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<title>Amours, vertiges et chlorophylle...</title>
<description>Carnets naïfs d'un homme face à la vie, au VIH et à l'amour</description>
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<lastBuildDate>Thu, 28 May 2009 12:09:58 -0400</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>Lifesaver</title>
<link>http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/05/28/lifesaver.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (À propos)</author>
<pubDate>Thu, 28 May 2009 11:47:00 -0400</pubDate>
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&lt;p&gt;Parfois, il suffit d'un rien pour faire une différence. Le rouge pimpant d'un maillot de bain sur des cuisses bronzées, pour que l'on retrouve l'envie de sourire. L'air placide d'un sauveteur, installé sur sa chaise de bois, pour que toute la plage sente que la mer est calme et qu'il n'y a pas de danger. Aujourd'hui, il n'y aura pas d'orage, pas de requins, ni même de raz-de-marée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai gardé ça pour moi, mais ça faisait longtemps que je rêvais d'avoir cette job&amp;nbsp;: Intervenant de proximité (&lt;i&gt;outreach worker&lt;/i&gt;, en anglais). Je n'en ai même pas parlé à l'entrevue d'embauche. Il y a quelques années, je regardais de loin celui qui faisait ça et je l'enviais. Mais j'étais certain que je n'avais pas ce qu'il fallait. Je suis à peu près convaincu que j'ai maintenant tout ce qu'il faut, rationnellement, mais par en dessous, c'est moins solide. Cette vieille peur de ne pas être à la hauteur...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pourtant, c'est fou comme c'est facile de faire parler les gens. De nos jours, les oreilles disponibles se font rares. Mon travail consiste à être là, attentif, sur les lieux de dragues des hommes gais et bisexuels. J'ai bien sûr du matériel à distribuer&amp;nbsp;: condoms, lubrifiant, informations sur les drogues, la sexualité, le coming-out. Mais le matériel, c'est un prétexte. Un prétexte pour parler. Le contexte est inhabituel. J'avoue que par moment, il m'arrive de perdre mon focus. Mais je remarque que tous ces lieux de drague axés sur la sexualité sont beaucoup utilisés par les hommes comme lieux de socialisation et que ce que plusieurs y recherchent, en vérité, c'est un peu de chaleur humaine et un sentiment de communauté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'autre soir, je devais accompagner un infirmier qui offrait des tests de dépistage dans un sauna. Pendant qu'il attendait son tour, Francis m'a parlé de son nouveau chum pour qui il accepte d'affronter sa peur des aiguilles. Cette fois, c'est du sérieux, il en est convaincu. Il n'a jamais ressenti une telle complicité avec quelqu'un. Et il n'aurait jamais pensé fréquenter quelqu'un de dix ans son aîné. La semaine d'avant, l'autre a passé tous ses tests et lui a mis les résultats négatifs sous le nez. C'est à son tour aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La soirée s'étire et pendant les temps morts, je fréquente en pensée des plages ensoleillées. Je serai dans moins de deux semaines sur celles de Barcelone. J'ai soif de la mer et de ses sirènes, de la lumière aveuglante. J'imagine un jack sur sa chaise de sauveteur, pour rappeler aux baigneurs à chaque instant de ne pas faire une connerie. Rien que de savoir sa présence ou de croiser son regard de temps à autre, suffit à nous rappeler qu'il y aura toujours du soleil entre les jours de pluie et qu'il y a certainement quelque part quelqu'un que l'on aime et que pour ça, on tient encore pas mal à la vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En voyant le dépliant sur les drogues, Francis s'est mis à parler de sa consommation. Il m'a raconté qu'il fallait que ça arrête, que ça n'avait plus de sens. Les arguments qui sortent de la bouche d'une personne sont toujours ceux qui ont le plus de poids dans son désir de changer. Alors, je lui ai demandé pourquoi vouloir arrêter de consommer. Selon ce qu'il me racontait, ce n'était pas si problématique. Il prenait de la drogue depuis trop longtemps, selon lui. Il m'a dit qu'il se considérait comme un drogué, même si ça n'avait pas d'impacts importants sur sa vie. Et il détestait ça. Il ne se voyait pas à 50 ans, fumer son petit joint tous les jours. Je lui ai demandé comment il se voyait à 50 ans. Il a baissé les yeux, a soupiré puis il a souri.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai eu souvent ce type d'échanges à travers le Web, sur des sites de chat, sur Facebook. J'ai d'ailleurs commencé à intervenir sur le forum de Zorro et Cie. Les discussions y sont parfois vraiment intéressantes. À l'occasion, j'ai parlé sur ce blogue de sujets très intimes. Mais c'est facile d'être naturel, d'avoir l'air spontané, quand on travaille son texte pendant quelques jours. Là, je dois faire la même chose, &lt;i&gt;live&lt;/i&gt;, en composant avec ma lourde carapace et mes maladresses. Je me bute souvent à mes limites. Je pense qu'avec le temps, je devrais gagner de l'aisance et devenir plus habile aux échanges dans la vraie vie...