30 juillet 2008
Parc Lafontaine
Il paraît que l'été est passé aujourd’hui, furtivement, entre deux averses et trois orages. En début de soirée, lundi, j'ai expérimenté la course sous les trombes d’eau (ou jogging aquatique). La prochaine fois, il faudrait que je pense à porter mes lunettes de natation. Je n’y voyais absolument rien.

Si le beau temps revient avant l’automne, j’aimerais bien retourner paresser sur le gazon d’un parc. En attendant, il y a toujours le cinéma. Au parc Lafontaine, les ours noirs, les gondoles et les voitures d’époque ont été remplacés par les bicyclettes, les skate-boards et les écureuils. Avec de la chance, on peut parfois apercevoir un balbuzard qui guette les poissons de l’étang. Lorsque le soleil brille, les allées y sont toujours aussi bondées, mais la faune humaine y est plus éclectique et peut-être un peu moins coincée.
Merci à Martine pour le lien.
22:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : météo, soleil, pluie, souvenirs, parc, enfance, Lafontaine
25 juillet 2008
Souffle
« …Juste pour te dire
J’suis fatigué de mourir
Le songe valse aussi
Le songe valse ici
Ici dans mes nuits
Entre la pluie et la poésie… »
Je ne sais pas si je dors vraiment. Il me semble que l’avion vient tout juste de décoller. L’orage est une saison qui s’étire. La pluie lave les vitres des hublots. Les moteurs grondent et rechignent à chaque turbulence. Sale temps pour prendre l’avion. Je suis si fatigué que j’arrive quand même à somnoler, bien calé dans mon siège. J’ai levé une paupière. Je ne rêve pas : on descend. Mais qu’est-ce qui se passe ? On vient tout juste de quitter Dorval en direction de Paris. La seconde paupière remonte à reculons rejoindre l’autre. J’observe une hôtesse de l’air qui range son chariot. La voix du commandant se fait entendre. À cause du mauvais temps, le vol vers Paris est annulé, l’avion doit se poser, immédiatement. Nous sommes actuellement au-dessus de Châteauguay. À ma connaissance, il n’y a pas d’aéroport dans cette petite ville de banlieue. Je me retourne en m’enroulant dans les draps. Je déteste lorsque je fais un rêve stupide et que je suis suffisamment éveillé pour m’en apercevoir.
L’avion descend rapidement. La pluie grise est si dense qu’on pourrait se croire en sous-marins. Impossible de dormir dans la descente. Je me retourne et souris à ma voisine. C’est Chloé Sainte-Marie. On se met à parler de la pluie et… de la pluie, du goût de l’eau, de la beauté des tons de gris. Du froid humide qui vous saisit et du plaisir des couvertures de laine. Et c’est passionnant. On rit. Il y a de l’effervescence dans ses yeux verts. Et la conversation se poursuit longuement dans le bar d’un l’hôtel de l’immense aéroport international de Châteauguay. Nous y passons la nuit à boire des martinis, allongés sur des canapés de cuir vert devant un feu de foyer, pendant que le Québec entier est lentement inondé. Je me demande bien ce que je voulais aller faire à Paris.
Les rêves sont toujours foisonnants de significations. Celui-ci est à l’image de ma vie des derniers jours. Elle m’a amené où je n’aurais jamais pensé vouloir aller. Et, d’une certaine façon, je lui en suis reconnaissant. J’ai trouvé un boulot qui ne m’intéressait pas au départ et à mon étonnement, je m’y plais bien. Rien de prestigieux. Il fallait entendre le silence de ma mère lorsque je lui en ai parlé. Adieu espoirs de prix Nobel. Je fréquente un garçon qui n’a rien d’un prince charmant malgré ses yeux doux. Intense comme un tyrannosaure, susceptible comme une grenade et subtil comme un bulldozer. Il se fâche quand il ne peut pas dormir avec moi et il m’appelle son mari. Un quotidien presque banal où je peux écrire et profiter de toutes les pluies d’été, ennuyeux comme une comédie romantique mettant en vedette Meg Ryan. Un moment pour souffler.
