10 janvier 2007

En noir et black

Quand j’ai un peu de temps libre, je maraude sur la Toile. Chaque jour, des masses d’informations y sont publiées au sujet de la recherche, des traitements, des stratégies de prévention du VIH/Sida. Il est parfois difficile de s’y retrouver. Par moments, il faut être solide pour tout recevoir sans être soufflé. Mais avec le temps, on s’endurcit et on s’habitue à relativiser.

J’ai eu le coup de foudre pour cette campagne de publicité. Le noir est indémodable et il n’y a rien de mieux pour faire éclater la lumière. En trois épisodes, Live with it aborde avec doigté les thèmes du déni, de la colère et de la culpabilité. Des sujets sensibles et très chargés. Je fréquente un groupe de soutien comme celui où aboutissent les trois personnages. Il y fait plus clair, et l’ambiance y est souvent beaucoup plus légère. Mais la première fois que j’y ai mis les pieds, c’était un pas énorme à franchir. Mon truc a été de ne pas réfléchir avant d’y aller. J’ai vu quelquefois des individus y arriver sous l’influence de l’alcool ou de la drogue. Au fil du temps, les histoires se dévoilent. Derrière ce virus invisible se cachent souvent des amoncellements de blessures silencieuses. Ce qui est particulièrement bien rendu par ces clips.

Live with it, episode 1



Live with it (la synchro est meilleure sur le site)
Pour plus d’informations au sujet du VIH/Sida, quelques sites assez complets composent la liste Liens positifs dans la colonne de gauche.

Merci à poly pour le lien.

Commentaires

Whoua ... c'est vraiment fort (et le graphisme est très beau).

Écrit par : Indilou | 10 janvier 2007

Je me range au commentaire d'Indilou

Écrit par : Eric | 10 janvier 2007

Plutot bien fait. Même si cela reste l'impact qui est important.
C'est souvent le premier pas qui coûte !

Écrit par : buel | 10 janvier 2007

Vraiment merci pour ce lien, qui te ressemble beaucoup, dans la sobriété, la sensibilité et l'efficacité du message. Je ne trouve même pas les mots pour dire ce que je ressens. Tu sais j'ai plusieurs fois essayé de me mettre à ta place, processus d'identification classique quand on échange avec ses semblables (afin d'essayer de les comprendre). Hé bien j'avoue ne jamais y être parvenue : mon imagination seule suffit à me faire reculer de panique. Je pense que le déni commence là.

Écrit par : Almeria | 10 janvier 2007

je suis un peu comme Alméria
je n'ai pas de mot
et même si mon anglais est nul
j'ai bien compris
je connais,
j'ai vu
j'ai rencontré
je t'embrasse

Écrit par : jeanne | 10 janvier 2007

@ Éric et Indilou : C’est fou ce qu’on peut faire avec une simple animation Flash. Les concepteurs ont fait un travail vraiment remarquable.
@ Buel : Je crois que l’impact de cette campagne sera à la fois minime et essentiel. C’est un premier pas, en fait.
@ Alméria : Merci pour le compliment. C’est toute une comparaison. Voir le déni, c’est déjà le dépasser. Je crois que le pire déni c’est celui de toute la société. Cette histoire-là, finit bien. J’ai entendu tellement d’histoire d’horreur, ici, en France, partout…
@ Jeanne : J’aimerais bien que ces clips soient traduits en français. Ça ne doit pas être si compliqué. En attendant, il y a des tutoriels d’anglais vraiment intéressants sur le site de la BBC : http://www.bbc.co.uk/worldservice/learningenglish/index.shtml
L’accent britannique, ça fait chic. ;-)

Écrit par : Pierre-Yves | 10 janvier 2007

... et il y a une pétition à signer au bas de la liste Liens positifs (j'ai réparé le lien) parce que si la situation n'est pas toujours rose ici, elle est carrément catastrophique dans l'hémisphère sud...
http://www.msf.org/petition_india/france.html

Écrit par : Pierre-Yves | 10 janvier 2007

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