09 septembre 2008

12 jours pour changer les choses

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Au Québec, toutes les 6 heures, une personne est infectée par le VIH.


D’ici le départ de la marche de la Fondation Farha, le 21 septembre prochain, 48 nouvelles personnes seront infectées au Québec. Le virus frappe sans distinction d'âge, de sexe, d'origine ethnique ou de statut social. Ce pourrait être un frère, un fils, un ami, une sœur, une fille, une collègue de travail, un voisin.

Il reste 12 jours pour poser un geste de solidarité. Votre don peut être fait par carte de crédit en cliquant sur le lien suivant :
Commanditez-moi !
C'est rapide, facile et parfaitement sécuritaire.

Pendant que vous lisez ces lignes, quelque part sur la planète, une personne est infectée par le VIH toutes les 6 secondes. Au cours des 12 prochains jours, plus de 17 000 personnes deviendront séropositives. Ces statistiques énormes mais anonymes ne touchent pas. C’est le mérite de cette campagne de Canfar de montrer les visages fragiles, vibrants et réels qui se cachent derrière les chiffres :

22 août 2008

Ensemble, c'est mieux

22 août 2008. Dans 30 jours aura lieu l'évènement Ensemble, ça marche. La Fondation Farha organise chaque année cette marche pour recueillir des fonds pour la lutte contre le Sida. Pour toutes sortes de raisons : paresse, manque de temps ou crainte de réveiller des émotions endormies, je n'ai pas participé aux marches des dernières années. Mais cette fois-ci, j'y serai, sous le soleil ou sous la pluie.

Merci

Jusqu'à maintenant, j'ai amassé 295.00 $. Merci mille fois à tous ceux et celles qui m'ont commandité. Mon objectif est de 500.00 $. il me reste donc un mois pour l'atteindre...

Si vous n'avez pas encore fait votre part, plusieurs options s'offrent à vous :

1. Vous avez oublié ? Il n'est pas trop tard.
Rendez-vous sur ma page personnelle sur le site de Fondation Farha, sélectionnez Maison Plein Coeur dans la liste déroulante (C'est l'organisme que je parraine.) et laissez votre don par carte de crédit. C'est facile, rapide et sécuritaire. Il n'y a pas de petits montants. Chaque geste compte.

2. Vous n'avez pas d'argent ? Faites circuler l'information.
Envoyer 2 ou 3 courriels ne coûte rien. Invitez vos collègues, familles, amis (ou ennemis) à aller faire un tour sur la page de don, ou même ici. Le Sida est une pandémie mondiale et tout le monde devrait se sentir concerné. Le vilain virus ne fait aucune discrimination et il infecte qui il peut : hommes, femmes, enfants, peu importe l'âge, l'origine ethnique, le statut social ou l'orientation sexuelle.

3. Vous avez des fourmis dans les jambes ? Manifestez-vous.
Au Québec seulement, une personne est infectée à toutes les 6 heures. C'est quatre personnes par jour. Prenez votre courage à bras le corps et venez marcher pour démontrer votre solidarité. La marche débute vers 10h30 au coin des rues Peel et René-Lévesque à Montréal, le 21 septembre prochain. N'hésitez pas à m'écrire, si vous voulez que l'on se rencontre quelque part avant.

4. Vous ne pouvez être à Montréal le 21 septembre ? Ouvrez la bouche.
Si les médicaments arrivent aujourd'hui à contrôler le virus (dans les pays les mieux nantis), ils ne soignent pas la peur du rejet et de la transmission. Ils ne consolent pas la peine et ne protègent pas de la honte. L'antidote à ces peurs et à la honte est pourtant à la portée de chacun : parler. Demandez à vos proches s'ils ont été dépistés récemment. Parlez de votre peur de la maladie. Parlez de sécurisexe. Parlez de ce qui se passe dans les pays du Tiers-monde. Informez-vous. Parlez, criez, écrivez ou chantez, mais brisez le silence, à votre façon.

Encore une fois, merci pour moi, merci pour eux.
L'image a été réalisée sur le site Face your manga

