24 mars 2009
Manger fatigué
En ce moment, je dormirai tout le temps. la fatigue pourrait durer encore quelques semaines. En attendant, il faut bien continuer à manger. Quelques trucs pour bien s’alimenter quand le cœur n’y est pas :
- Privilégiez vos aliments préférés ;
- mangez moins à la fois, mais plus souvent en choisissant des repas riches en éléments nutritifs ;
- prenez un déjeuner copieux si vous avez meilleur appétit le matin ;
- faites provision de collations prêtes rapidement : œufs durs, muffins, céréales, noix et graines, fromage, yogourt ;
- faites provision d’aliments simples à préparer : thon en boîte, conserves, légumes surgelés, beurre d’arachide, soupe en conserve ;
- planifiez les repas de façon à ne pas perdre de temps ni d’énergie à décider ce que vous allez cuisiner et à avoir toujours quelque chose sous la main quand vous avez faim ;
- limitez-vous à des plats simples : conserves, œufs, céréales chaudes, pâtes ;
- ajoutez des restes de viandes ou des œufs à une soupe prête à manger ;
- faites provision de plats surgelés, maison ou commerciaux. Un repas surgelé devrait contenir au moins 20g de protéine ;
- utilisez des boissons énergisantes (voir la recette, plus bas) ;
- évitez le tabac et les aliments pauvres en calorie : jell-O, boissons gazeuses, café et thé ;
- mettez-vous en appétit en prenant l’air avant de manger ;
- un verre de vin ou de bière peut stimuler votre appétit ;
- créez une ambiance agréable : musique, bougies, fleurs ;
- invitez des amis et cuisinez ensemble ;
- payez-vous un repas au restaurant.
Lait fouetté aux fruits
- 100 g de tofu soyeux ;
- 2 c. à table de sucre (ou de miel) ;
- 125 ml de yogourt nature ;
- 250 ml de lait ou de lait de soya ;
- 60 ml de lait écrémé en poudre (ou protéine de petit lait, « Whey ») ;
- 250 ml de fruits surgelés (bleuets, framboises, fraises) ou 1 banane mûre.
Fouettez, jusqu’à consistance lisse.
(Omettre le sucre si vous utilisez un yogourt aux fruits ou des protéine déjà sucrées.)
Adapté de : Sheila Murphy, diététiste, Être mieux en mangeant mieux, Le guide alimentaire à l’intention des personnes ayant le VIH, Société canadienne de l’hémophilie (SCH), 1993
Des aliments à privilégier en cas de fatigue : Coup de pouce.com
20:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vih, sida, médication, trithérapie, alimentation, manger, fatigué, santé
27 avril 2008
Baume
Insomnie, confusion, anxiété : je me sens souvent submergé par les émotions. Et dans ces moments-là, je n’arrive pas à reprendre le dessus. J’ai trouvé, grâce à un ami, un outil vraiment utile pour traverser les remous du quotidien. C’est tout simple et ça ne prend que quelques minutes, mais ça fait toute une différence. Entendre une voix qui me guide, c’est parfois tout ce dont j’ai besoin pour m’extirper d’un cercle vicieux. Il s’agit d’une série de balados, en format MP3, offertes gratuitement sur le site de Passeport Santé.
J’aime particulièrement « Comment je me sens ici et maintenant » (15 minutes) quand je suis envahi par des sentiments qui me bouleversent. « Détente profonde » (30 minutes) avant de me mettre au lit. Et « Imagerie guidée par la musique » (20 minutes) pour décrocher complètement du boulot sur l’heure du midi. Ce site recèle quantité d’informations vraiment utiles sur tous les sujets qui touchent à la santé. Bémol : les renseignements botaniques sur les plantes médicinales manquent totalement de rigueur scientifique. J’ai d’ailleurs écrit à la rédaction pour les en aviser, mais les textes sont toujours en ligne. Néanmoins, les autres sections du site présentent des articles complets et bien documentés, notamment sur l’alimentation.