Chloé Sainte-Marie, Simple souffle souple
Textes de Patrice Desbiens, musique de Gilles Bélanger, Je marche à toi, Octant Musique, 2002
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23 juillet 2008
Éphémère, épisode 4
"Jusqu’ici, tout va bien…"
C’est ce que tu te répètes. En espérant une fin plus douce que celle du film de Mathieu Kassovitz. Depuis longtemps, tu as appris que le temps est compté. Tu n’oses pas te retourner de peur de manquer quelque chose. Alors, tu fonces, en prenant ton pas le plus assuré. Tu calcules, tu soupèses, ce que tu pourrais ajouter entre les cases de ton emploi du temps. Tu glisses en diagonale sur les nouvelles du jour. Puis tu replies le journal. Tu écoutes distraitement la radio qui babille à ton oreille. Et tu te faufiles entre les épaules pour atteindre la sortie.
Tu ressens parfois une étincelle fugace, presque imperceptible. Et les poils se soulèvent instantanément sur ton bras. C’est une flamme, entrevue, au fond d’un regard. Une promesse, coincée dans le repli d’un sourire. Désormais, tu refuses d’être dupe. Tu t’es fait tellement de cinéma. Tu voudrais retrouver la confiance de l’enfance, mais elle est loin, très loin derrière. Et si tu te retournes dans sa direction, tu risques de rater ce qui pourrait te passer sous les yeux. Alors, tu fronces les sourcils et tu fixes les secondes qui se déroulent devant toi. Et le ciel file, à des kilomètres au-dessus de ta tête.Parfois, tu aimerais bien toi aussi te laisser griser par la vague. Tu réclamerais même ton tour de manège. Baisser les bras, déposer les armes, juste le temps d’une expiration. Mais toujours ce souvenir de bonheur te consume. Plus clair et plus incarné que le bonheur lui-même. Il crée en toi des vides où s’engouffrent les rafales qui te secouent le corps. Est-ce que la vie n’est qu’une histoire que l’on se raconte ? Tu t’es toujours moqué de la nostalgie. Tu lèves les yeux au ciel. Il est 17 heures 30. Il y a encore du jour qui traîne, entre les nuages. Tes semelles claquent sur le trottoir glacé. Jusqu’ici, tout va bien.
Cette note est parue le 1 février 2008 sur le blogue Messed-Up dans la série Les éphémères. C'est Dan qui a trouvé les photos.
Musique : Camille, Vertige
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21 juillet 2008
Le Canada complice de la torture
« Omar Khadr a été capturé en 2002 alors qu’il n’était qu’un enfant par des membres des forces américaines après un échange de coups de feu où un soldat américain est décédé et Omar Khadr a été blessé. Bien que les États-Unis aient ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, Khadr, en tant que mineur à l’époque, n’a jamais eu d’assistance appropriée en vue de sa réadaptation physique et psychologique, ainsi que sa réinsertion sociale, tel que le stipule le protocole. Plutôt les États-Unis l’ont traité comme un adulte et soumis à des mauvais traitements au centre de détention de Guantanamo. »
Amnistie Internationale
« L'UNICEF pense que les enfants accusés d'avoir commis des crimes alors qu'ils étaient des enfants-soldats devraient avant tout être considérés comme victimes d'adultes qui ont bafoué le droit international en recrutant et en utilisant des enfants, et qu'il faut les aider en vue de leur réintégration sociale »
Unicef
« Le traitement infligé à Omar Khadr au cours de sa détention viole les devoirs des États-Unis et du Canada en vertu du droit international, qui prévoit, entre autres, que l'intérêt des mineurs surpasse toute autre considération dans les procédures judiciaires. »
Amnistie Internationale
Et moi, j'ai honte d'être d'ici.
