ce que je serai à la hauteur ? Aurai-je le temps et surtout l’énergie d’écrire les textes qu’on m’a commandés tout en travaillant à temps plein ? J’avance un jour à la fois. Pour le moment, aucun de ses contrats de rédaction n’a été signé. Et tant qu’ils ne sont pas signés, les contrats demeurent virtuels. L’ambiance est définitivement plus sympathique qu’à mon dernier boulot et je n’aurai pas le stress de devoir chercher du travail avant longtemps. Le poste est permanent… Le mot permanent me terrorise. Dans ma caboche, la permanence est l’antithèse de la liberté et moi, j’ai toujours aimé la bohème. Mais avec l’argent qui entre, je pourrai bientôt me payer une bonne caméra numérique et peut-être une nouvelle tente pour retourner camper et… engranger les souvenirs. </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>5 raisons</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/11/5-raisons.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-10:1591051</id> <updated>2008-07-10T12:55:34-04:00</updated> <published>2008-07-11T19:00:00-04:00</published>   <category term="journal intime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="couple" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="nuit" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="sommeil" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lit" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="plaisirs" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="matin" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> 5 raisons pour aimer dormir avec lui : 
 
1. Parce que j’ai dormi seul,...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> 5 raisons pour aimer dormir avec lui :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Parce que j’ai dormi seul, les trois quarts de ma vie. Faire l’étoile : j’ai déjà donné.&lt;br /&gt;
2. Parce que lorsque je l’entends respirer à mes côtés, j’essaie de ne pas trop bouger, j’adopte son rythme et je me laisse aller au sommeil.&lt;br /&gt;
3. Pour pouvoir me coller contre lui, au milieu de la nuit, si j’ai froid. Ou le pousser, si j’ai chaud. Il est l’une des seules personnes avec qui j’arrive à dormir collé.&lt;br /&gt;
4. Pour lui prendre la main quand j’ai fait un cauchemar. Suffit d’un baiser sur le front et les monstres les plus terrifiants deviennent dérisoires et s’enfuient, affolés.&lt;br /&gt;
5. Pour le bonheur de le voir roupiller au petit matin, quand je m’éveille le premier. Ne lui dites surtout pas : il est beau même quand il dort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis, vous vous doutez bien, pour plein d’autres raisons que je garderai pour moi. Il y a des enfants qui pourraient passer par ici. </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Nouvelle vague</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/09/seconde-vague.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-08:1589891</id> <updated>2008-07-08T18:32:06-04:00</updated> <published>2008-07-09T00:00:00-04:00</published>   <category term="Carnets du coeur" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="journal intime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="gay et lesbienne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="écriture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="amours" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="relations" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="souvenirs" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="rencontres" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Je ne voulais pas l’écrire. Je préférais tout garder pour moi. Mais je le...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> Je ne voulais pas l’écrire. Je préférais tout garder pour moi. Mais je le dois bien à ceux qui m’ont suivi jusqu’ici. Le beau Louis-Philippe est revenu rôder dans ma vie puis dans mes nuits. Encore une fois, j’ai choisi de ne pas trop réfléchir et je me suis laissé porter par la vague. La vie est trop courte pour tergiverser. C’est parfois bien utile un blogue pour retrouver le fil de l’histoire. Voici un collage des mots nés de notre rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Lui : Tu me bouleverses.&lt;br /&gt;
Moi : Je te quoi ?&lt;br /&gt;
Lui : Je choisis mal mes mots.&lt;br /&gt;
Moi : Ben non, oui, j’espère, enfin… tu choisis mal tes mots ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
(&lt;a href=&quot;http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2007/04/15/pour-debbie.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pour Debbie, 15 avril 2007&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— « &lt;em&gt;Ben voilà ! &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;
Jonas | 18 avril 2007 &lt;br /&gt;
— « &lt;em&gt;Toujours émouvantes l'amour que tu nous dis… Il a rappelé ?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://nousdeux0501.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jeanne&lt;/a&gt; | 16 avril 2007 &lt;br /&gt;
