10 septembre 2008

Duel

« La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal ! »
La guerre des tuques, un film d’André Mélançon


Les belligérants se sont détaillés du regard. Ils ont évalué leurs forces et leurs travers. La guerre serait-elle ouverte ? On a passé l’étape de la première rencontre, celle des premiers regards, et la première nuit. Hier soir, on s’est baladé sous les lanternes colorées du Jardin de Chine. Les grelots des grillons remplissaient l’air frisquet. Je l’ai entraîné dans l’ombre des sentiers. Et on a surpris le jardin japonais qui rêvassait sous la lune. Seuls, cachés dans la nuit devant l’étang, on s’est embrassé longuement. On a échangé quelques mots. Il m’a nommé très simplement sa peur. Cette tension que je devine parfois quand on fait l’amour. Il a déjà goûté le traitement prophylactique. Une histoire de condom brisé, un accident, une période de sa vie qu’il a trouvé pénible

C’est hors de ma portée et ça se tiraille en lui dans une guerre larvée. C’est sa peur contre son désir. Je pourrais presque m’absenter le temps qu’ils règlent leur différent. J’aurais pourtant envie de me battre pour nourrir son désir, et faire pencher la balance du côté de la confiance. Comme si son désir était l’étalon de ma valeur. Oui, je sais. Sa peur ne m’appartient pas. Mais c’est contre elle que je pourrais un jour me briser. J’imagine devant moi une muraille imprenable comme celle de Chine, qui s’étend sur des kilomètres en suivant l’horizon.

Ce matin, j’étais en congé pour un rendez-vous médical, analyses sanguines de routine, comme à tous les trois mois. En sortant de la clinique, je suis allé m’asseoir dans une cour intérieure de l’université, entre les murs d’un pavillon et ceux d’une ancienne église. J’ai observé l’effervescence de la rentrée, dans les couloirs vitrés. Les souvenirs me donnent souvent la force qu’il faut pour me détacher d’un avenir incertain. Je me ramasse en boule sur un banc de pierre. J’essaie de balayer mes pensées inutiles. Rien ne sert de construire et de déconstruire mille fois la réalité. Tout ça n’est que du vent. Seul devrait compter l’instant présent. Je sens encore sur ma peau sa présence. Je me rappelle sa prévenance, son respect, son affection même. Le froid qui émane des vieilles pierres. Le soleil qui me chauffe la nuque. Les clochers étincelants plaqués sur un ciel d’un bleu parfait. Le regard sévère des saints perchés dans leurs niches de pierre. La vierge dorée qui ouvre les bras au passant. Il a tout pour me plaire. Je lui plais. Et c’est tout ce qui compte

09 septembre 2008

12 jours pour changer les choses

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Au Québec, toutes les 6 heures, une personne est infectée par le VIH.


D’ici le départ de la marche de la Fondation Farha, le 21 septembre prochain, 48 nouvelles personnes seront infectées au Québec. Le virus frappe sans distinction d'âge, de sexe, d'origine ethnique ou de statut social. Ce pourrait être un frère, un fils, un ami, une sœur, une fille, une collègue de travail, un voisin.

Il reste 12 jours pour poser un geste de solidarité. Votre don peut être fait par carte de crédit en cliquant sur le lien suivant :
Commanditez-moi !
C'est rapide, facile et parfaitement sécuritaire.

Pendant que vous lisez ces lignes, quelque part sur la planète, une personne est infectée par le VIH toutes les 6 secondes. Au cours des 12 prochains jours, plus de 17 000 personnes deviendront séropositives. Ces statistiques énormes mais anonymes ne touchent pas. C’est le mérite de cette campagne de Canfar de montrer les visages fragiles, vibrants et réels qui se cachent derrière les chiffres :

04 septembre 2008

Les loups

Petit matin humide, je pianote sur le clavier, sans conviction. Le billet précédent fait encore des ronds dans l’eau. Les cercles s’agrandissent doucement et se brisent en touchant les berges. Le glaçon dans le shaker n’est que la pointe de l’iceberg que je tire derrière moi depuis que j’ai mis le pied dans ce monde. C’est lourd un iceberg, mais on s’habitue à tout. Ce virus minable qui me squatte la carcasse est tellement peu de chose dans mon existence. Il ne fait que cristalliser des constellations de blessures et de complexes bien plus menaçantes, Héritage familial, blessures d’enfance, mauvais plis. C’est pourtant celui qui parle le plus fort, il impressionne, il fanfaronne. Le virus est celui qui a pris la tête de mes démons. Mais il est ridiculement insignifiant même s’il est pugnace. Si comme dans mes rêves les plus fous, mon système parvenait à l’éradiquer totalement, je me retrouverais devant une armada de monstres personnels bien plus coriaces.