Écrivez au premier ministre Harper pour réclamer le rapatriement d'Omar Khadr
Lettre à Omar Khadr, Jacqueline Remy, 20minutes.fr
Vidéo de l’interrogatoire d’Omar Khadr
00:00 Publié dans Carnets de révolte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : canada, torture, enfant, soldat, mineur, USA, Guantanamo
20 juillet 2008
Orages
Parfois, la vie me fatigue.

21:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, temps, humeurs, été pourri, fatigue
18 juillet 2008
Rock and roll
« Create memories, go camping » disait la brochure qu’une blonde ontarienne nous a tendue en baragouinant un français approximatif. Nous avons repris la 401 qui allait nous mener jusque sur les rives des Grands Lacs. Louis-Philippe tenait absolument à m’emmener camper. On manquait de temps pour gagner les plages de la Nouvelle-Angleterre. On a donc opté pour l’Ontario, sur les recommandations de ma sœur. Nous nous sommes émerveillés devant l’eau cristalline des bras du fleuve qui étreignent les mille huit cents îles de la région de Thousand Islands . Nous avons doré sous le ciel immense qui se déploie au-dessus du lac Ontario. Quatre jours sans anicroche, malgré nos deux caractères volcaniques. L’eau froide ne m’a pas empêché de patauger dans les vagues. Une tente qui prenait l’eau et une journée complète d’averses ne sont pas arrivés à assombrir ces vacances, amplement méritées. Ma tête s’est complètement vidée après une soirée à observer les lucioles clignoter au pied des arbres, les constellations estivales et la braise qui rougeoyait sous le feu de bois.
Une fois de plus, je me retrouvais chômeur. J’avais prévu m’arrêter quelques semaines et profiter de l’été. Au cours des derniers mois, j’avais proposé mes services à différents organismes de prévention du VIH/Sida. Un concours de circonstances a fait que mon curriculum vitae est tombée entre les mains du directeur général de l’un de ces centres, au moment où trois membres du personnel annonçaient leur intention de partir. Deux jours après mon retour d’Ontario, j’avais une entrevue et dès le lendemain, je commençais ma formation. Je me retrouve donc à nouveau intervenant psychosocial, après une parenthèse de presque 10 ans. Je suis responsable de l’accueil et du service de massothérapie. Par moment, je trouve ça pas mal rock ’n' roll. Je me rends compte à quel point je suis privilégié. Je côtoie désormais les pauvres parmi les pauvres. Isolement, toxicomanie, problème de santé mentale, violence, pauvreté : Je croise souvent des hommes pour qui le virus semble dérisoire en comparaison des montagnes de difficultés qui encombrent leurs vies. Et je renoue avec l’impuissance.
Ça m’inquiète un peu. Est-ce que je serai à la hauteur ? Aurai-je le temps et surtout l’énergie d’écrire les textes qu’on m’a commandés tout en travaillant à temps plein ? J’avance un jour à la fois. Pour le moment, aucun de ses contrats de rédaction n’a été signé. Et tant qu’ils ne sont pas signés, les contrats demeurent virtuels. L’ambiance est définitivement plus sympathique qu’à mon dernier boulot et je n’aurai pas le stress de devoir chercher du travail avant longtemps. Le poste est permanent… Le mot permanent me terrorise. Dans ma caboche, la permanence est l’antithèse de la liberté et moi, j’ai toujours aimé la bohème. Mais avec l’argent qui entre, je pourrai bientôt me payer une bonne caméra numérique et peut-être une nouvelle tente pour retourner camper et… engranger les souvenirs.
00:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, gay et lesbienne, camping, voyage, Ontario, fleuve, lac
11 juillet 2008
5 raisons
5 raisons pour aimer dormir avec lui :
1. Parce que j’ai dormi seul, les trois quarts de ma vie. Faire l’étoile : j’ai déjà donné.
2. Parce que lorsque je l’entends respirer à mes côtés, j’essaie de ne pas trop bouger, j’adopte son rythme et je me laisse aller au sommeil.