— « &lt;em&gt;Et ça arrive en même temps que l'été, les mecs en camisoles, musclés, bronzés.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;
Nitram | 22 avril 2007&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
...En quelques nuits, un trop-plein de chaleur, de tendresse et de plaisir m’a ébranlé de l’intérieur. Les plaques tectoniques se remettent en mouvement sur mes vieilles blessures en fusion. Des failles qui remontent à l’enfance. Il m’a déclaré : « Je tiens à toi. » Tous les éclats de verre que j’avais balayés sous le tapis sont emportés et secoués dans tous les sens...&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2007/04/24/tsunami.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tsunami, 24 avril 2007&lt;/a&gt;) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;...J’habite une toute petite île. Où il y a juste assez d’espace pour se dégourdir les jambes. Portées par les vagues, des noix de coco sont venues s’échouer sur la grève comme un souvenir du continent, un message dans une bouteille. Et les quelques cocotiers accrochés à la terre sont devenus mon paysage. Sur la plage, j’ai bâti des citadelles dans le sable avec des tours, des chemins de ronde et des canaux. Tout un monde de coquillages et de gravillons pour garder intacte l’image des villes que j’ai explorées, des pays que j’ai traversés...&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2007/04/24/tsunami.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tsunami, 24 avril 2007&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;...Chaque jour, j’ai harangué le ciel à coup de fumerolles fouettées par la brise. J’ai marqué par des traits sur la pierre chaque journée qui passait, pour ne pas me perdre dans le temps. Un matin, j’ai vu venir la vague. Un tsunami. J’étais fasciné par le mur d’eau bleue qui tremblait sur l’horizon. Je n’ai pas eu peur tout de suite. J’étais inconscient. Par bonheur, ma soif d’eau douce avait éteint ce qui me restait de crainte...&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2007/04/24/tsunami.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tsunami, 24 avril 2007&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, il a rappelé. L’intensité c’est bien joli, mais ce n’est pas toujours facile à vivre. Deux grenades prêtes à exploser qui se croisent dans le ciel d'un champ de bataille. Rien ne serait simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;...Quand j’ouvre les yeux le matin et que je suis seul, quand je devine le soleil à l’extérieur qui fait éclater les bourgeons, je suis habité par un drôle de sentiment... ...J’ai peur de la phrase de Gainsbourg : « L’amour physique est sans issue. » ou de celle de Ferré : « Il n’y a pas d’amour heureux. » Il y a toujours une faille, une face cachée... ...La peur de perdre demeure l’une des plus terrifiantes et personne ne pourra me rassurer. Bienvenue dans le monde réel...&lt;/em&gt;(&lt;a href=&quot;http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2007/04/27/le-c%C3%B4t%C3%A9-obscur.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le côté obscur, 27 avril 2007&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— « &lt;em&gt;Bienvenue en humanité, Pierre-Yves !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://shaggoo.free.fr/shaggoosphere/index.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Shaggoo&lt;/a&gt; | 27 avril 2007 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— «&lt;em&gt; La grande victoire sur la vie, c'est peut-être cela : être lucide et parvenir à ne pas s'en rendre fou d'angoisse…&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://monerrance.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kitty78 &lt;/a&gt;| 29 avril 2007 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis un jour, ce fut trop : trop lourd, trop difficile à porter. Nous sommes partis chacun de notre côté. Rageusement, j’ai jeté sa brosse à dents à la poubelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;...Je pourrais amasser tout l’argent que je peux et m’exiler dans un pays du Tiers-Monde. Un pays où la mer est transparente et où l’on se nourrit de fruits et de musique. Rien ne me retient ici sur cette île trop encrassée d’asphalte et de béton. Plus aucunes racines qui tiennent. Mais à quoi bon ? Je sais bien au fond que fuir ne me servirait à rien. On ne peut pas échapper à soi-même...&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2007/05/26/lettre-%C3%A0-louis-philippe.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lettre à Louis-Philippe, 26 mai 2007&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— « &lt;em&gt;N'échappe-t-on pas un peu à soi-même quand on va vers l'autre ?&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://exilinterieur.