20 novembre 2007

Brèves

Après avoir commencé la remise en ordre de mon environnement immédiat, je m’attaque à ce blogue qui, avec le temps, est devenu un fouillis difficile à parcourir. Je vais faire le ménage dans les vieilles notes et ne conserver que les plus pertinentes et les plus fortes. Tout un travail en perspective !

J’ai enlevé la pub sous la bannière. J’étais fatigué de voir les mots Cancer de la prostate ou Vaincre l’anxiété en dessous de ma tête. En plus d’un an d’affichages, je n’ai pas reçu un seul sou de Googueleux, alors !

Dans la colonne de gauche, j’assume désormais pleinement mon statut de pirate. La diffusion de ces pièces musicales est en effet illégales. Une étude sérieuse a récemment démontré que le téléchargement illégal de musique avait un effet positif sur les ventes de disques au Canada. Personnellement, depuis que j’ai découvert les MP3, les balados et le téléchargement, mon univers musical est devenu plus riche et diversifié. Les magasins de disques ont acquis pour moi un rayonnement particulier. Je vais d’ailleurs me procurer l’album de Burial parce que cette pièce que j’écoute à répétition ne me suffit plus.

La liste Mags a disparu, les excellents magazines P45, Attica Webzine et MédiaTIC se retrouvent désormais dans Ma blogosphère. Une nouvelle liste intitulée Balado la remplace. Les baladodiffusions qu’elle présente offrent encore plus de découvertes musicales d’ici et d’ailleurs.

Comme j’ai retrouvé récemment le temps et le goût de lire, j’ai ajouté une liste Lecture en bas de la colonne. Tant qu’à faire de la pub et ne pas recevoir un sou, j’aime autant faire la promotion d’œuvres intéressantes.

17 novembre 2007

Les choses

Avant que ce blogue existe, j’écrivais sur du papier des bouts de journal. Souvent, les trois quarts des cahier restaient vides. Je garde tous ces carnets, les lettres, les cartes de fête. Je n’ai jamais été très matérialiste. Je n’accumule pas les objets. J’ai adopté (pas toujours volontairement) les préceptes de la simplicité volontaire. On dit que les écrits restent. C’est le cas, dans ma vie en tout cas. Désormais, mes notes sont stockées sur un serveur quelque part en France. Ça libère de l’espace dans mes tiroirs et ça me convient.

Dans mon quotidien par contre, les objets ont le dessus. La vaisselle s’amoncelle sur le comptoir, mon bureau croule sous les livres, les notes et les dictionnaires. Les vêtements couvrent chaque meuble de ma chambre. Le capharnaüm qui règne habituellement chez moi me rassure. Le désordre comble le vide et il étouffe la solitude. Il me sert également à la justifier. Orgueilleux comme je suis, il est hors de question que j’invite qui que ce soit chez nous. L’appartement est sans dessus dessous. Mon bordel me protège, comme un cocon.

Je suis tombé récemment sur le blogue de Sophie Legault, organisatrice résidentielle. Dans sa note du 8 novembre, elle explique que les souvenirs matériels qui envahissent notre espace sont des liens qui nous entravent et nous empêchent d’avancer vers l’avenir. Ils nous tirent constamment vers le passé. Elle a sûrement raison. Mais bien souvent ces liens m’ont été utiles pour retrouver mon chemin. Dans les moments les plus noirs de ma vie, j’aime retrouver des traces des épisodes plus lumineux. Lorsque la solitude devient obsédante, lorsque vraiment ça ne va pas, j’ouvre une vieille boîte, je relis des mots d’amour ou d’amitié. Et des sourires reviennent me tourner autour.

Depuis environ une semaine (en fait depuis la soirée de vendredi où j’ai de nouveau croisé le cowboy), je me suis mis au grand ménage. Actuellement, tout est en ordre. Et le vide, je le reçois à chaque instant en plein visage. L’ampleur de la solitude devient évidente. Je suis angoissé. Je dors mal. C’est un combat de tous les instants pour ne pas laisser mes affaires m’envahir à nouveau. Mais je tiens bon. Une minute à la fois, j’affronte ce vide visible. J’ai la patience de remettre à sa place chaque objet effronté. Je me dis qu’à force de ténacité, l’ordre deviendra plus naturel. Et si la nature a horreur du vide, elle n’a qu’à le combler, c’est son travail. Moi je ne veux plus vivre emmitouflé dans mes souvenirs.

Je peux donc circuler librement. Les caisses de paperasse dorment dans les placards. Ils sont toujours là, en cas de besoin, si la solitude devient trop pressante ou si le vide m’obsède. Je me suis demandé comment je me sentirais si un incendie ravageait mon appartement et que tous ces souvenirs disparaissaient. Ma première réaction serait sûrement la panique. J’ai des frissons, juste à y penser. Mais au-delà de la peur, je pressens une légèreté, une libération en quelque sorte. En tous cas, je poursuis mes expériences d’ordre extrême (dans mon cas, un appartement en ordre, c’est un sport extrême), on verra bien ce qui adviendra. Le cow-boy me fait vivre pas mal de houles en ce moment, il ne faut surtout pas que je lâche la barre.