31 janvier 2009

Humour et sex-appeal

Deux angles pour aborder la prévention, par MTV.





Via La communication préventive

08 août 2008

Space Odyssey

« Même en voyage d’affaires, le préservatif s’impose. » C’est l’un des slogans de la première vague d’affichage de la campagne 2008 de l’Office fédéral de la Santé Publique en Suisse.



Aperçue dans la nouvelle version de Remaides. Cette revue trimestrielle de Aides (France), sera désormais réalisée en partenariat avec trois association : la COCQ-Sida au Québec, le Groupe Sida Genève en Suisse et le RAAC-Sida en France. Le nouveau Remaides comble un vide important au Québec depuis la disparition du Point de VIH qui était publié par le défunt CPAVIH (Comité des personnes atteintes du VIH).

04 mai 2008

Pardon ?

Les joies du bilinguisme dans le plus meilleur pays du monde :

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Des sweepings ? C'est quoi ça, des sweepings ?

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Grosses légumes. Oh, ça c'est vraiment pas gentil !

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C'est le gai en moi qui parle : Qu'est-ce que ça peut bien goûter ? Beurk !

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Assurrrément, celle-là c'est de loi ma préférée. J'imagine la scène !

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Quand les fruits hallucinent...

(Source : Protégez-vous)

18 février 2008

Le seuil

Il arrive au seuil, il arrive au seuil
Riez, les enfants, préparez la fête
Il arrive au seuil et soudain il s’arrête

L’eau dans ses yeux continue d’avancer
Son cœur emporté lui cogne les côtes
Il retient son manteau que le vent fait danser


Longtemps, je me suis fermé les yeux. Je préférais rêver la vie plutôt que de m’y avancer. Je projetais des images à l’intérieur de mes paupières. J’avais peut-être peur de la réalité. Non, en fait j’étais terrorisé. Une angoisse congénitale qui me faisait vivre à l’aveugle. Les yeux comme les poings, fermés serrés.

Puis j’ai fait un pas, poussé par la vie et les évènements. Bardé de mes mots, comme dans une dérisoire armure de papier. Et j’ai ouvert tout grand les yeux. Et j’ai vu. La réalité en noir et blanc. Noir comme le vide. Blanc comme l’absence. Des millions d’esseulés qui vivent, entassés, sans jamais se croiser du regard. Qui échangent des fluides sans jamais se toucher. Du gris dans les cœurs, du gris dans le ventre, du gris dans nos mains. S’il restait la moindre trace de couleur, il faudrait hurler, s’indigner contre la cruauté, la misère, la cupidité. Le gris est plus sûr. Ça se marie à tout. Pas de faute de goût. Le jour comme la nuit, tous les rats sont gris.

Quand je suis épuisé, je m’affale devant la télévision, la boîte à bêtises. Les images se succèdent. D’abord celle d’un manifestant qui meurt dans des convulsions pendant qu’un policier obèse décharge sur lui son pistolet Taser. Ensuite la publicité d’une agence immobilière. Le jingle répète sans arrêt : « L’agent... fait le bonheur ». Des gens de tout âge s’étouffe de rire après avoir vendu leurs propriétés. L’histoire ne dit pas de qui on se moque. Puis, derrière la lectrice de nouvelles, défilent des images de guerres civiles. Une femme noire qui pousse un cri interminable en serrant le cadavre de son enfant mutilé. Puis on voit une femme blanche dans un spa, enroulé dans la ratine. Elle se fait masser. C’est une pub pour des plans de retraite. Elle soupire en souriant : « J’veux pas que ça arrête ». Les images d’une lente procession devant une université. Des étudiants s’appuient les uns sur les autres, en silence. Ils se demandent pourquoi ils ont échappé au tireur fou, celui qui a vidé son arme en visant les têtes, une à une, comme dans un jeu vidéo. Enfin apparaissent des images magnifiques d’acrobates qui virevoltent au ralenti, autour d’une échelle, dans une forêt d’arbres centenaires. « Alcoa, l’aluminium à l’échelle humaine ». Ce slogan fait-il allusion aux milliers d’hommes traités comme du bétail dans les mines de bauxite du tiers-monde ? Des vieillards de vingt ans qui retournent vers leurs cabanes de tôle après des journées interminables en marchant sur les terres dévastées et contaminées que la multinationale a volées à leurs pères.

J’éteins le téléviseur. Mais les images me hantent. Leurs couleurs me blessent même lorsque j’éteins la lumière, même si je ferme les yeux. Peut-être que c’est la fatigue, mais il me semble que je deviens gris, de plus en plus gris.