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Alcib &lt;/a&gt;| 26 mai 2007 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis patiemment bâti des assises. De son côté, il a traversé des tempêtes. Puis un soir, la vie nous a fait tomber l’un sur l’autre. Et contre toute attente, les étincelles fusaient avec autant d’éclat quand nos regards se sont croisés. Même sentiment d’être transporté, un peu malgré moi. Même sentiment d’être extraordinaire dans son regard. Même douleur qui me tord le cœur quand il parle d’un autre. J’ai bien tenté de résister, il a fait de même. On était contrarié, et même terrorisé par moment. Mais je ne cherche plus le miroir turquoise d’un lagon des mers du sud. Je suis prêt pour les gros temps, les marées excessives, les longs jours gris qui succèdent aux heures de soleil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dimanche dernier, j’ai nagé dans l’eau fraîche de la rivière Ouareau à l’ombre de pins blancs immenses. J’ai joué tour à tour à lutter contre le courant puis à m’y abandonner. Puis j’ai laissé mon corps alourdi se gorger de soleil sur une pointe de sable. Le ciel était étincelant. Quand je tournais les yeux, j’apercevais sa tête sur mon épaule. Il souriait, les yeux fermés. Depuis, je me moque bien du paradis. La réalité s’obstine à ne pas cadrer dans mes histoires. Et au fond, je crois que c’est pour le mieux. Bien sûr, on est encore inquiets, on marche sur des œufs, la vie est toujours si fragile. Enfin, je dois laisser le clavier et sauter dans la douche. Dans quelques heures, il vient me retrouver... </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Infidèle</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/07/infidele.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-07:1589260</id> <updated>2008-07-08T09:07:30-04:00</updated> <published>2008-07-08T09:07:30-04:00</published>   <category term="écriture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="ville" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="horticulture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="commande" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lien" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="blogue" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Informations" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>     
 
Après quelques tentatives, j’ai mis en branle un second blogue,...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> &lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.archive-host.com/dewplayer.swf?son=http://sd-1.archive-host.com/membres/up/709398102/04StephanieLapointe-Linfidele.mp3&amp;autoreplay=0&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.archive-host.com/dewplayer.swf?son=http://sd-1.archive-host.com/membres/up/709398102/04StephanieLapointe-Linfidele.mp3&amp;autoreplay=0&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après quelques tentatives, j’ai mis en branle un second blogue, exclusivement professionnel. Mes premiers essais s’étaient doucement éteints, faute de temps et de motivations. Celui-ci répond à un besoin. Il a déjà suscité de l’intérêt dans le milieu québécois de l’horticulture, ce qui me motivera à continuer. Sans faire aucune publicité, j’ai trouvé quelques discrets lecteurs au Jardin botanique de Montréal et à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, l’établissement où j’ai étudié l’horticulture. Le site va peut-être même y inspirer un nouveau cours sur le verdissement urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un endroit pour engranger des textes que j’aurais envie d’écrire et qu’on ne me commande pas. Mais surtout un espace où rassembler de façon pratique tous les liens que j’utilise quotidiennement pour mon travail. Et finalement, une page plutôt jolie (j’ai fini par apprendre à me débrouiller avec Wordpress !) d’introduction à l’horticulture pour les néophytes, les citadins ou les rêveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://ruelleverte.wordpress.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ruelle verte sur Wordpress.com&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L'infidèle, paroles et musique de Claude Dubois, interprétée par &lt;a href=&quot;http://www.stephanielapointe.mu/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Stéphanie Lapointe&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Fiertés</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/07/03/fiertes.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-07-03:1586893</id> <updated>2008-07-03T14:03:21-04:00</updated> <published>2008-07-03T14:00:00-04:00</published>   <category term="gay et lesbienne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="fiertés" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="défilé" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="manifestation" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="marche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="solidarité" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="vih" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>               Marche08_def    Uploaded by  creaminal    