18 août 2008

Diane sous le soleil

Diane a 63 ans. Récemment, elle a été interviewée par une journaliste de la Presse, dans le cadre d’un dossier spécial sur la conférence de Mexico sur le Sida. Elle était heureuse de pouvoir enfin témoigner, de raconter ses longues années de silence. Diane a appris qu’elle était séropositive, en 1986. Elle a vécu dix ans, dans le secret le plus total, sans en parler à personne de son entourage. Dix longues années à se taire. Elle a gardé son secret pour elle jusqu’à sa retraite. La veille de l’entrevue, elle était fébrile. La journaliste lui avait demandé la permission de la photographier. Dynamique, grisonnante et souriante, Diane ne cadre pas avec l’image qu’on se fait généralement des personnes séropositives. Elle a réfléchi toute une nuit. Au matin de l’entrevue, elle m’a annoncé avec beaucoup d’émotion, qu’elle allait le faire. Elle allait témoigner à visage découvert. Il fallait qu’elle le fasse pour toutes ces femmes qui vivent dans la honte et le silence. Un appel de son fils a modifié ses plans. Il habite dans une petite ville de la Rive-Sud, une petite ville où tout le monde se connaît. Et il est hors de question pour lui que des gens apprennent que sa mère est séropositive. Elle était déçue, mais elle a choisi de respecter sa demande. Il n’y aurait pas de photos.

Hier, c’était le défilé de la fierté gaie et lesbienne dans les rues de Montréal. Diane est hétérosexuelle, mais elle s’est fabriqué un masque tout en plume et en dentelle. Elle a enfilé un costume loufoque de ballerine dans lequel même son fils n’aurait pu la reconnaître. Elle s’est jointe au groupe de Maison Plein Cœur, un organisme communautaire qui offre service et soutien aux personnes séropositives. Sans un sou de budget, une dizaine d’hommes et de femmes ont bricolé un char allégorique impressionnant. Ils ont peint à la gouache un vieux pick-up sur lequel ils ont monté un chapiteau. Au centre du chapiteau se balançait un virus souriant, encagé dans une prison sphérique, fabriquée avec les bouteilles de leurs propres médicaments. Diane a dansé avec fougue pendant les deux ou trois heures du défilé. Parmi les milliers de personnes qui l’ont aperçu, bien peu ont dû deviner l’importance de ce geste pour elle. Mais il fallait voir la fierté dans ses yeux après le défilé, lorsqu’on est allé prendre une bière pour célébrer l’évènement. Elle était fatiguée et complètement trempée sous son costume, mais c’était sans importance. Ce jour-là, le soleil ne brillait pas pour rien. Diane était heureuse.

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L’article d’Ariane Lacoursière sur Cyberpresse


Je cherche toujours des commanditaires pour financer Maison Plein Cœur, pour que cet organisme puisse continuer à offrir des services et du soutien, pour Diane et des centaines d’autres personnes atteintes. Les dons peuvent être faits par carte de crédit sur la page qui suit : commanditez-moi !

09 août 2008

Santé !

La semaine dernière, je me suis inscrit comme marcheurs pour l’évènement Ensemble, ça marche pour amasser des fonds pour la lutte contre le Sida. En moins de 24 heures, 42 % de mon objectif ont été atteints. (Merci à Éric, Martin et Julie pour les dons, ainsi qu’à Laurent pour le don et le « pushing » sur Twitter.) Mais depuis, plus rien…

Je vous propose aujourd’hui de trinquer virtuellement et de donner le prix d'un drink. Si tous ceux qui traînent par ici font un don équivalant au prix d'une consommation dans un bar (entre 3 et 5 dollars canadiens, 2 ou 3 euros), je ferai rapidement exploser mon thermomètre. Un tout petit geste de solidarité pour chacun, un bond énorme pour une cause vraiment importante.

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Alors, à vous de jouer.
Sélectionner Maison Plein Cœur dans la liste déroulante et…
Chin-chin !


Edit : Désormais 46 % : Merci Guy
Edit : Lundi matin, 50 % : Merci Jérôme
Edit : Mardi matin, 59% : Merci à Louis et à une charmante inconnue

04 août 2008

Appel à tous

Le 21 septembre prochain, je participerai à l'évènement Ensemble, ça marche de la Fondation Farha pour amasser des fonds pour les organismes de lutte contre le VIH/SIDA. Je suis donc à la recherche de généreux commanditaires. Si vous le désirez, vous pouvez faire un don en ligne immédiatement à l'aide d'une carte de crédit, de façon tout à fait sécuritaire en cliquant sur le lien suivant :

Commanditez-moi

Personnellement, j'ai choisi de parrainer un organisme en particulier : la Maison Plein Cœur. En sélectionnant cet organisme dans la liste déroulante du formulaire de don, vous êtes assuré que la totalité de votre don sera versée à la Maison Plein Cœur. Un reçu fiscal vous sera envoyé par courriel. (Le don peut être anonyme ou annoncé sur le site de Farha, à votre choix.)

Chaque geste compte.
Parce que le combat contre le SIDA n'est pas terminé.