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Même sur une plage bondée, tout le monde est seul sur sa serviette, à la merci du vent et du soleil brûlant. La chaleur et le grand air nous font un peu tourner la tête. Et face à l'infini de la mer, on se sent définitivement tout petit. Heureusement, il y a les autres pour nous crémer le dos. Et puis, le bruit des rires et les cris des enfants qui jouent pour que l'on ferme les yeux et que l'on s'abandonne au sable chaud.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #076068;&quot;&gt;&lt;i&gt;Note&amp;nbsp;: tous les noms cités sont fictifs. Et les situations racontées, volontairement embrouillées et mêlées de fiction, de manière à en préserver la confidentialité.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>25 mai</title>
<link>http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/05/26/25-mai.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (À propos)</author>
<pubDate>Mon, 25 May 2009 21:17:00 -0400</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;J'amorce ma troisième semaine de travail à Zorro &amp;amp; Cie. Je suis seul dans le grand bureau des intervenants. Seul, parce que le seul autre intervenant en poste est en congé de maladie, pour une durée indéterminée. Il est passé en coup de vent un après-midi pour me dire bonjour. Les autres membres de l'équipe ne sont toujours pas embauchés. Certains indices me laissent deviner des conflits larvés, quelques frustrations que je ne peux pas nommer précisément, une démotivation commune à bien des organismes sans but lucratif. Je lis, je lis, ça me sort un peu par les oreilles. Des rapports de recherche sur la prévention, du matériel d'information sur les &lt;i&gt;ITSS&lt;/i&gt; et les facteurs de risques, des textes sur les approches d'intervention. J'ai parfois l'impression qu'on ne sait trop quoi faire de moi et que l'on cherche à m'occuper en attendant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En principe, je devrais observer des intervenants en action, il faudrait que je m'observe moi-même. J'ai hâte de mettre en pratique ce que je lis. J'ai hâte de plonger, de confronter le réel et de voir comment je vais me débrouiller. L'impatience me tiraille en ce moment. J'ai l'impression que je pourrai faire une différence, c'est ce qui me pousse à m'accrocher. Je sais que ce désir et ces ambitions risquent de se choquer avec éclat contre la réalité, j'attends cette confrontation avec confiance et l'envie de me colletailler.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'ici là, je profite du grand bureau et de son silence. Depuis que j'ai les clés et un code pour le système d'alarme, j'occupe l'espace et je prends mes aises comme un roi. Le mur nord est percé de six fenêtres qui doivent bien avoir 10 pieds de haut, des vieilles fenêtres à guillotine en bois qui donnent sur le faîte des arbres d'un parc. À travers des grilles rouillées, le vent charrie les rumeurs de la ville, les parfums des nouvelles pousses et des lilas en fleurs. Seul dans mon bureau, J'ai déjà un peu la tête en voyage. Des images de Méditerranée me chatouillent le fond de l'oeil. Un soleil salace m'agace en frôlant Montréal comme s'il savait pertinemment qu'on allait se retrouver en corps à corps, avec pas mal moins de vêtements sur le dos, dans la lumière des rues de Barcelone. Chaque matin, je fais le décompte des jours qui restent avant le départ, 13, 12, bientôt 11. Je me promène dans Paris avec &lt;i&gt;Google View&lt;/i&gt;, je regarde des passants figés qui ne peuvent pas me voir. Juste devant ma porte, il y a une station de Vélib et sur le coin de la rue, une grande fruiterie et une boucherie hallal. J'ai gribouillé sur une carte les cafés, les bars, les parcs que je veux visiter. J'ai trouvé un resto de sushis à cinq coins de rue et un marché public, tout près. Les courriels, les signes se multiplient et me font réaliser que des personnes cachées derrière des blogues existerait peut-être vraiment.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne sais pas si c'est ce printemps doré, ces jours qui allongent, ou ces heures de lecture forcée qui m'ont apaisé. Le bon côté de ce mauvais rhume est que j'ai baissé les bras contre le vent. Je me suis posé pour me reposer. J'ai le corps en jachère. Tout ce que j'ai semé au cours des derniers mois, des dernières années, commence à germer sans bruit. Je devine des centaines de menus plaisirs qui pointent, une odeur de sève qui monte. D'amoncellement de nuages de pluie en immensité bleu, le ciel m'appelle, un peu plus chaque jour.&lt;/p&gt; 
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<title>Pause</title>
<link>http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/05/17/pause.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (À propos)</author>
<pubDate>Sun, 17 May 2009 14:00:00 -0400</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Pause. Je suis malade. Rhume, fièvre, courbatures. Je déteste être malade. La nuit, ça me terrorise. J’ai cumulé trop de stress. J’ai besoin d’une pause. Tout donner, c’est tout ce que je sais faire, dans toutes les sphères de ma vie. Je ne sais pas prendre soin de moi. Il faut que j’apprenne à le faire, tout seul comme un grand. Alors, les billets ici font relâche, jusqu’à ce que je prenne du mieux.&lt;/p&gt; 
