22 mars 2009

Images et molécules : Edit 1

  • Presque une semaine s’est écoulée. Je n’ai pas fait de réactions allergiques. Il y a encore des risques, mais moi, je suis rassuré.

  • J’ai eu quelques vertiges et des étourdissements. Des flashs apparaissent alors aux limites de mon champ de vision, quand je cligne des yeux. Si je les bouge rapidement, la pièce tourne.

  • Les deux premières nuits, je n’ai pas dormi du tout. Maintenant, je m’endors presque normalement. Je fais des rêves normaux. Je me réveille encore deux à trois fois par nuit, mais je me rendors facilement.

  • Je ne sais pas si les traitements que j’ai pris ont des effets sur la libido ou les hormones. Mais ces derniers jours, je me réveille souvent en érection. Ce qui ne m’était pas arrivé depuis des années.

  • Mon vélo n’est toujours pas réparé. J’ai passé la fin de semaine à dormir. Je suis vraiment très fatigué. Je dormirais tout le temps.

  • J’ai un peu de mal à suivre les horaires exacts. Je suis souvent en retard, malgré ma bonne volonté.

  • J’avais comme l’impression que ma vie allait changer, que j’allais mieux rebondir devant mes difficultés. Que j’aurais plus d’énergie. Ce n’est pas le cas, pour le moment, je suis un peu déçu. Encore une fois, je suis trop pressé.

  • Les éditions Transcontinental, pour qui je fais des piges, ont mis à pied une bonne partie de leur personnel. Je n’ai plus de contrats. Les maquettes de mes derniers textes sont bourrées d’erreurs. Il n’y a peut-être plus de correcteurs-réviseurs. Je pense que le magazine disparaîtra sous peu. (L’orthographe de ce billet est une gracieuseté d’Antidote, un logiciel pour lequel on développe une dépendance.)

  • Le salaire que je gagne dans un organisme communautaire est insuffisant pour que je boucle mon budget. Je vis au-dessus de mes moyens en grugeant dans mes économies. Ça ne pourra pas durer longtemps. L’ambiance est pourrie. Je rêve de partir, mais je ne sais toujours pas où.

  • Je pensais que l’été était arrivé. Mais ce matin, une fine couche de neige recouvrait tout.

22 août 2008

Ensemble, c'est mieux

22 août 2008. Dans 30 jours aura lieu l'évènement Ensemble, ça marche. La Fondation Farha organise chaque année cette marche pour recueillir des fonds pour la lutte contre le Sida. Pour toutes sortes de raisons : paresse, manque de temps ou crainte de réveiller des émotions endormies, je n'ai pas participé aux marches des dernières années. Mais cette fois-ci, j'y serai, sous le soleil ou sous la pluie.

Merci

Jusqu'à maintenant, j'ai amassé 295.00 $. Merci mille fois à tous ceux et celles qui m'ont commandité. Mon objectif est de 500.00 $. il me reste donc un mois pour l'atteindre...

Si vous n'avez pas encore fait votre part, plusieurs options s'offrent à vous :

1. Vous avez oublié ? Il n'est pas trop tard.
Rendez-vous sur ma page personnelle sur le site de Fondation Farha, sélectionnez Maison Plein Coeur dans la liste déroulante (C'est l'organisme que je parraine.) et laissez votre don par carte de crédit. C'est facile, rapide et sécuritaire. Il n'y a pas de petits montants. Chaque geste compte.

2. Vous n'avez pas d'argent ? Faites circuler l'information.
Envoyer 2 ou 3 courriels ne coûte rien. Invitez vos collègues, familles, amis (ou ennemis) à aller faire un tour sur la page de don, ou même ici. Le Sida est une pandémie mondiale et tout le monde devrait se sentir concerné. Le vilain virus ne fait aucune discrimination et il infecte qui il peut : hommes, femmes, enfants, peu importe l'âge, l'origine ethnique, le statut social ou l'orientation sexuelle.

3. Vous avez des fourmis dans les jambes ? Manifestez-vous.
Au Québec seulement, une personne est infectée à toutes les 6 heures. C'est quatre personnes par jour. Prenez votre courage à bras le corps et venez marcher pour démontrer votre solidarité. La marche débute vers 10h30 au coin des rues Peel et René-Lévesque à Montréal, le 21 septembre prochain. N'hésitez pas à m'écrire, si vous voulez que l'on se rencontre quelque part avant.

4. Vous ne pouvez être à Montréal le 21 septembre ? Ouvrez la bouche.
Si les médicaments arrivent aujourd'hui à contrôler le virus (dans les pays les mieux nantis), ils ne soignent pas la peur du rejet et de la transmission. Ils ne consolent pas la peine et ne protègent pas de la honte. L'antidote à ces peurs et à la honte est pourtant à la portée de chacun : parler. Demandez à vos proches s'ils ont été dépistés récemment. Parlez de votre peur de la maladie. Parlez de sécurisexe. Parlez de ce qui se passe dans les pays du Tiers-monde. Informez-vous. Parlez, criez, écrivez ou chantez, mais brisez le silence, à votre façon.

Encore une fois, merci pour moi, merci pour eux.
L'image a été réalisée sur le site Face your manga

23 janvier 2007

Toujours prêt

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Le pilulier est prêt pour la semaine… Plusieurs traitements sont utilisés actuellement pour contrôler le VIH. Le cocktail qui suit forme la base de ma trithérapie :

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Sustiva : C'est le psychotrope du groupe des antirétroviraux. Mieux vaut le prendre avant de dormir.

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Ziagen : J'avale ces cachets par paires. Ce sont les plus faciles à prendre. Mais au tout début, c'était assez stressant. Ce médicament provoque chez 3% de la population une réaction allergique qui peut être mortelle en quelques heures. Je sais maintenant que je fais partie des 97% qui le tolère bien.

med
Videx : Ces comprimés entérosolubles sont une bénédiction. Auparavant, je devais croquer de gros comprimés à saveur de moisi.

Depuis un an, j’ai apprivoisé ce cocktail de médicaments qui me faisaient bien plus peur que le virus. Ils arrivent avec leurs lots de légendes urbaines. Comme ils exigent une fidélité presque absolue, ils m’obligent chaque jour à faire face. Je m’y suis adapté et je trimballe toujours avec moi quelques doses.

S’ajoutent à ce trio de battants : des antibiotiques pour prévenir les infections, des hormones, des somnifères pour contrebalancer l’effet du Sustiva et le stress de tout ça. Ce sont des durs. Je dois les surveiller de près. Ils ne font pas dans la dentelle. Mais j’ai besoin d’eux. Ils me protègent.