 La marche des...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> &lt;div&gt;&lt;object width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5zk4s&amp;related=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5zk4s&amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot; allowFullScreen=&quot;true&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5zk4s_marche08def_creation&quot;&gt;Marche08_def&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Uploaded by &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/creaminal&quot;&gt;creaminal&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La marche des fiertés à Paris, vue par &lt;a href=&quot;http://www.creaminal.fr/index.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Creaminal&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
J’ai ressenti en voyant ces images la même émotion qu’à ma première marche de la fierté à Montréal. Quand en descendant la côte, sur Saint-Denis, je me suis retourné et j’ai vu la foule joyeuse qui s’étendait vers le nord, à perte de vue. De chaque côté de la rue, les balcons qui croulaient sous les danseurs. Le bruit des sifflets. Les fenêtres pleines de sourires. Un frisson parcourait la foule : le sentiment que chacun avait sa place ici-bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Montréal, cet évènement est un peu moribond. Le bassin de population est plus petit, ici. L’évènement a été critiqué pour sa récupération commerciale et son volet spectacle qui prend le pas sur l’évènement rassembleur. Dans les dernières années, le défilé a été relégué sur le boulevard René-Lévesque, une artère trop large, qui a un peu l’air d’un no man’s land. Un nouvel organisme a pris en charge son organisation l’an dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La devise de la province a beau être «&lt;em&gt; Je me souviens&lt;/em&gt; », au Québec, on a la mémoire particulièrement courte. Si l’homosexualité est de plus en plus banalisée. On oublie qu’il n’en a pas toujours été ainsi et que cette tolérance, bien relative, est récente. Jusqu’en 1969, l’homosexualité était un crime au Canada. Il y a encore et toujours de l’homophobie dans toutes les sphères de la société et du gay bashing (sport extrême qui consiste à se mettre à plusieurs pour tabasser une tapette jusqu’à ce que mort s’ensuive). Le taux de suicide chez les jeunes hommes québécois est l’un des plus élevés au monde et l’homosexualité est le motif le plus souvent invoqué par ceux qui attentent à leurs jours. Et même si le Québec est tolérant. Il serait bon de se rappeler que l’on fait partie d’un monde beaucoup plus vaste où la réalité n’est pas rose. L’homosexualité est encore passible de la peine de mort dans plusieurs pays. La solidarité, ce n’est pas que pour faire joli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne verrait pas à Montréal des gens brandir des pancartes ou serait inscrit : « &lt;em&gt;Sortons le sida du placard !&lt;/em&gt; » Ici, on n’aime pas la revendication. On tient à avoir l’air accommodant, mais on préfère le consensus mou, quitte à nier une partie de la réalité. Le sida fait peur, encore et toujours. Et bien peu de personnes acceptent de sortir dans la rue pour rappeler son existence par peur d’être associées de près ou de loin à cette maladie. Ça démontre à quel point la stigmatisation est encore importante. Le sida est encore et toujours un tabou, lié à celui de l’homosexualité.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
« ... Le défilé de la fierté Montréal 2008 aura lieu le dimanche 17 août 2008 dès 13 h. Partant à l'angle de l'avenue de Lorimier et du boulevard René-Lévesque Est, le défilé parcourra le Village gai de Montréal vers l’ouest et s’arrêtera à la rue Saint-Hubert... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://fiertemontrealpride.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Célébrations de la fierté, Montréal 2008&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.gai-ecoute.qc.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gai écoute&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Grand Montréal : 514.866.0103&lt;br /&gt;