00:00 Publié dans Quincaillerie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : balado, podcast, détente, stress, santé, voix, musique
09 mai 2007
Mai gronde
J’ai le sentiment d’être à sec, d’être tari. Le printemps a accouché d’un été mort-né. Il fait une humidité et une chaleur à écheveler les tornades. Les parfums sont étouffés, les oiseaux crient, le soleil brûle à blanc. L’air est saturé de smog et de pollens allergènes. Des myriades de mannes s’apprêtent à s’abattre sur la ville pour rendre fous les piétons et les cyclistes. Le mercure annonciateur de fin du monde s’élève en traître lorsque le jour tombe enfin. Il n’y a que des mauvaises nouvelles sur le papier journal qui culbute sur les trottoirs et tapisse les quais du métro.
Je travaille depuis trois jours dans le centre-jardins d’une grande surface ; la bannière est jaune, les plantes moribondes, les produits manquants trop nombreux ; job minable, salaire minable, clientèle minable. Je suis passé à un cheveu d’obtenir des postes qui m’intéressaient vraiment, mais chaque fois, le tapis m’a glissé sous les pieds. Chaque fois pour une question de détail. Est-ce que j’ai été trop sûr de moi ? Trop prétentieux ? Trop difficile ? Je n’arrive pas à voir où j’ai fauté. Tout est tombé à l’eau et moi, j’en suis tombé malade. Une gastro doublée d’une sinusite qui a tourné en otite. Pour rendre mes premiers jours de travail sous la bannière jaune bien pénibles.
Tout mon fragile équilibre qui craque et menace de voler en éclat : L’entraînement, le quotidien, les projets. Je me concentre sur la survie : manger et garder un repas, payer le prochain loyer, éviter qu’on ne me coupe le téléphone. Je suis déshydraté, exsangue, collé dans ma crasse. J’ai déjà le visage et les avants-bras brunis par le soleil. J’ai les oreilles qui bourdonnent, sans arrêt.
On n’est rien qu’au mois de mai, qu’est-ce que ce sera en juillet ? Pendant que les draps tournent dans le tambour de la sécheuse, que les derniers microbes sont étouffés par la chaleur, j’arrive pour la première fois depuis une semaine à avaler quelque chose sans haut-le-cœur et à écrire quelques mots. Je laisse le bleu de l’encre moucheter le papier. Je bois lentement un lait au chocolat bien froid en attendant la nuit.
22:04 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, travail, argent, santé, mai, chaleur
13 mars 2007
Démocratie TV
Il y a plusieurs façons de léviter : la méditation, les voyages en navettes spatiales, les sauts en parachute, mais j’ignorais jusqu’à hier qu’il existait un moyen bien plus simple. Il suffit de faire une croix sur un bulletin de vote.
La devise du Québec est « Je me souviens ». Personnellement, le 26 mars 2007, je me souviendrai que sous le règne de Patapouf Premier (aka, le premier ministre Jean Charest), le régime de prêts et bourses a été coupé, les frais de scolarité dégelés. Le prix des garderies est passé de 5 à 7 dollars par jour, le parc du Mont-Orford a été vendu à des promoteurs. Bien que Patapouf affirme sans relâche que la santé est sa priorité numéro un, la situation en santé s’est clairement détériorée au cours de son mandat. Les urgences sont débordées, les patients passent plusieurs jours sur des civières dans les couloirs, les infirmières sont sur le bord du burn-out. Les temps d’attente pour les examens et les chirurgies urgentes se sont allongés, la plupart des Québécois sont incapables de trouver un médecin de famille. Le coût de la franchise d'assurance-médicament a été augmenté en janvier et le coût des médicaments sera dégelé au printemps... (Et malgré la devise, je suis certain d’en oublier !)
S’il suffit de faire une croix pour léviter. Et du même coup, pour l'éviter. Moi, Je veux bien.
Le 26 mars, je vote !
