04 avril 2009

Les livres et moi

« La tague littéraire : c'est plus intello qu'une tague ordinaire et ça se glisse bien dans une conversation de sous-sol. » Crispi et Jo ont lancé l’épidémie. Le beau Nitram me l’a refilé…

1. Coins cornés ou marque-page ?
Les deux, parfois en même temps. J’ai une collection de signet, mais ce n’est pas une religion.

2. Un livre en cadeau ?
C’est le cadeau idéal. En cas d’erreur, ça se refile bien à quelqu’un d’autres. En plus c’est facile à emballer.

3. Lis-tu dans ton bain ?
Quelques livres gondolés prouvent que j’ai tenté l’expérience. Des livres de pop-psycho américaine qui affirmaient la nécessité de se dorloter, de s’aimer soi-même et de dire « oui » à sa lumière intérieure. Je les ai mis au recyclage, depuis.

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui, mais je ne sais pas si j’y arriverai un jour. Trop perfectionniste.

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

J’aime les plaisirs qui durent. Les œuvres longues permettent d’étoffer les personnages et de développer leurs nuances. J’ai pleuré en terminant la trilogie À la croisée des mondes de Philip Pullman. Je ne voulais pas que ça finisse.

6. As-tu un livre-culte ?
Ado, c’était Bilbo le hobbit de Tolkien, pour la puissance d’évocation des descriptions. Ça été mon premier voyage entre les serres d’un aigle au-dessus des montagnes. Et mon premier repas de lapin cuit sur un feu de bois avec une gang de nains.
Puis, il y a eu La vagabonde de Colette, qui m’a donné envie d’écrire et d’aimer.
Et enfin, Une année à la campagne de Sue Hubbell, qui décrit, en quelque sorte, la vie dont je rêve pour mes vieux jours.

7. Aimes-tu relire ?
Oui, avec un peu de culpabilité : il y a tant de livres à lire. Si le livre est bien écrit, il me charmera encore. C’est un genre de test ultime.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?

C’est comme rencontrer les lecteurs d’un blogue, très intimidants, mais il faut passer par-dessus la gêne.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
C’est difficile. Il n’y a rien comme la rencontre des mots et d’un lecteur. Je vois ça comme de la promo.

10. Comment choisis-tu tes livres ?
Je suis à l’affût des critiques, des commentaires, des entrevues d’auteurs, sur le Web, à la radio, dans les journaux. Ensuite ça se passe sur les rayons, c’est l’objet livre qui m’interpelle : couleur, texture, format, texte de la couverture arrière. Et puis, je suis chauvin, les auteurs québécois ont toujours priorité.

11. Une lecture inavouable ?
Les nouveaux mecs de Ralph Konig, relues plusieurs fois.

12. Des endroits préférés pour lire ?

En hiver : entre une couette et un oreiller. En été : sous un arbre. Au printemps ou à l’automne, dans un train qui glisse sur une plaine. En juin prochain, les orteils dans le sable d’une plage de Barcelone.

13. Un livre idéal pour toi serait ?

Une histoire solide et complexe. Un texte qui m’accroche par tous les sens, qui va dans toutes les directions, du trivial au sublime, qui me surprend, me déroute et m’amène ailleurs. L’impression que l’auteur m’a offert une partie de lui.

14. Lire par-dessus l’épaule ?
Chaque matin, je snobe les camelots qui distribuent les journaux gratuits. (Les journaux gratuits, c’est pas écolo. Et puis des journalistes, ça se paye.) Une fois dans le train, je ne peux m’empêcher de zieuter les potins sur les blondes fadasses d’Hollywood.

15. Télé, jeux vidéo ou livres ?

Le livre termine ma journée, c’est un rituel intime, rassurant, qui me met en lien avec des générations de lecteurs et d’écrivains. Sur une île déserte, perdu en forêt, ou pendant une panne d’électricité, rien ne bat un livre. Le Web a supplanté la télévision et les jeux vidéo ne m’intéressent pas.

16. Lire et manger ?
J’ai des livres tachés qui en font foi : Je suis gaffeur. En mangeant, je me contente de journaux, de magazines ou bien de livres de cuisine qui portent déjà la marque de l’huile d’olive, de la moutarde de Dijon ou du beurre d'arachide.

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Avec les bruits de la ville, de la campagne ou de la mer en fond sonore. S’il y a de la musique, elle doit être assez neutre et dénuée de mots.