Au Québec :

  • 20 000 personnes vivent actuellement avec le VIH, un tiers de ces personnes l'ignorent ;

  • 30 % des personnes séropositives sont hétérosexuelles ;

  • Le Québec compte 50 % des cas de sida chez les femmes et les enfants au Canada ;

  • Au Québec seulement, 1 500 personnes deviendront séropositives cette année, 4 personnes par jour, 1 personne à toutes les 6 heures.


Edit : Et si vous êtes à Montréal ou dans les environs, le 21 septembre, je vous invite à vous joindre à la marche. Ce serait l'occasion de se rencontrer en chair et en os. L'évènement débute à 9h00 pour la remise des dons et la marche commencera au coin du boulevard René Lévesque et de la rue Peel vers 10h30. N'hésitez pas à me contacter pour avoir plus de détails.

Edit : Merci à mes premiers donateurs-blogueurs : Laurent , Éric

Edit : Et à Martin. Et à Julie.

03 juillet 2008

Fiertés


La marche des fiertés à Paris, vue par Creaminal.

J’ai ressenti en voyant ces images la même émotion qu’à ma première marche de la fierté à Montréal. Quand en descendant la côte, sur Saint-Denis, je me suis retourné et j’ai vu la foule joyeuse qui s’étendait vers le nord, à perte de vue. De chaque côté de la rue, les balcons qui croulaient sous les danseurs. Le bruit des sifflets. Les fenêtres pleines de sourires. Un frisson parcourait la foule : le sentiment que chacun avait sa place ici-bas.

À Montréal, cet évènement est un peu moribond. Le bassin de population est plus petit, ici. L’évènement a été critiqué pour sa récupération commerciale et son volet spectacle qui prend le pas sur l’évènement rassembleur. Dans les dernières années, le défilé a été relégué sur le boulevard René-Lévesque, une artère trop large, qui a un peu l’air d’un no man’s land. Un nouvel organisme a pris en charge son organisation l’an dernier.

La devise de la province a beau être « Je me souviens », au Québec, on a la mémoire particulièrement courte. Si l’homosexualité est de plus en plus banalisée. On oublie qu’il n’en a pas toujours été ainsi et que cette tolérance, bien relative, est récente. Jusqu’en 1969, l’homosexualité était un crime au Canada. Il y a encore et toujours de l’homophobie dans toutes les sphères de la société et du gay bashing (sport extrême qui consiste à se mettre à plusieurs pour tabasser une tapette jusqu’à ce que mort s’ensuive). Le taux de suicide chez les jeunes hommes québécois est l’un des plus élevés au monde et l’homosexualité est le motif le plus souvent invoqué par ceux qui attentent à leurs jours. Et même si le Québec est tolérant. Il serait bon de se rappeler que l’on fait partie d’un monde beaucoup plus vaste où la réalité n’est pas rose. L’homosexualité est encore passible de la peine de mort dans plusieurs pays. La solidarité, ce n’est pas que pour faire joli.

On ne verrait pas à Montréal des gens brandir des pancartes ou serait inscrit : « Sortons le sida du placard ! » Ici, on n’aime pas la revendication. On tient à avoir l’air accommodant, mais on préfère le consensus mou, quitte à nier une partie de la réalité. Le sida fait peur, encore et toujours. Et bien peu de personnes acceptent de sortir dans la rue pour rappeler son existence par peur d’être associées de près ou de loin à cette maladie. Ça démontre à quel point la stigmatisation est encore importante. Le sida est encore et toujours un tabou, lié à celui de l’homosexualité.

« ... Le défilé de la fierté Montréal 2008 aura lieu le dimanche 17 août 2008 dès 13 h. Partant à l'angle de l'avenue de Lorimier et du boulevard René-Lévesque Est, le défilé parcourra le Village gai de Montréal vers l’ouest et s’arrêtera à la rue Saint-Hubert... »

Célébrations de la fierté, Montréal 2008
Gai écoute
Grand Montréal : 514.866.0103
Ailleurs au Québec : 1.888.505.1010 (sans frais)

01 juin 2007

Party time

« Souriez, Le soleil brille pour tout le monde ! », l'équipe du party POZ

Le vendredi 8 juin 2007, à Montréal, les soirées POZ célébreront leur deuxième anniversaire. Félicitations aux organisateurs. Vous êtes d’ailleurs tous les bienvenus ; hommes, femmes, gais, hétéros, bis ou autres, négatifs ou positifs, jeunes et moins jeunes, etc. (Seuls les moins de 18 ans ne sont pas admis parce qu’on vend de l’alcool sur les lieux ; bière, fort, name it !)
(Oui, oui ! C’est une invitation !)

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J'y serai. Le même soir, j'atteindrai une fois de plus l'âge vénérable de 32 ans. (Ne vous moquez pas. Je me suis arrêté là il y a quelques années, j'sais pas pourquoi...)

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