Ailleurs au Québec : 1.888.505.1010 (sans frais)&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le premier jour</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/06/28/le-premier-jour.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-06-28:1583918</id> <updated>2008-06-28T22:01:54-04:00</updated> <published>2008-06-28T19:50:00-04:00</published>   <category term="journal intime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="vie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="chance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="choix" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="liberté" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="vieillir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="marcher" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Mes pas mitraillent le vieil escalier de bois qui menace de tomber. Puis...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> Mes pas mitraillent le vieil escalier de bois qui menace de tomber. Puis frappe la grisaille du béton. Le trottoir se déroule à perte de vue sous la rangée des tilleuls pendant que les nuages jouent à cache-cache entre les cimes. L’air immobile est lourd d’humidité. Le temps est toujours incertain, mais je marche à grands pas. C’est mon premier jour de liberté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois de plus, les idées se bousculent derrière mon front. Il me faudrait des journées de 82 heures. Si j’essaie de réaliser tout ce qui me passe par la tête, je serai vite épuisé. Je dois apprendre à établir des priorités, choisir. On dit qu’il n’y a pas de liberté sans choix. Pas de choix, sans renoncement. Trop souvent dans ma vie, j’ai préféré fermer mes yeux et m’en remettre au hasard. Le hasard des rencontres, celui des évènements. Je laisse le volant à la vie ou au premier passant venu (&lt;em&gt;en autant qu’il soit cute et puis qu’il fasse mine de s’intéresser à moi&lt;/em&gt;). Je préfère me faire conduire. Celui qui ne conduit pas n’est responsable de rien. Le hasard ne demande pas mieux, il s’insinue et m’amène là où il le veut bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mes pas battent toujours le trottoir. Leur rythme se superpose au chant d’un merle, qui célèbre la pluie et le retour des vers, ainsi qu’au bourdonnement sourd de la ville. J’approche de l’intersection de la rue Sherbrooke où le boulevard plonge vers la basse ville. Le soleil allume le clocher du marché Maisonneuve qui apparaît à l’horizon. J’évite les lignes du trottoir. Hier, en dînant sous un arbre, j’ai reçu une fiente d’oiseau sur l’épaule. On dit que c’est un signe de chance. Mais je sais bien que compter sur la pensée magique ne mène à rien. Ce jour-ci, comme tous les autres, n’aura que 24 heures. Trouver un autre emploi, me lancer dans d’autres projets. Mieux vaut ouvrir les yeux, maintenant, renoncer à tout prendre pour choisir, choisir où je vais… </content> </entry>  <entry> <author> <name>À propos</name> <uri>http://amoursvertiges.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Dommages collatéraux</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2008/06/25/dommages-collateraux.html" />  <id>tag:amoursvertiges.blogspirit.com,2008-06-24:1581292</id> <updated>2008-06-24T10:22:26-04:00</updated> <published>2008-06-24T12:00:00-04:00</published>   <category term="journal intime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="famille" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="parent" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="écriture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="génération" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="blessures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> «  Je rentre seule à Montréal, définitivement.  » m’a-t-elle écrit dans un...</summary> <content type="html" xml:base="http://amoursvertiges.blogspirit.com/"> « &lt;em&gt;Je rentre seule à Montréal, définitivement.&lt;/em&gt; » m’a-t-elle écrit dans un courriel. Ça devrait être triste. Une longue relation de couple qui s’achève, avec tout ce que ça implique. Peut-être un dernier rêve qui s’éteint. Je devrais ressentir du regret, une sorte de compassion. J’en suis incapable. Ça me laisse de glace. Complètement. Je devrais probablement être content de la retrouver. En réalité, je m’en passerais bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma mère a quitté la cellule familiale alors que j’avais 13 ans et que ma sœur en avait dix. Nous nous sommes retrouvés seuls avec mon père qui était incapable de faire face à la situation et de prendre soin de deux préadolescents. Avant son départ, ma mère régentait toutes les activités de la maison. C’était une &lt;em&gt;control freak&lt;/em&gt;. Le contraste a été brutal lorsqu’elle est disparue, du jour au lendemain. Elle en parlait comme d’une libération. Elle avait sacrifié sa vie et ses ambitions pour être femme au foyer et pour « élever » des enfants. Il fallait qu’elle se reprenne. C’était à son tour de vivre sa vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun de notre côté, nous avons mis des années à nous en remettre. Ma sœur a cessé d’aller à l’école. Pendant des mois, elle n’est pas sortie de son lit. Moi qui étais déjà sauvage, je suis devenu encore plus taciturne. Je me souviens d’un travailleur social qui venait de temps à autre à la maison. Certains jours, je me sauvais de l’école et j’allais me réfugier dans les livres à la bibliothèque municipale. J’étais très fier d’avoir envoyé promener le directeur du collège alors qu’il m’engueulait parce que je manquais des cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre soir, je revenais du cinéma avec un ami. On venait de voir le dernier film de Léa Pool, &lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/cinema/2008/05/02/002-maman-coiffeur-critique.asp&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Maman est chez le coiffeur&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, qui raconte une histoire de famille qui pourrait ressembler à la mienne.&lt;br /&gt;