3. Pour pouvoir me coller contre lui, au milieu de la nuit, si j’ai froid. Ou le pousser, si j’ai chaud. Il est l’une des seules personnes avec qui j’arrive à dormir collé.
4. Pour lui prendre la main quand j’ai fait un cauchemar. Suffit d’un baiser sur le front et les monstres les plus terrifiants deviennent dérisoires et s’enfuient, affolés.
5. Pour le bonheur de le voir roupiller au petit matin, quand je m’éveille le premier. Ne lui dites surtout pas : il est beau même quand il dort.
Et puis, vous vous doutez bien, pour plein d’autres raisons que je garderai pour moi. Il y a des enfants qui pourraient passer par ici.
19:00 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, couple, nuit, sommeil, lit, plaisirs, matin
09 juillet 2008
Nouvelle vague
Je ne voulais pas l’écrire. Je préférais tout garder pour moi. Mais je le dois bien à ceux qui m’ont suivi jusqu’ici. Le beau Louis-Philippe est revenu rôder dans ma vie puis dans mes nuits. Encore une fois, j’ai choisi de ne pas trop réfléchir et je me suis laissé porter par la vague. La vie est trop courte pour tergiverser. C’est parfois bien utile un blogue pour retrouver le fil de l’histoire. Voici un collage des mots nés de notre rencontre.
Lui : Tu me bouleverses.
Moi : Je te quoi ?
Lui : Je choisis mal mes mots.
Moi : Ben non, oui, j’espère, enfin… tu choisis mal tes mots ?
(Pour Debbie, 15 avril 2007)
— « Ben voilà ! »
Jonas | 18 avril 2007
— « Toujours émouvantes l'amour que tu nous dis… Il a rappelé ? »
Jeanne | 16 avril 2007
— « Et ça arrive en même temps que l'été, les mecs en camisoles, musclés, bronzés. »
Nitram | 22 avril 2007
...En quelques nuits, un trop-plein de chaleur, de tendresse et de plaisir m’a ébranlé de l’intérieur. Les plaques tectoniques se remettent en mouvement sur mes vieilles blessures en fusion. Des failles qui remontent à l’enfance. Il m’a déclaré : « Je tiens à toi. » Tous les éclats de verre que j’avais balayés sous le tapis sont emportés et secoués dans tous les sens... (Tsunami, 24 avril 2007)
...J’habite une toute petite île. Où il y a juste assez d’espace pour se dégourdir les jambes. Portées par les vagues, des noix de coco sont venues s’échouer sur la grève comme un souvenir du continent, un message dans une bouteille. Et les quelques cocotiers accrochés à la terre sont devenus mon paysage. Sur la plage, j’ai bâti des citadelles dans le sable avec des tours, des chemins de ronde et des canaux. Tout un monde de coquillages et de gravillons pour garder intacte l’image des villes que j’ai explorées, des pays que j’ai traversés... (Tsunami, 24 avril 2007)
...Chaque jour, j’ai harangué le ciel à coup de fumerolles fouettées par la brise. J’ai marqué par des traits sur la pierre chaque journée qui passait, pour ne pas me perdre dans le temps. Un matin, j’ai vu venir la vague. Un tsunami. J’étais fasciné par le mur d’eau bleue qui tremblait sur l’horizon. Je n’ai pas eu peur tout de suite. J’étais inconscient. Par bonheur, ma soif d’eau douce avait éteint ce qui me restait de crainte... (Tsunami, 24 avril 2007)
Bien sûr, il a rappelé. L’intensité c’est bien joli, mais ce n’est pas toujours facile à vivre. Deux grenades prêtes à exploser qui se croisent dans le ciel d'un champ de bataille. Rien ne serait simple.