Je pourrais bien rester sagement encabané seul, à l’abri de la vie. Mais j’ai trop envie de me coltiner aux émotions fortes. C’est devenu ma façon de vivre, chercher le trouble. Parce que derrière le trouble, il y a la vie qui bat. Quand je me cogne le nez, je n’ai qu’une obsession, plonger de nouveau, retourner sur le champ de bataille. Si je mets de côté les questionnements redondants du dernier billet, il n’y a rien de réglé. En fait, je me complais peut-être un peu dans ces questionnements pour ne pas voir toute la nuit qui se cache derrière.

Je vais le revoir. Mister Wright. Le il en question. Paraît qu’il a peur lui aussi. C’est ce qu’il dit, en tout cas. Et puis, les peurs, ça ne se compare pas. Mais il faut bien prendre des risques pour s’apprivoiser. Créer des liens ce n’est pas rien qu’établir une routine, des rituels et fixer des rendez-vous. Il faut aussi s’y présenter. C’est ouvrir sa porte même si le ménage de l’appartement n’est pas à son goût. C’est lire un chapitre même s’il y a des longueurs, juste pour connaître la fin. On dit que l’homme est un loup pour l’homme. Moi, je ne peux m’empêcher d’aimer les loups, les blancs comme les noirs, même s’ils me font terriblement peur.

03 septembre 2008

Cosmo culpabilité



— Par où commencer ?
Par un martini bien sûr. Y’a rien de mieux pour briser la glace, tout en douceur.
— Qu’est-ce que tu dirais d’un cosmopolitan ?
Le liquide rose tendre valsait dangereusement dans mon verre lorsque j’ai atteint le canapé. Encore une petite gêne, un peu de timidité ? Pourquoi pas un deuxième ? Le shaker frissonne encore sur le comptoir, près de l’évier. « Pour un drink de filles, ça fesse en christ. » Il me regardait en souriant.

— Qui ça, il ? Un autre ?
Ben oui. Je sais, ma sœur les appelle les saveurs du mois. J’avale une lampée de rose canneberge givrée et je souris à mon tour. On a rien qu’une vie à vivre et puis je vais pas passer à côté.

— Qu’est-ce que tu lis ?
Question inusitée sur un site de rencontre. Comme la conversation qui a suivi. Habituellement, c’est plutôt « Tu cherch koi ? » ou « description physik ? » Dans la minuscule boîte de dialogue, il avait l’air drôle et intelligent. J’ai pensé que ce n’était pas banal. Une semaine plus tard, on marchait sous les arbres d’Outremont. Pendant toute une journée, on est passé d’un banc de parc à l’autre en discutant. On s’est baigné en silence dans l’ombre des saules et le murmure des fontaines. Comme toujours, je parlais trop. Il était déjà 18 heures et on n’avait pas vu le temps passer. J’ai juste eu le temps de lui demander s’il aimait la chanson française. « Barbara, ça me tue ! » qu’il m’avait répondu en riant. Pas Barbara, quelque chose de plus hop-la-vie. « Je pensais aller à la soirée C’est Extra au Latulipe. Tu viendrais avec moi ? » Juste le temps d’entendre son « peut-être » en lui donnant deux bises sur les joues et j’ai dû courir pour attraper mon bus...

Le shaker dormait sur le comptoir de granit sur lequel je m’étais appuyé. Les « drinks de filles » m’avaient pas mal amoché. Assez pour avoir un genre de sourire stupide accroché dans le visage en permanence. Je me demandais s’il était aussi parti que moi. Pas le temps de trouver une réponse. Il m’a volé un baiser et la nuit s’est mise à tourner, comme nous, sur le comptoir de granit sur lequel nous étions appuyés. Le taxi, la soirée à danser comme des fous, les rires étouffés et les baisers pressés sous le porche et encore le taxi, l'un contre l'autre, sur la banquette. La nuit blanche dans ses draps bleu royal a passé comme un feu de paille. Une flamme blanche sous un ciel sans étoile.