« &lt;em&gt;Tu devais écrire là-dessus&lt;/em&gt;, me disait-il. &lt;em&gt;Ça ferait un roman extraordinaire ! Tu te rends compte ? C’est plus grand que nature. Traverser les frontières et tout ça…&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;
J’ai haussé les épaules : « &lt;em&gt;Je n’aurais pas assez de recul.&lt;/em&gt; » Intérieurement, je me disais que ça serait vraiment laid comme histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après son départ, ma mère a vécu plusieurs années en Afrique de l’Ouest puis au Viet Nam. Aux changements de saison, je recevais des cartes postales ou des lettres sur du papier ultra mince où elle entassait les banalités, la météo, les descriptions pittoresques. Depuis presque une dizaine d’années, elle vivait avec une autre femme aux États-Unis, Au New Jersey, près de New York puis à Chicago en Illinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous la voyons généralement une ou deux fois par année. Elle sent alors le besoin de rattraper le temps perdu, alors elle parle sans arrêt. Je dis souvent pour la décrire que ma mère doit avoir des branchies parce qu’elle ne s’arrête jamais de parler pour respirer. C’est un feu roulant de paroles, de petits rires affectés (elle rit ses propres blagues) et de commentaires sur tout ce qui lui passe devant les yeux. Elle ne peut regarder un film sans donner son opinion sur chaque réplique. Elle est comme un enfant qui a besoin de toute l’attention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi et ma sœur nous réagissons un peu de la même manière. On se tait et on pense à autre chose en attendant que ça passe. Parfois, ça a l’air de la contrarier, mais la plupart du temps, elle ne s’en rend même pas compte, tellement elle est prise par son discours. Son flot de paroles est émaillé, ça et là, de commentaires sur le fait que je n’ai toujours ni doctorat, ni prix Nobel et de suggestions sur tout ce que je pourrais faire pour un jour arriver à être enfin quelqu’un. L’an dernier est même allé jusqu’à conseiller à ma sœur de ne jamais avoir d’enfants. « &lt;em&gt;Tu sais, les bébés, c’est bien beau au début, mais ensuite, je te jure, c’est pas toujours drôle.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma mère a des branchies, mais elle n’a pas d’oreilles. Elle n’écoute jamais et de toute façon, n’a aucun intérêt pour ce qui ne sort pas de sa bouche. J’exagère à peine. Pour faire de la psychanalyse de pacotilles, je pourrai dire que ça explique ma réaction épidermique à tout ce qui évoque le rejet, la distance, l’hypocrisie et les faux-semblants. (Et ma propension à me taire même lorsque je ferais mieux de parler.) Peut-être que ces envies de fuite sont inscrites dans mes gênes. Probablement que tout ça lui vient de sa propre histoire familiale. Pourtant, mes grands-parents avaient l’air sympathiques. Il paraît que les adultes qui n’ont pas pu vivre leurs crises d’adolescence ont beaucoup de mal à voir venir celle de leurs progénitures. Ils choisissent alors de vivre leur adolescence sur le tard, quitte à tout balancer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces jours-ci, je suis en train de lire un roman extraordinaire, &lt;a href=&quot;http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?article=43941&amp;section=10&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Lignes de faille&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, qui traite de façon très juste de ces blessures qui passent d’une génération à une autre. Des plaies contre lesquelles on se construit et qui font que l’on devient qui l’on est.  Nancy Huston y suit quatre personnages de quatre générations d’une même famille. Des histoires qui s’emboîtent et se répondent dans un lent crescendo de sens et d’émotion. Une œuvre magistrale sur la filiation et la transmission. (À lire absolument !) À moins d’un changement majeur, ni moi ni ma sœur n’aurons d’enfants. La faille et le flot de névroses vont se buter à un cul de sac. C’est peut-être mieux comme ça. Fin de l’histoire familiale. On évitera ainsi les dommages collatéraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
Nancy Huston, &lt;u&gt;Lignes de faille&lt;/u&gt;, Actes sud/Léméac, 2006&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt; </content> </entry>  </feed>