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Phnom Penh, 2002, Photo : Paul Antoine Pichard, tiré de l’exposition Mines d’Ordures, du 16 octobre 2007 au 2 mars 2008 au Musée de la civilisation à Québec

24 janvier 2008

Pour hommes seulement

Un intérieur aux murs pastels. Une barre à serviette, à moitié vide. Un homme étendu, les yeux grands ouverts. Il occupe la moitié d’un lit double. Il se retourne, l’air énervé. Une voix hors champ, ronde et chaude, demande : « Encore célibataire ? » L’homme se passe la main dans les cheveux devant le miroir. La voix off ajoute : « …avec des cheveux gris ? » Effectivement, il a les cheveux poivre et sel.

Et tout d’un coup, c’est le jour. La voix off s’emballe : « Repartez en neuf ! avec Pour hommes seulement ! » L’homme est dans une décapotable rouge, ses cheveux au vent, d’un auburn douteux. Il est accompagné d'une espèce de Carla Bruni qui rigole. C’est un pub de teinture à cheveux... Cauchemardesque.

C’est la publicité la plus stupide que je n’ai jamais vue ! Le rhume m’oblige à rester immobile devant le bulletin du Téléjournal Montréal. Même la rigolote Pascale Nadeau est enrhumée semble-t-il, puisqu’elle est remplacée par un jeune lecteur de nouvelles. Moi, j’aime bien les cheveux blancs. Ce matin, pour affronter le froid, j’ai mis mon col roulé noir, celui qui est en laine d’agneau. (Je l’ai piqué à l’ex qui ne pouvait plus rentrer dedans.) Ce chandail noir fait justement ressortir les quelques cheveux blancs que j’ai sur les tempes. J’ai toujours trouvé ça beau, un homme qui grisonne.

Je voulais vous parler d'une très jolie note sur les cheveux blancs chez Intellexuelle. À lire.

06 janvier 2008

Simplicité involontaire

Lundi, je commence un nouvel emploi. Sept mois de stabilité : la durée du contrat. Je vais de nouveau avoir mon propre bureau, de nouveaux collègues et de nouvelles responsabilités. Ce qui m’angoisse un peu. (Un reportage audio de Macadam Tribu sur le projet.) Pour mes pauses estivales, je troquerai la terrasse du Jardin botanique pour les pelouses du parc Lafontaine. Ce qui n’est vraiment pas si mal ! D’ici à ce que la première paye rentre, il me faudra subsister…

Un des plaisirs d’être pigiste, c’est de ne jamais savoir quand le prochain chèque arrivera dans la boîte aux lettres. Plusieurs articles que j’ai remis avant Noël n’ont pas été payés. Et le département de la comptabilité est en vacances, jusqu’à la semaine prochaine. Chaque fois, je me dis que j’aurais dû prévoir le coup. Malheureusement, je suis plus cigale que fourmi. Il me reste quatre billets d’autobus, le transport pour lundi et mardi, environ 10.00$ dans mon portefeuille, du pain, du riz et des lentilles, 2 lb d’oignons, 4 œufs et 6 carottes. Bref, de quoi tenir pour quelques jours dans la simplicité la plus totale.

L’an dernier, j’ai reçu en cadeau le best-seller Le secret. Selon les prétentions de l’auteur, Rhonda Byrne, je devrais aujourd’hui être multimillionnaire (comme elle), rouler en BM décapotable et dormir tous les soirs dans les bras de Jude Law. Malheureusement, les conseils du livre n’ont pas fonctionné avec moi. Les mauvaises langues diront que c’est à cause de mon scepticisme. J’ai pensé vendre le bouquin, ça me ferait un ou deux dollars de plus.

Je suis trop orgueilleux pour quêter, et trop dédaigneux pour faire le trottoir. Alors, je remets la pub dans le haut de cette page. À ce jour, il me manque 177 minuscules clicks pour enfin recevoir un premier chèque d’Adsense. Bon, je sais que les sujets préférés des annonces Googueule ne sont pas nécessairement très ragoûtants. Ces temps-ci, mes annonces ont une obsession pour le yoga tantrique et le sauvetage de couple. On ne sait jamais, ça peut toujours être utile. L’annonce la plus drôle, c’est celle de matante Jeanne : Chanson country en français gratuite. Malheureusement, je n’ai pas le droit de cliquer sur ma propre page.

C’est en haut à droite. Ça prend une demi-seconde et ça n’engage à rien. Click !

Et si vous vous retrouvez dans la même situation :

14 septembre 2007

Après la pluie

En attendant la prochaine note, voici une pub charmante, directement du continent africain. Il est vraiment craquant avec ses lèvres sensuelles et sa démarche chaloupée.

Maisha iko sawa na Trust !
(J’ai aucune idée de ce que ça signifie. Mais je lui ferais confiance.)