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<title>Fuck You</title>
<link>http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/05/15/fuck-you.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (À propos)</author>
<category>Carnets de révolte</category>
<pubDate>Fri, 15 May 2009 20:31:00 -0400</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;L’homosexualité n’a pas de frontières. Au risque de décevoir certains hommes politiques, il y a des gais partout. En Chine, en Russie ou en Iran, le pourcentage est à peu près le même, peu importe la région du monde. Tout simplement parce que l’homosexualité n’est pas un choix. Le seul choix qui s’offre à celui ou celle qui découvre son homosexualité est de l’assumer ou pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Malheureusement, l’homophobie est, elle aussi, très répandue. Harcèlement, torture, peine de mort sont encore le lot des hommes et des femmes homosexuelles dans plusieurs régions du monde. Le moyen-âge est à deux pas de chez vous. La différence fait peur, et la peur dégénère souvent en violence et en haine. On a tendance à croire que, chez nous, tout va bien. Et pourtant...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au Québec, l’homosexualité est la principale cause de suicide chez les jeunes hommes. Ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre que l’homophobie est aussi la cause la plus fréquente de l’intimidation dans les écoles et qu’elle est à la source de multiples problèmes d’alcoolisme, de toxicomanie et de prises de risques sexuels chez les jeunes homosexuels. Le soir, dans le parc, à cinq rues de chez moi, il y a des gangs qui vont se prouver leur virilité en allant tabasser les hommes qui y traînent. Du « gay bashing » comme disent les Chinois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et c’est pour cela que l’on a encore besoin, en 2009, d’une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.homophobie.org/&quot;&gt;journée internationale contre l’homophobie&lt;/a&gt;. Cette journée se tient chaque année le 17 mai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Récemment, un jeune geek australien a récemment lancé l’idée d’un clip collaboratif sur une chanson de Lily Allen. Il a trouvé des volontaires un peu partout dans le monde. Le résultat, jubilatoire et libérateur, est un doigt d’honneur à tous les homophobes de ce bas monde. Vive la diversité ! Vive l’humour et le formidable ressort de la culture gaie !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/tuDJmVkPYpw&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/tuDJmVkPYpw&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Si la vidéo ne fonctionne pas, &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=tuDJmVkPYpw&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Musique : Lily Allen, Fuck You Very Much&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayclic.com/index.php&quot;&gt;Via Gayclic.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gaiecoute.org/&quot;&gt;&lt;b&gt;Gai écoute&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, parce que parler ça fait du bien&lt;br /&gt; Montréal : (514) 866.0103&lt;br /&gt; Région : 1.888.505.1010&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.suicideactionmontreal.org/&quot;&gt;Suicide Action Montréal&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Montréal : (514) 723.4000&lt;br /&gt; Région : 1.866.277.3553&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Source : Michel Dorais, Ph.D. Professeur - Faculté des sciences sociales - Université Laval, et Simon Louis Lajeunesse, étudiant en sociologie, Université Laval, Québec, Canada, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;MORT OU FIF: Contextes et mobiles de tentatives de suicide chez des adolescents et jeunes hommes homosexuels ou identifiés comme tels. Et perspectives de prévention.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Dark Matters</title>
<link>http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/05/03/dark-matters.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (À propos)</author>
<pubDate>Sun, 03 May 2009 20:08:00 -0400</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;i&gt;« Le doute demande plus de courage que la certitude, et plus d’énergie ; peut-être parce que la certitude est une conclusion rassurante, tandis que le doute est infini ; c’est une démarche passionnée. Nous devons apprendre à vivre avec la pleine mesure de l’incertitude. Il n’y a pas de dernier mot. C’est le silence derrière le bavardage de notre époque. »&lt;br /&gt; – John Patrick Shanley&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La citation provient du programme de &lt;i&gt;Dark Matters&lt;/i&gt;, la dernière œuvre de la chorégraphe Crystal Pite, présentée actuellement à l’Agora de la danse. En feuilletant le dossier de presse, je me disais : je me sens toujours un peu incompétent pour parler de danse contemporaine. Je peux apprécier, mais je n’y connais absolument rien. Heureusement, des mots ont été à la base de cette création. Ça me donnait une prise. