01 août 2009

La haine

La COCQ-sida, la coalition des organismes VIH-sida du Québec à mis en ligne cette campagne qui illustre de façon frappante ce que toutes les personnes séropositives ont dû affronter un jour où l'autre. La haine, la peur et l'ignorance sont encore bien ancrées dans nos sociétés.

20 décembre 2007

Commentaire

Pardonnez mon ignorance, mais je pense qu'un homme avec le VIH était condamné au célibat ? Qui voudrait d'un gars séropositif ? Est-ce que vous le dites à votre partenaire ou est-ce que vous cachez soigneusement le fait que vous êtes infecté ?

Ecrit par : Maphto | 19 décembre 2007
(Adresse IP : 216.218.53.137, globetrotter.net, Rimouski, Qc, Ca)


Pardonnez la virulence de ma réponse, mais peut-on véritablement parler d’ignorance en 2007 ? Alors que des centaines d’organismes se fendent le cul pour éduquer la population ? Permettez-moi d’en douter !

Mais je vais tout de même tenter de vous éclairer :

1. Un être humain porteur d’un virus, quel qu’il soit, demeure un être humain, aimable et capable d’aimer.

2. Il existe un moyen de protection efficace pour éviter la transmission du VIH, lors d’une relation sexuelle. Ce moyen se nomme un préservatif. Il est fait d’une membrane de latex toute simple et on peut se le procurer dans toutes les bonnes pharmacies.

3. Vivre avec le VIH, c’est faire face tous les jours à la stupidité de certains. Le choix de divulguer ou non sa séropositivité est tout à fait personnel puisqu’il existe des moyens de protection efficaces qui permettent de réduire les risques à plus de 99 %.

Personnellement, je suis plus à l’aise si mon partenaire est au courant de mon statut sérologique. C’est à la fois une marque de confiance et de respect. Je n’ai pas toujours eu la force de faire cette annonce dès le début d’une relation. Mais j’ai toujours protégé mes partenaires. La réaction à cette révélation varie selon les personnes. J’ai connu des garçons qui ont préféré mettre un terme à la relation parce qu’ils avaient peur. J’en ai connu d’autres pour qui la présence du virus n’avait pas d’importance. D’autres qui ont choisi de passer outre cette réalité afin de mieux me connaître. Finalement, certains m’ont annoncé qu’ils étaient aussi séropositifs.

À Montréal, un homme gai sur trois est séropositif. Les personnes les plus contagieuses sont celles qui ignorent leur état et ne sont pas traitées. Dans la communauté gaie, le tabou est tenace. Et le VIH est un sujet que l’on n’aborde pas. Plusieurs hommes gais préfèrent ne pas passer de test parce qu’ils craignent le rejet. L’ignorance de certains est donc l’une des causes de la propagation de cette maladie. Les préjugés font beaucoup plus de mal que les virus !

Pour en savoir plus, je vous invite à consulter les sites suivants. Ce ne serait définitivement pas un luxe.


J’ai passé près de dix ans de ma vie avec un homme séronégatif que j’ai aimé et qui m’a aimé. Il était au courant de mon état de santé. Et il est toujours séronégatif. C’est la fin de cette relation qui m’a amené à entreprendre l’écriture de ce blogue.

En ce qui concerne l’homme dont je parle dans la note précédente, j’ai l’intention de lui annoncer ma séropositivité avant qu’il n’y ait entre nous de relations sexuelles. Parce qu’il me plaît et que je lui fais confiance. Parce que cette réalité prend beaucoup de place dans ma vie et que j’ai envie d’être honnête et de partager avec lui tout ce qui fait mon existence. Et parce que je crois qu’il aura l’intelligence de comprendre ce que je vis. Parce que ces trois mots « Je suis séropositif » sont préalables à trois autres, beaucoup plus romantiques : « Je t’aime.»