18. Lire un livre électronique ?
Il faudrait vraiment que je sois mal pris. J’ai besoin de l’objet de papier, avec sa texture, son volume et son poids, qui lui donne une personnalité. J’ai besoin du contact tactile. J’aime la liberté de sauter un passage, de choisir une page au hasard, d’un seul geste.

19. Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?
Ça dépend des livres et des périodes de ma vie. J’ai abandonné L’assommoir de Zola et Soifs de Marie-Claire Blais. Ils dorment dans ma bibliothèque. Lignes de faille de Nancy Huston m’a donné du fil à retordre. Après trois essais, je suis venu à bout à m’accrocher aux personnages. Et ça en valait vraiment la peine !

20. Qu’arrive-t-il à la page 100 ?

On ne le sait jamais, c’est ce qui fait le plaisir d’un bon livre. Mais si je n’ai pas été harponné à la page 100, le pronostic n’est pas bon.

21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?
Le secret, ça pourrait changer sa vie ! ;-) (J’en ai un exemplaire à donner.)

Je donne la tag à Eva sur son divan, à Patrick, Marc et à Kitty, ainsi qu'à tous ceux qui en ont envie !

25 janvier 2009

Tag

Je suis : dans ma bulle, inventif, trop intense, exigeant, orgueilleux, gourmand, sensuel, travailleur acharné et timide.

On me perçoit à tort comme étant
: snob, même prétentieux et réellement naïf.

J’attire : les cœurs brisés, les déroutés, les hypersensibles et les anciennes baises d’Éric Salvail.

Avant, j’attirais plus : les menteurs et les ambitieux, les chasseurs de trophées. (Forcément, j’étais plus jeune.)

Je craque pour : les gars un peu baveux, les intellos, les cravates et les lunettes (pour pouvoir les enlever), l’accent anglais, la franchise totale et le talent pour la cuisine.

Avant je craquais pour : les grands blonds, les inaccessibles, les mélancoliques romantiques, et tous ceux qui se prennent très au sérieux.

Je devrais plutôt craquer pour : (Ça c’est une bonne question, probablement la plus difficile et celle où j’ai le plus de chance de me tromper. Mais puisqu’il le faut...) des hommes bien dans leur peau, solides, sensuels avec un sens de l’humour hors du commun, des passionnés, capables d’interiorité.

J’évite particulièrement les : les intoxiqués, les menteurs et les ambitieux, les inaccessibles, les pilliers de bar du village gai et les mélancoliques romantiques. (C’est ben beau vieillir, mais il faut bien que l’expérience, ça serve à quelque chose !)

Ma meilleure baise : L’une des dernières. (Moi qui pensais que j’avais dépassé la date d’expiration ! À trente ans, j’ai mené la vie d’un quinquagénaire. Maintenant que j’arrive à quarante ans, je vis comme si j’avais 10 ans de moins.)

Ce questionnaire, je l’ai trouvé chez Tchendoh de 10putes.com, que je viens de découvrir. Je l’ai vu par la suite sur plusieurs autres blogues. Une tag originale que l’on a envie d’attraper.

Tag : n. m. Graffiti codé qui constitue une signature, un signe de reconnaissance. n. f. [Québec] [Familier] jeu du chat perché, le but est de toucher une personne, celle-ci devant à son tour en toucher une autre.

26 octobre 2007

Réfléchir...

C’est à l’initiative de Ilker de The Thinking Blog que c’est mis en place cette chaîne de tags. Tagué par Meerkat, directement d’Outrelande, j’ai tenté de sortir des sentiers battus. Je vous offre à mon tour cinq liens vers des blogues qui font réfléchir. Vous en voulez encore ? Il y en a tout plein dans ma blogosphère.

thinkingblogger.jpg
J’ai tenté de remonter la chaîne, mais je me suis égaré dans un univers de blogues culinaires, tous en espagnol. (Comme quoi la réflexion passe parfois par le plaisir des sens !) Voici tout de même la chaîne des blogs qui me précèdent. Bonne lecture...
Imago Mundi , Brol , Naya blog , Periplanete, La pêche à la baleine, Real Climate, Catherine, Dieu des chats , José, Dilettante, Auréliano, Madame Irza, Papilles et pupilles, Diane, Garance, Salwa, Brisa (en espagnol), Brigitte...