Le lendemain, on marchait sur Amherst. Il allait rejoindre des amis. Je rentrais chez moi, encore étourdi des dernières vingt-quatre heures. Vingt-quatre heures où je n’ai pas réfléchi, pas posé de questions. Moi qui en pose toujours trop. Je n’ai pas pris le métro tout de suite. J’ai marché pour décanter. Et pendant que je marchais, seul entre les terrasses de la Sainte-Catherine, les questions me tombaient dessus comme l’effet des cosmolitans.

— Quelles questions ?
Ben, les mêmes sempiternelles questions qui me creusent le ventre à chaque foutue rencontre. Le dire ? Ne pas le dire ? Le dire quand ? Oui, je sais, on m’a dit que c’était un détail. La soupière ébréchée. Selon d’obscurs chercheurs suisses, je ne serais même pas contaminant. Indétectable depuis des années, fidèle au traitement, etc. Mais pour un juge canadien, je pourrais être un dangereux criminel. Bien sûr, je joue toujours safe. Mais même si les risques étaient infinitésimaux, par mon silence, je ne lui ai pas laissé le choix de les prendre ou non. D’autres diraient : par mon silence, je lui aurais donné la chance de me connaître un peu plus, avant d’être aveuglé par des préjugés et des peurs irrationnelles. Et d’autres encore ajouteraient : par son silence, il ne voulait probablement pas savoir. Par mon silence. Par son silence… Je sais pas. Je sais plus. Je suis fatigué.

J’échafaude des possibles. J’imagine les questions dans ces yeux, après des nuits ou des semaines. J’imagine les lignes que l’incompréhension ou l’angoisse dessinerait sur son front.
— Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ?
J’ai beau répéter des arguments rationnels. Tous mes mots ont des airs de louvoiements minables. Et ça me tord le ventre. Et ça m’empêche de dormir les nuits suivantes, étranglé dans mes draps beige sable. J’ai la gorge sèche. La nuit glauque s’étire sans retenue, jusqu’à me pousser hors du lit.

— Une minute, une semaine, un demi-siècle ? Qui sait si ça va durer ?
Je pense à lui en hochant la tête au milieu d’une conversation insipide. Je me demande où il est pendant que je traverse la ville en métro. Cette douceur sucrée qui me chatouille le coin des lèvres a toujours sa contrepartie au fond de ma poitrine. Quand les questions me broient le cœur, comme des glaçons dans un shaker.

Musique : Arere, Cassandra Wilson

22 août 2008

Ensemble, c'est mieux

22 août 2008. Dans 30 jours aura lieu l'évènement Ensemble, ça marche. La Fondation Farha organise chaque année cette marche pour recueillir des fonds pour la lutte contre le Sida. Pour toutes sortes de raisons : paresse, manque de temps ou crainte de réveiller des émotions endormies, je n'ai pas participé aux marches des dernières années. Mais cette fois-ci, j'y serai, sous le soleil ou sous la pluie.

Merci

Jusqu'à maintenant, j'ai amassé 295.00 $. Merci mille fois à tous ceux et celles qui m'ont commandité. Mon objectif est de 500.00 $. il me reste donc un mois pour l'atteindre...

Si vous n'avez pas encore fait votre part, plusieurs options s'offrent à vous :

1. Vous avez oublié ? Il n'est pas trop tard.
Rendez-vous sur ma page personnelle sur le site de Fondation Farha, sélectionnez Maison Plein Coeur dans la liste déroulante (C'est l'organisme que je parraine.) et laissez votre don par carte de crédit. C'est facile, rapide et sécuritaire. Il n'y a pas de petits montants. Chaque geste compte.

2. Vous n'avez pas d'argent ? Faites circuler l'information.
Envoyer 2 ou 3 courriels ne coûte rien. Invitez vos collègues, familles, amis (ou ennemis) à aller faire un tour sur la page de don, ou même ici. Le Sida est une pandémie mondiale et tout le monde devrait se sentir concerné. Le vilain virus ne fait aucune discrimination et il infecte qui il peut : hommes, femmes, enfants, peu importe l'âge, l'origine ethnique, le statut social ou l'orientation sexuelle.

3. Vous avez des fourmis dans les jambes ? Manifestez-vous.
Au Québec seulement, une personne est infectée à toutes les 6 heures. C'est quatre personnes par jour. Prenez votre courage à bras le corps et venez marcher pour démontrer votre solidarité. La marche débute vers 10h30 au coin des rues Peel et René-Lévesque à Montréal, le 21 septembre prochain. N'hésitez pas à m'écrire, si vous voulez que l'on se rencontre quelque part avant.

