05 février 2008

Les peaux de lièvres

La première fois que j’ai entendu une de leur chanson, c’était sur un disque qu’une gentille blogueuse m’avait gravé en cadeau. Je me suis demandé d’où ça sortait. Je dois avouer que ce son anachronique me prenait à rebrousse-poil. Puis il y a eu cette entrevue sur Bande à part. (Nan, je les ai pas vus à Tout le monde en parle. De toute façon, même les génies ont l’air complètement stupide lorsqu’ils sont invités à cette émission.) Depuis quelques jours, je les écoute constamment sur repeat. Et plus j’écoute : plus j’aime. Une tricoteuse, un biologiste, sans flaflas. Ne reste que la vérité, parfois trop dure, souvent toute croche, mais toujours touchante.

Dans cette entrevue, Mathieu, le compositeur du couple, raconte les peaux de lièvres. En hiver, lorsque la température s’élève soudainement au-dessus de zéro, les flocons de neige s’agglutinent pour former un amas qui peut atteindre la grandeur d’une main. C’est ce qu’on appelle une peau de lièvre.

Fichier hébergé par Archive-Host.com



Tricot machine, Les peaux de lièvres
Photo : Daniel Beaumont


Ils sont actuellement en tournée :
15 février 2008 20:00
Arts Station (Duo), St-Hilaire
16 février 2008 20:00
Zaricot, Ste-Hyacinthe (Un bar vraiment cool)
28 février 2008 19:00
Cabaret Théâtre du Vieux Saint-Jean (Band), Saint-Jean-sur-Richelieu
29 février 2008 20:00
Salle du Moulinet/Cégep de Terrebonne (Duo), Terrebonne
3 avril 2008 20:00
Maison de la culture (Duo), La Tuque
4 avril 2008 20:00
Capitole, Québec

16 janvier 2007

Bye Bye

(Cette note est la note joyeuse réglementaire du mois, parce que vous le valez bien !)

En réponse à la note Trash grec de Polymorphe, voici pour vous chers lecteurs, du trash québécois pure laine. Un bijou de la culture française d’Amérique du Nord. Cette chanson est tout à fait de circonstance dans ma vie actuelle. Revoir le clip m’a d’ailleurs bien fait rigoler. Ne manquez surtout pas les cowboys en shorts de cuir ! ;-)



...
Tu fais l'amour comme un dieu
Et tu le fais quand je le veux
Rien dans la tête tout dans les yeux
(ce vers ne s’applique pas du tout)
Un corps de maître, une peau de feu (celui-là, oui !)
C'est difficile de s'en aller
Trouver un autre pour me toucher...
(soupir…)

Bye bye mon cowboy
, Mitsou, Paroles et musique : Jean-Pierre Isaac (1988)
Dans la même veine, il y a une suite plus sentimentale : Lettre à un cowboy.

23 décembre 2006

L’œil du cyclone

Les bureaux sont fermés. L’économie figée en plein vol. Les foules se ruent dans les magasins. Les feux clignotants des ampoules multicolores ont beau décrier le ciel gris, la pluie tiède s’abat sur la ville, comme les réunions familiales lourdes et convenues. El niño se moque du père Noël. Les amis partis dans leurs familles, mes propres parents à qui je n’ai rien promis. Le loisirs et le luxe. J’ai préparé des truffes double cholestérol, un péché véniel, cacao au piment fort, sucre vanillé, rhum, crème et beurre. J’en ai fait trop, bien sûr.

J’ai retrouvé mon québécois pure soie. Je me voyais comme un oiseleur, je prétendais être un chasseur, j’avais tout faux, une fois de plus. Finalement, la proie c’était moi. Je me suis jeté entier dans le piège. Je suis passé au cash, je ne ferai pas de dessin et je ne décrirai pas nos ébats pour faire monter les statistiques, même si elles descendent avec la période des fêtes. Je l’ai touché tout mon soûl. Il m’apprend l’attente et la montée du désir, le reste c’est mon secret. I’ve no regret. I’m not sorry, it’s human nature. J’ai soif, encore…

Aujourd’hui, il allait rejoindre des amis pour un open-house. Devant moi, une journée de vide scintillant, désiré, de paresse lascive, d’immobilité indécente, trop longtemps interdite. Que c’est bon ! Mon bureau est en ordre, pas de travaux en cours. Enligner des mots juste pour le plaisir. J’ai toute la place pour faire éclater mes parfums. Pour me vautrer dans les souvenirs et les chimères. Me forger des idées d’ailleurs. Rêver en liberté. Saurais-je dire qui je suis, sans spectateurs ? Tous les chemins sont devant moi, offerts. Je danse seul sur mon tapis de laine. le silence est mon sanctuaire, mon sourire ; une épiphanie.