26 avril 2009
J'étais là
J'adore Zazie. Cette fille-là est tout simplement géniale...
Je me sens tellement souvent comme ça...
19:09 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, zazie, clip, merci florian
23 avril 2009
Arrête de sourire
C’est ce que je me suis dit toute la journée. J’avais préparé un billet où je parlais de colère : changement de programme. Ce n’est plus de circonstance. J’ai été embauché. Il ne reste plus qu’à donner ma démission où je travaille actuellement. Ma lettre est prête pour lundi matin. Toute la journée au travail, j’étais fébrile. Il a vraiment fallu que je fasse des efforts pour ne pas sourire tout le temps. Dans l’escalier, je me laissais aller de toutes mes dents. Puis, avant d’entrer dans le bureau, j’essayais de prendre un air un peu plus maussade. Mais le sourire revenait tout seul.
En caricaturant un peu, on pourrait dire que mon futur travail va consister à arpenter les bars gais, les saunas et les sexclubs de la ville pour répandre la bonne nouvelle. La bonne nouvelle étant que c’est super facile de se protéger du VIH. (Eh oui !) L’autre bonne nouvelle c’est que la sexualité, c’est pas aussi simple que ce qu’on voit dans la porno, mais ça peut être pas mal plus trippant. (Faut me croire !)
(Plus sérieusement, j’interviendrai principalement selon l’approche de l’entrevue motivationnelle. Il faut d'ailleurs que je m'y remette...)
Pour fêter ça, voici la toune que j’ai eue dans les oreilles toute la journée. (Je souriais aussi de l’intérieur.) Elle n’est pas disponible au Canada, il a fallu que je paie le téléchargement en livres sterling. (Ça fait combien, 0.79 £ ?) OK, c’est un peu quétaine. Disons que c’est de la pop sucrée, mais efficace, qui reflète parfaitement mon état d’esprit du moment. Ça ressemble à du Rick Astley, version 2009. L’accent britannique, c’est tellement plus sexy !
FrankMusik, Better Of As Two
20:03 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, bonne nouvelle, sexe, prévention, job, musique, pop, joie
07 avril 2009
L'autre voisin
C’est le soir. Il est tard et je suis fatigué. Je me retrouve dans la cuisine, la plus grande pièce de mon appartement, avec un immense plancher de linoléum (imitation comique de marqueterie). Une autre longue journée s’achève. Alors pour finir la vaisselle, j’ai besoin d’un petit « boost » de musique. J’ouvre mon super nouveau Ipod red product, c’est le cadeau que je me suis payé pour mes quarante ans à venir. (20 petits dollars sur les 200 que j’ai déboursés iront aider les enfants atteints de sida en Afrique.) En pieds de bas, c’est cool, ça glisse. Et puis avec les écouteurs, ça ne dérange pas les voisins. Je sais pas si Madonna est une bonne ménagère. Mais je suis certain d’une chose : sa musique a été conçue pour récurer des chaudrons collés. « Please don’t say you’re sorry.»
Les fenêtres de ma cuisine donnent sur la ruelle. De l’autre côté, un édifice à logements de trois étages. Les appartements ont l’air sombre et petit. Sur le balcon du troisième, un homme fait les cent pas. Il fume. Sa silhouette se découpe en contre-jour sur la fenêtre éclairée. Ça fait looser, fumer sur le balcon. Sa blonde doit avoir un sale caractère. Ou bien ils ont un bébé. Au moins ça, ça serait cute. Il marche d’un bout à l’autre du balcon. Je suis au deuxième. Il doit avoir une vue plongeante sur ma cuisine. Je me calme un peu le pompon et je me concentre sur la vaisselle en tapant quand même du pied. Puis je ferme les stores et je me remets à danser. « This is who i am, you can like it or not. » Quand les journées sont interminables, mes séances de danse-défoulement prennent de l’ampleur. Je grimpe sur les comptoirs ou sur la table. Ça va du tai-chi à la salsa en passant par le continental. Je me suis déjà fait quelques bleus. Je ne pense jamais à fermer mes stores. Puis j’aperçois la longue silhouette de l’autre voisin qui pompe ses mégots. Il pleut à siau. Il pourrait pas rentrer chez lui ? J’appuie sur pause. Je m’avance vers le store en sacrant et en soufflant par le nez.