Environnement:
17 questions de Greenpeace au partis politiques
12:20 Publié dans Carnets de révolte | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, élection, publicité, souvenir, révolte, scolarité, santé
23 février 2007
9 septembre 2007
J’ai commencé à courir, il y a quelques années après avoir lu l’ouvrage de David Servan-Schreiber, Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse. Le besoin d’exercice de mon chien, un husky croisé, m’a servi de prétexte, le foisonnement de la nature, de motivation.
J’habitais alors à proximité des limites de la ville de Saint-Hyacinthe. Je longeais les champs sur un chemin de terre jusqu’à une pinède qui abritait une ruche. Pendant que mon chien courait les lièvres à travers le bleu de la luzerne, je regardais le soleil descendre au-dessus du mont Saint-Hilaire. J’ai vu des chevreuils détaler entre les rangs de maïs et des vols d’outardes se poser au milieu du champ à la fin de l’été. J’y ai pris goût. Je ne sais pas après quoi je cours. Ça me plaît de courir pour rien, pour moi. Je suis seul, je suis bien et le monde m’appartient. Quand le corps s’abandonne au rythme des pas, l’esprit s’envole et les rêves prennent forme. Je sais que la course favorise la santé. J’en ressens chaque jour les effets. Depuis l’arrivée de la neige, je cours à l’intérieur. Les tapis roulants du centre sportif surplombent la piscine olympique où s’entraînent les équipes nationales de nageurs. Des corps hallucinants de perfection qui filent sur l’eau comme des fusées.
Je caressais depuis un certain temps le projet de courir un marathon. J’ai nourri cette idée en longeant les allées du Jardin botanique. En suivant les courbes de la piste cyclable du parc Maisonneuve et en apercevant le mât du stade au-dessus des cimes. Il y a quelque chose de très poétique dans l’image des coureurs suivant les sentiers d’un parc.
Comme il ne faut pas brûler d’étapes, je me suis inscrit au demi-marathon qui aura lieu au début septembre à Montréal. Une course de 21 kilomètres qui se déroule au même moment que le marathon. Les coureurs partiront sur le pont Jacques-Cartier et se rendront jusqu’au Stade olympique. Le programme d’entraînement débute officiellement en avril. Ça me fait un peu peur, une crainte qui chatouille et donne envie de rire. J’ai besoin de relever un défi, d’aller voir où se trouvent mes limites. J’ai besoin de savoir que je suis fort, plus fort que la peur. En l’annonçant à quelques personnes, je sais que l’orgueil m’obligera à ne pas me défiler.
Mes objectifs
- Compléter le parcours en 1h55 (à peu près)
- Ne pas me casser la gueule dans la côte qui descend vers le stade au 21e kilomètre
- Entrer dans le stade avec le sourire (même forcé)
(Le meilleur temps dans ma catégories d'âge l'an dernier 1h17min, 17 sec.)

Marathon international de Montréal
00:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : marathon, journal intime, course, sport, défi, entraînement, santé
23 octobre 2006
Deux frères
Cet été, pendant que la foule dansait sous le soleil au parc Émilie Gamelin pour célébrer la fierté gaie et lesbienne, une exposition d’affiches se déroulait sur la rue Berri, à l’ombre des bâtiments de l’Université du Québec à Montréal. On y présentait les campagnes de prévention du VIH-SIDA réalisées par différents organismes publics et communautaires, au cours des dix dernières années. Les publicitaires ont tenté plusieurs approches, utilisant tour à tour, la peur, l’humour, et la sensualité. Ils ont su voir large en s’attaquant dans certaines campagnes à l’intolérance et à l’homophobie.
Voici l’affiche que je préfère. Elle faisait partie de la campagne de 1998 « Solidarité : moins on juge, mieux on aide » du Ministère québécois de la Santé et des Services sociaux.
00:00 Publié dans Carnets de révolte | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : gay et lesbienne, VIH, SIDA, prévention, santé, publicité