...Quand j’ouvre les yeux le matin et que je suis seul, quand je devine le soleil à l’extérieur qui fait éclater les bourgeons, je suis habité par un drôle de sentiment... ...J’ai peur de la phrase de Gainsbourg : « L’amour physique est sans issue. » ou de celle de Ferré : « Il n’y a pas d’amour heureux. » Il y a toujours une faille, une face cachée... ...La peur de perdre demeure l’une des plus terrifiantes et personne ne pourra me rassurer. Bienvenue dans le monde réel...(Le côté obscur, 27 avril 2007)
— « Bienvenue en humanité, Pierre-Yves ! »
Shaggoo | 27 avril 2007
— « La grande victoire sur la vie, c'est peut-être cela : être lucide et parvenir à ne pas s'en rendre fou d'angoisse… »
Kitty78 | 29 avril 2007
Et puis un jour, ce fut trop : trop lourd, trop difficile à porter. Nous sommes partis chacun de notre côté. Rageusement, j’ai jeté sa brosse à dents à la poubelle.
...Je pourrais amasser tout l’argent que je peux et m’exiler dans un pays du Tiers-Monde. Un pays où la mer est transparente et où l’on se nourrit de fruits et de musique. Rien ne me retient ici sur cette île trop encrassée d’asphalte et de béton. Plus aucunes racines qui tiennent. Mais à quoi bon ? Je sais bien au fond que fuir ne me servirait à rien. On ne peut pas échapper à soi-même... (Lettre à Louis-Philippe, 26 mai 2007)
— « N'échappe-t-on pas un peu à soi-même quand on va vers l'autre ? »
Alcib | 26 mai 2007
Je me suis patiemment bâti des assises. De son côté, il a traversé des tempêtes. Puis un soir, la vie nous a fait tomber l’un sur l’autre. Et contre toute attente, les étincelles fusaient avec autant d’éclat quand nos regards se sont croisés. Même sentiment d’être transporté, un peu malgré moi. Même sentiment d’être extraordinaire dans son regard. Même douleur qui me tord le cœur quand il parle d’un autre. J’ai bien tenté de résister, il a fait de même. On était contrarié, et même terrorisé par moment. Mais je ne cherche plus le miroir turquoise d’un lagon des mers du sud. Je suis prêt pour les gros temps, les marées excessives, les longs jours gris qui succèdent aux heures de soleil.
Dimanche dernier, j’ai nagé dans l’eau fraîche de la rivière Ouareau à l’ombre de pins blancs immenses. J’ai joué tour à tour à lutter contre le courant puis à m’y abandonner. Puis j’ai laissé mon corps alourdi se gorger de soleil sur une pointe de sable. Le ciel était étincelant. Quand je tournais les yeux, j’apercevais sa tête sur mon épaule. Il souriait, les yeux fermés. Depuis, je me moque bien du paradis. La réalité s’obstine à ne pas cadrer dans mes histoires. Et au fond, je crois que c’est pour le mieux. Bien sûr, on est encore inquiets, on marche sur des œufs, la vie est toujours si fragile. Enfin, je dois laisser le clavier et sauter dans la douche. Dans quelques heures, il vient me retrouver...
00:00 Publié dans Carnets du coeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, gay et lesbienne, écriture, amours, relations, souvenirs, rencontres
08 juillet 2008
Infidèle
Après quelques tentatives, j’ai mis en branle un second blogue, exclusivement professionnel. Mes premiers essais s’étaient doucement éteints, faute de temps et de motivations. Celui-ci répond à un besoin. Il a déjà suscité de l’intérêt dans le milieu québécois de l’horticulture, ce qui me motivera à continuer. Sans faire aucune publicité, j’ai trouvé quelques discrets lecteurs au Jardin botanique de Montréal et à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, l’établissement où j’ai étudié l’horticulture. Le site va peut-être même y inspirer un nouveau cours sur le verdissement urbain.