Fuck que je me suis dit, c’est chez nous ici. J’ai rouvert le store. Tu veux en voir un show, mon homme : tu vas en voir un ! J’ai pitonné sur mon super nouveau Ipod red product, puis je me suis exécuté. D’abord un peu de headbanging sur The Strokes, pour sortir le méchant. Puis les pouces sous la ceinture de mon jean taille basse, j’ai fait une danse en ligne country sur la musique de Garth Brooks. J’ai enchaîné en improvisant une danse du ventre (une collègue marocaine a beaucoup ri en me l’apprenant) sur du Alfa Rococo. Et ça a fini en danse de stripteaseur sur le cadre de porte de ma salle de bain. Je sais pas s’il était toujours là. Moi, j’étais en sueur, je devais sauter dans la douche et aller dormir.
Je vais bientôt avoir 40 ans. Plus question de fermer mes stores...
Ah oui. Alfa Rococo, c’est vraiment bien. Et c’est ici. :-)
00:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, plaisir solitaire, musique, danse, vaisselle, citadins
14 février 2009
Never Gonna Give You Up
Je venais de terminer un billet larmoyant sur mes difficultés au travail. Je ne pouvais pas vraiment le publier. J’avais fait le tour des sites de recherche d’emploi. Je griffonnais sur un bout de papier ce qui pourrait devenir le design d’un blogue qui remplacerait celui-ci. Parce que j’ai parlé d’Amours, vertiges à tellement de monde que je ne peux plus rien écrire ici.
Et j’ai vu la lumière du téléphone clignoter, il y avait un message sur ma boîte vocale. Une dénommée Anne-Marie d’une grosse grosse grosse maison de production. Elle est tombée sur mon blogue horticole en faisant de la recherche. Ils sont en train de développer le concept d’une nouvelle émission de télé sur l’aménagement paysager, pour Canal Vie. Ils trouvent mon travail intéressant. Et ils veulent me rencontrer.
Je me suis mis à sauter et à crier. Oui, ça arrive. Parfois, je suis débile. J’ai jonglé avec des oranges. J’ai même essayé de marcher sur les mains. Mais je me suis écrasé sur le plancher et je me suis foulé un orteil.
Étendu sur mon lit, avec le téléphone :
Le cow-boy : Et puis toi, comment tu vas ?
Moi : Je cours comme un fou, il faudrait que les journées aient 36 heures...
Le cow-boy : ça, c’est un thème récurrent dans ta vie !
Hier soir, c’était le party de Saint-Valentin de la boîte où je travaille. Ça se passait dans un bar du village. Ma job c’était d’être cute, de sourire et de faire du PR. La musique était épouvantablement mauvaise. Il a fallu que je boive une quantité épouvantable d’alcool pour avoir l’air de vraiment m’amuser. Ça me dérangeait pas de faire du zèle. Mes collègues me trouvent drôle quand je suis ivre. Alors, ils se sont mis à me payer toute sorte de shooters. J’ai dansé sur une colonne de son et j’ai failli planter. Au moins, je n’ai pas enlevé mon t-shirt.
Un des directeurs, celui qui est cute, était au moins aussi saoul que moi. Pour un shooter, il a dansé sur la colonne d’en face. Plus tard dans la soirée, il m’a dit dans l’oreille : tu sais que j’ai vraiment plein d’admiration pour toi. Je sais pas comment un gars peut te résister... Surprise et boost soudain d’ego. Mes neurones baignant dans des vapeurs éthyliques, je n’ai pas su quoi dire, alors je me suis sauvé, rouge comme mon t-shirt. En me répétant : supérieur hiérarchique, en couple, chum plus gros que moi, code d'éthique, oublie ça. Et je suis retourné faire semblant de m’amuser sur la piste de danse. Rick Astley chantait Never Gonna Give You Up. Le directeur cute est venu me rejoindre et s’est mis à danser le continental. Il m’a dit : suis-moi, on va rire du DJ. J’ai essayé de suivre ses pas. Sans succès, c’est trop compliqué pour moi, le continental. Les petits blonds, le continental et l’alcool : mauvais mélange.