4. Vous ne pouvez être à Montréal le 21 septembre ? Ouvrez la bouche.
Si les médicaments arrivent aujourd'hui à contrôler le virus (dans les pays les mieux nantis), ils ne soignent pas la peur du rejet et de la transmission. Ils ne consolent pas la peine et ne protègent pas de la honte. L'antidote à ces peurs et à la honte est pourtant à la portée de chacun : parler. Demandez à vos proches s'ils ont été dépistés récemment. Parlez de votre peur de la maladie. Parlez de sécurisexe. Parlez de ce qui se passe dans les pays du Tiers-monde. Informez-vous. Parlez, criez, écrivez ou chantez, mais brisez le silence, à votre façon.

Encore une fois, merci pour moi, merci pour eux.
L'image a été réalisée sur le site Face your manga

18 août 2008

Diane sous le soleil

Diane a 63 ans. Récemment, elle a été interviewée par une journaliste de la Presse, dans le cadre d’un dossier spécial sur la conférence de Mexico sur le Sida. Elle était heureuse de pouvoir enfin témoigner, de raconter ses longues années de silence. Diane a appris qu’elle était séropositive, en 1986. Elle a vécu dix ans, dans le secret le plus total, sans en parler à personne de son entourage. Dix longues années à se taire. Elle a gardé son secret pour elle jusqu’à sa retraite. La veille de l’entrevue, elle était fébrile. La journaliste lui avait demandé la permission de la photographier. Dynamique, grisonnante et souriante, Diane ne cadre pas avec l’image qu’on se fait généralement des personnes séropositives. Elle a réfléchi toute une nuit. Au matin de l’entrevue, elle m’a annoncé avec beaucoup d’émotion, qu’elle allait le faire. Elle allait témoigner à visage découvert. Il fallait qu’elle le fasse pour toutes ces femmes qui vivent dans la honte et le silence. Un appel de son fils a modifié ses plans. Il habite dans une petite ville de la Rive-Sud, une petite ville où tout le monde se connaît. Et il est hors de question pour lui que des gens apprennent que sa mère est séropositive. Elle était déçue, mais elle a choisi de respecter sa demande. Il n’y aurait pas de photos.

Hier, c’était le défilé de la fierté gaie et lesbienne dans les rues de Montréal. Diane est hétérosexuelle, mais elle s’est fabriqué un masque tout en plume et en dentelle. Elle a enfilé un costume loufoque de ballerine dans lequel même son fils n’aurait pu la reconnaître. Elle s’est jointe au groupe de Maison Plein Cœur, un organisme communautaire qui offre service et soutien aux personnes séropositives. Sans un sou de budget, une dizaine d’hommes et de femmes ont bricolé un char allégorique impressionnant. Ils ont peint à la gouache un vieux pick-up sur lequel ils ont monté un chapiteau. Au centre du chapiteau se balançait un virus souriant, encagé dans une prison sphérique, fabriquée avec les bouteilles de leurs propres médicaments. Diane a dansé avec fougue pendant les deux ou trois heures du défilé. Parmi les milliers de personnes qui l’ont aperçu, bien peu ont dû deviner l’importance de ce geste pour elle. Mais il fallait voir la fierté dans ses yeux après le défilé, lorsqu’on est allé prendre une bière pour célébrer l’évènement. Elle était fatiguée et complètement trempée sous son costume, mais c’était sans importance. Ce jour-là, le soleil ne brillait pas pour rien. Diane était heureuse.

virus

L’article d’Ariane Lacoursière sur Cyberpresse


Je cherche toujours des commanditaires pour financer Maison Plein Cœur, pour que cet organisme puisse continuer à offrir des services et du soutien, pour Diane et des centaines d’autres personnes atteintes. Les dons peuvent être faits par carte de crédit sur la page qui suit : commanditez-moi !

09 août 2008

Santé !

La semaine dernière, je me suis inscrit comme marcheurs pour l’évènement Ensemble, ça marche pour amasser des fonds pour la lutte contre le Sida. En moins de 24 heures, 42 % de mon objectif ont été atteints. (Merci à Éric, Martin et Julie pour les dons, ainsi qu’à Laurent pour le don et le « pushing » sur Twitter.) Mais depuis, plus rien…

Je vous propose aujourd’hui de trinquer virtuellement et de donner le prix d'un drink. Si tous ceux qui traînent par ici font un don équivalant au prix d'une consommation dans un bar (entre 3 et 5 dollars canadiens, 2 ou 3 euros), je ferai rapidement exploser mon thermomètre. Un tout petit geste de solidarité pour chacun, un bond énorme pour une cause vraiment importante.