C’est un endroit pour engranger des textes que j’aurais envie d’écrire et qu’on ne me commande pas. Mais surtout un espace où rassembler de façon pratique tous les liens que j’utilise quotidiennement pour mon travail. Et finalement, une page plutôt jolie (j’ai fini par apprendre à me débrouiller avec Wordpress !) d’introduction à l’horticulture pour les néophytes, les citadins ou les rêveurs.
Ruelle verte sur Wordpress.com
L'infidèle, paroles et musique de Claude Dubois, interprétée par Stéphanie Lapointe.
09:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écriture, ville, horticulture, commande, lien, blogue, Informations
03 juillet 2008
Fiertés
La marche des fiertés à Paris, vue par Creaminal.
J’ai ressenti en voyant ces images la même émotion qu’à ma première marche de la fierté à Montréal. Quand en descendant la côte, sur Saint-Denis, je me suis retourné et j’ai vu la foule joyeuse qui s’étendait vers le nord, à perte de vue. De chaque côté de la rue, les balcons qui croulaient sous les danseurs. Le bruit des sifflets. Les fenêtres pleines de sourires. Un frisson parcourait la foule : le sentiment que chacun avait sa place ici-bas.
À Montréal, cet évènement est un peu moribond. Le bassin de population est plus petit, ici. L’évènement a été critiqué pour sa récupération commerciale et son volet spectacle qui prend le pas sur l’évènement rassembleur. Dans les dernières années, le défilé a été relégué sur le boulevard René-Lévesque, une artère trop large, qui a un peu l’air d’un no man’s land. Un nouvel organisme a pris en charge son organisation l’an dernier.
La devise de la province a beau être « Je me souviens », au Québec, on a la mémoire particulièrement courte. Si l’homosexualité est de plus en plus banalisée. On oublie qu’il n’en a pas toujours été ainsi et que cette tolérance, bien relative, est récente. Jusqu’en 1969, l’homosexualité était un crime au Canada. Il y a encore et toujours de l’homophobie dans toutes les sphères de la société et du gay bashing (sport extrême qui consiste à se mettre à plusieurs pour tabasser une tapette jusqu’à ce que mort s’ensuive). Le taux de suicide chez les jeunes hommes québécois est l’un des plus élevés au monde et l’homosexualité est le motif le plus souvent invoqué par ceux qui attentent à leurs jours. Et même si le Québec est tolérant. Il serait bon de se rappeler que l’on fait partie d’un monde beaucoup plus vaste où la réalité n’est pas rose. L’homosexualité est encore passible de la peine de mort dans plusieurs pays. La solidarité, ce n’est pas que pour faire joli.
On ne verrait pas à Montréal des gens brandir des pancartes ou serait inscrit : « Sortons le sida du placard ! » Ici, on n’aime pas la revendication. On tient à avoir l’air accommodant, mais on préfère le consensus mou, quitte à nier une partie de la réalité. Le sida fait peur, encore et toujours. Et bien peu de personnes acceptent de sortir dans la rue pour rappeler son existence par peur d’être associées de près ou de loin à cette maladie. Ça démontre à quel point la stigmatisation est encore importante. Le sida est encore et toujours un tabou, lié à celui de l’homosexualité.
« ... Le défilé de la fierté Montréal 2008 aura lieu le dimanche 17 août 2008 dès 13 h. Partant à l'angle de l'avenue de Lorimier et du boulevard René-Lévesque Est, le défilé parcourra le Village gai de Montréal vers l’ouest et s’arrêtera à la rue Saint-Hubert... »
Célébrations de la fierté, Montréal 2008
Gai écoute
Grand Montréal : 514.866.0103
Ailleurs au Québec : 1.888.505.1010 (sans frais)
14:00 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : gay et lesbienne, fiertés, défilé, manifestation, marche, solidarité, vih