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais je n’avais pas trop le goût de voir un spectacle, ce soir-là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(La preuve que les plus grands plaisirs sont ceux que l’on attend le moins !)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Crystal Pite fait danser ses interprètes entre les vers d’un poème de Voltaire, l’adaptation anglaise de &lt;i&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikisource.org/wiki/Po%C3%A8me_sur_le_d%C3%A9sastre_de_Lisbonne&quot;&gt;Poème sur le désastre de Lisbonne&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Elle explore l’espace trouble qui se glisse entre les mots. Dans la première partie, la danse se mêle au théâtre, au mime et à l’art de la marionnette pour créer une entrée en matière fascinante. Dans la deuxième partie, les corps se disloquent, s’attirent ou se repoussent pour tenter d’exprimer ce que les mots ne peuvent révéler. Certains numéros de groupe donnent aux spectateurs l’impression de voir bouger un seul organisme qui lutte pour sa survie. Les danseurs offrent une performance de haut niveau où l’humour côtoie des passages plus acrobatiques et des moments d’émotion. Bref, un spectacle qui m’a cloué à mon siège, explosif et étonnant comme le printemps. Une sortie idéale pour apprivoiser la danse contemporaine ou se réconcilier avec son petit côté inaccessible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://media.voir.ca/pictures/50/50210_1.jpg&quot; alt=&quot;50210_1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span id=&quot;ctl00_ctl00_MainContent_MainColumn_ctl00_LBLAdvancePhotoCredit&quot; class=&quot;TXT_C03_SML&quot;&gt;&lt;b&gt;photo&lt;/b&gt;: Joris-Jan Bos&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://agoradanse.com/spectacle.php?id=80&amp;amp;saison=13&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot;&gt;Dark Matters&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; , Crystal Pite / &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.kiddpivot.org/kp_flash_sm.htm&quot;&gt;Kidd Pivot&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Jusqu'au 9 mai, à l’Agora de la danse&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://kekpartdansmonmonde.wordpress.com/2009/04/30/dark-matters/&quot;&gt;La critique de Myriam (et de Nicole)&lt;/a&gt; à lire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Dernières nuits d'avril</title>
<link>http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/04/28/dernieres-nuits-d-avril.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (À propos)</author>
<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 03:06:00 -0400</pubDate>
<description>
Courriel aux yeux bleus, mardi 2 : 42 AM :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Salut,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai bien aimé notre soirée de samedi. La discussion dans le resto indien et la longue marche sur les quais, c’était agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais donner ma démission demain matin, et ça m’angoisse. Ça m’empêche de dormir, en fait. Je ne sais pas ce qui me fait le plus peur : la réaction du patron, ma propre réaction, si je m’emporte et que je lui balance ses quatre vérités, ou l’idée que je fais peut-être une erreur monumentale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai compris, ces derniers temps, que c’était une des raisons qui me poussent à chercher aveuglément à être en couple. Avoir quelqu’un, dans ma vie (ou dans mon lit), c’est quelque chose qui me rassure et qui calme mes angoisses. Je sais, c’est une très mauvaise raison pour vouloir une relation, mais c’est instinctif, et pas du tout réfléchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment se passent tes cours de yoga ? J’espère que les débuts ne sont pas trop difficiles et que tu y trouves du plaisir. Le plaisir, c’est la clé de la persévérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-moi de tes nouvelles.&lt;br /&gt;Bisous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre-Yves&lt;/em&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/04/27/j-etais-la.html</guid>
<title>J'étais là</title>
<link>http://amoursvertiges.blogspirit.com/archive/2009/04/27/j-etais-la.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (À propos)</author>
<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 19:09:00 -0400</pubDate>
<description>
J'adore Zazie. Cette fille-là est tout simplement géniale...&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;381&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x450wi_zazie-jetais-la_music&amp;related=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x450wi_zazie-jetais-la_music&amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;381&quot; allowFullScreen=&quot;true&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x450wi_zazie-jetais-la_music&quot;&gt;Zazie - J'étais Là &lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens tellement souvent comme ça...
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