La soirée avançait. S, un de mes collègues s’est mordu les lèvres en voyant passer un gars assez grand, crâne rasé, petite barbe. Serviable, j’ai dit : Check-moi ben aller, j’vas te le présenter. Toute la soirée, j’avais fait ça, des présentations. J’ai traversé le bar d’un pas chancelant en marchant derrière le gars en question. Il s’est arrêté au bout du comptoir. Il avait une bouteille de Perrier dans la main. Je ne me souvenais plus où je m’en allais. Il m’a souri avec comme un hameçon dans le regard. J’ai souri. Je ne me souviens plus de la suite, sauf qu’on a trouvé une vielle banquette dans un coin sombre du bar et qu’on a fait du necking jusqu’à ce que mes lèvres soient en feu, il avait la barbe dure, et que je m’assomme sur l’accoudoir. Je me suis excusé 35 fois d’avoir trop bu. Il m’a donné un lift jusqu’à chez moi. Aujourd’hui, j’ai un épouvantable mal de bloc. J’ai trouvé son numéro de téléphone sur une page de mon agenda. Une écriture très droite.
Étendu sur mon lit, avec le téléphone :
Moi : Il a les yeux gris et il enseigne les mathématiques.
Le grand : Tu trouves pas que tu devrais prendre un break ?
Moi : C’est quoi ça un break ?
16:53 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, gai, homme, bar, alcool, musique, travail
02 février 2009
Brèves
Les trois marmottes canadiennes : Wiarton Willie (Ontario), Shubenacadie Sam (Nouvelle-Écosse) et Balzac Billy (Alberta) ont aperçu leur ombre en sortant de leurs terriers. Elles ont pris peur, bien entendu. L’hiver va donc durer encore six semaines ce qui nous mène jusqu’à la Saint-Patrick. (Statistiquement, les marmottes se trompent une année sur deux, comme toutes les miss météo, d’ailleurs.) Ce matin, le ciel est d’un bleu éblouissant et cet intermède printanier fait beaucoup de bien. Hier, en revenant du gym, j’ai fait tremper mon kit d’entraînement à l’eau froide puis j’ai lancé le cycle régulier de la laveuse. Mon Ipod était resté dans la poche de droite. J’étais catastrophé, quand je l’ai retrouvé dans le tissu détrempée. Je l’ai laissé séché toute la nuit puis je l’ai branché ce matin. Il fonctionne toujours ! Conclusion : les Ipods sont submersibles et plus fiables que les marmottes.
Dans mon Ipod, justement, (ainsi que dans le premier lecteur de la colonne de gauche) j’ai un coup de cœur (jeu de mots facile) pour les chansons de Béatrice Martin, aka Cœur de pirate. Elle possède un réel talent pour les mélodies et elle manie avec un plaisir contagieux la musicalité des mots. Je ne peux m’empêcher de me demander quel âge elle a. On la croirait à peine sortie de l’adolescence... À écouter de près, sans modération.
09:33 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, ipod, météo, rien à dire, chanson, musique, québec
05 janvier 2009
Mission Apollo
Il y a trop de talents par ici. En quelque part, ça me donne un break de moi-même. Et cette censure par omission me plait assez. Cette chanson, découverte via Bande à Part, je l'ai écouté au moins des milliards de fois. Pendant que l'autobus s'engage sur la croûte glacée, moi, je me perds dans le ciel polaire, en quête d'une étoile, sur la voix d'Alexandre.
Mission Apollo, Alexandre Désilets
Remixée ici par Thomas Lapointe, alias Nosphératom des 2 Tom
Alexandre Désilets fera sa rentrée montréalaise au Club Soda, le 26 février à 20 h.
Billets disponibles sur www.ticketpro.ca
23:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, baume, hiver, j'aime, alexandre, désilets
29 décembre 2008
Léger
Premier jour. Premières heures de répit après des jours trop chargés. Les fêtes de Noël soulèvent des vagues de nostalgie, d’émotions contradictoires, dans ma vie comme au travail. Tout cela sur un bruit de fond assourdissant des publicités et de la fièvre de la consommation. La pluie verglaçante et les vents violents sont passés sur la ville. Ce matin, un soleil timide cherche les quelques traces de neige encore intacte. Entre Noël et le Premier de l’an, j’ai enfin du temps libre pour laisser décanter tout ce brassage des derniers jours.