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Alors, à vous de jouer.
Sélectionner Maison Plein Cœur dans la liste déroulante et…
Chin-chin !


Edit : Désormais 46 % : Merci Guy
Edit : Lundi matin, 50 % : Merci Jérôme
Edit : Mardi matin, 59% : Merci à Louis et à une charmante inconnue

08 août 2008

Space Odyssey

« Même en voyage d’affaires, le préservatif s’impose. » C’est l’un des slogans de la première vague d’affichage de la campagne 2008 de l’Office fédéral de la Santé Publique en Suisse.



Aperçue dans la nouvelle version de Remaides. Cette revue trimestrielle de Aides (France), sera désormais réalisée en partenariat avec trois association : la COCQ-Sida au Québec, le Groupe Sida Genève en Suisse et le RAAC-Sida en France. Le nouveau Remaides comble un vide important au Québec depuis la disparition du Point de VIH qui était publié par le défunt CPAVIH (Comité des personnes atteintes du VIH).

04 août 2008

Appel à tous

Le 21 septembre prochain, je participerai à l'évènement Ensemble, ça marche de la Fondation Farha pour amasser des fonds pour les organismes de lutte contre le VIH/SIDA. Je suis donc à la recherche de généreux commanditaires. Si vous le désirez, vous pouvez faire un don en ligne immédiatement à l'aide d'une carte de crédit, de façon tout à fait sécuritaire en cliquant sur le lien suivant :

Commanditez-moi

Personnellement, j'ai choisi de parrainer un organisme en particulier : la Maison Plein Cœur. En sélectionnant cet organisme dans la liste déroulante du formulaire de don, vous êtes assuré que la totalité de votre don sera versée à la Maison Plein Cœur. Un reçu fiscal vous sera envoyé par courriel. (Le don peut être anonyme ou annoncé sur le site de Farha, à votre choix.)

Chaque geste compte.
Parce que le combat contre le SIDA n'est pas terminé.

Au Québec :

  • 20 000 personnes vivent actuellement avec le VIH, un tiers de ces personnes l'ignorent ;

  • 30 % des personnes séropositives sont hétérosexuelles ;

  • Le Québec compte 50 % des cas de sida chez les femmes et les enfants au Canada ;

  • Au Québec seulement, 1 500 personnes deviendront séropositives cette année, 4 personnes par jour, 1 personne à toutes les 6 heures.


Edit : Et si vous êtes à Montréal ou dans les environs, le 21 septembre, je vous invite à vous joindre à la marche. Ce serait l'occasion de se rencontrer en chair et en os. L'évènement débute à 9h00 pour la remise des dons et la marche commencera au coin du boulevard René Lévesque et de la rue Peel vers 10h30. N'hésitez pas à me contacter pour avoir plus de détails.

Edit : Merci à mes premiers donateurs-blogueurs : Laurent , Éric

Edit : Et à Martin. Et à Julie.

02 août 2008

Ruban rouge ou étoile jaune

«...le "ghetto" homosexuel a des taux d’infection de maladies sexuellement transmissibles qui se comparent au taux d’infection au VIH des pays endémiques. Pour quelles raisons ? Sans avoir la tête à Papineau ou celle de Freud, on peut quand même supposer que le contexte de rejet systématique des personnes séropositives dans notre société encourage le déni et décourage les personnes à risque à se faire dépister. Sans approuver les comportements à risque, on peut certes les comprendre dans un tel contexte. De plus, certaines personnes séronégatives semblent prendre pour acquis que le VIH ne les concerne pas personnellement, alors qu’il s’agit d’un virus et comme tout virus qui se respecte il cherche à infecter le plus de gens possible quelle que soit la gueule qu’ils aient. Vouloir rejeter toutes les responsabilités sur les personnes atteintes du VIH peut vous procurer un temps le sentiment d’être à l’abri, mais un virus n’est pas sensible aux sentiments ou aux arguments qu’ils soient vrais ou faux, il est sensible aux comportements...»


La suite : Ruban rouge ou étoile jaune, Albert Martin, Fréquence VIH

J'ai été tagué, mais j'aime bien faire les choses à ma manière. Voici donc mon premier lauréat. Ce n'est pas à proprement parlé un blogue, quoique... Avec Fréquence VIH, Albert Martin accomplit un travail remarquable et essentiel. Dans les prochaines semaines, je présenterai les six autres lauréats. (À suivre...)

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