Les chansons de Noël ont été tellement reprises et utilisées à des fins commerciales qu’elles ont perdu toute saveur. C’est un genre galvaudé ou bien des artistes se sont cassé les dents. Proposer un album de chansons de Noël originales était audacieux. Pari réussi pour Maryse Letarte. Je ne la connaissais pas. Après avoir entendu quelques-unes de ses pièces, j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur sa musique : Anges de neige, Maryse Letarte, premier lecteur dans la colonne de gauche.
J’en profite pour vous offrir mes vœux pour la nouvelle année : de la santé pour avoir le regard clair et ne rien manquer de l’effervescence de la vie, de la tendresse pour traverser les jours et les nuits et du désir.
12:16 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, baume, hiver, noël, québec, j'aime
18 décembre 2008
Avertissement
Je ne veux pas vous conter de peurs, mais si vous appuyez plus d’une fois sur le bouton play du troisième lecteur de gauche (Le présent), vous risquez d’avoir la même toune dans la tête, pour le reste de la semaine. Vous êtes des adultes, je présume. Je vous aurai prévenu : le risque croit avec l’usage...
Il s’appelle Francis Roberge. Il entame la trentaine et n’a pas encore fait d’album. Percussionniste de formation, il a été finaliste du Festival de la chanson de Granby, en 2007. Il n'y a pas gagné de prix, mais s'y est fait remarquer. « Sauvage et inspiré », « un talent encore vert, mais un talent » a écrit Francis Hébert du Blogue chanson. Dans cette grande noirceur de décembre et ces tempêtes de vide existentiel, rien de tel qu'une chanson tendrement fignolée.
00:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, baume, hiver, québec, j'aime, francis
17 novembre 2008
Il y a longtemps...
La bande-annonce de la version française donne l’impression d’un film tout en douceur, presque mièvre. Voici celle de la version anglaise, celle que j’ai visionnée quelques heures avant d’aller voir le film, et qui m’a décidé à le choisir. Ce n’est pas une œuvre facile. Une histoire pleine à ras bord de douleur et de lumière comme la vie peut l’être lorsqu’on ouvre les yeux. Au début du générique, j’ai glissé ma main dans la sienne. Et j’y suis raccroché jusqu’au générique final. Je ne me suis pas retourné pour voir sa réaction, je ne voulais pas qu’il me voie pleurer. Pour un premier rendez-vous, on aurait pu trouver mieux. Mais pour plonger dans cette histoire, sa douceur attentionnée était parfaite.
Ce premier film de Philippe Claudel est absolument magnifique. Les deux actrices, Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein y livrent une performance exceptionnelle. Courrez voir ce film, si ce n’est déjà fait. (N'oubliez pas d'emporter des mouchoirs.) Moi, je m’y suis laissé mené avec délice et j’aimerais bien revivre l’expérience.
Il y a longtemps que je t'aime, de Philippe Claudel
00:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, actrice, souvenir, famille, musique
04 novembre 2008
Le voisin
Je vis dans un duplex. Le rez-de-chaussée de ce cube de brique rouge est occupé par un couple un peu bizarre qui travaille la nuit et se barricade le jour derrière des stores fermés. Le deuxième est divisé en deux minuscules trois et demie. J’occupe celui de gauche, depuis presque trois ans. L’insonorisation est vraiment mauvaise. Mes voisins de palier ont changé très souvent et j’en ai vu (ou plutôt entendu) de toutes les couleurs. Un toxicomane insomniaque qui faisait les cent pas, un couple d’étudiants qui baisaient à quatre heures du matin. Une mère récemment divorcée qui passait ses après-midi à fumer de la marijuana avec ses trois enfants sur notre balcon commun. Je crois qu’ils ont déserté le logement, sans payer, à la fin de l’été. Il est resté vacant pendant plusieurs mois. J’ai goûté aux nuits presque silencieuses, avec comme seul fond sonore le ronflement sourd de la circulation. J’appréhendais le moment où le proprio allait trouver un nouveau locataire.
Et puis un soir, il est arrivé avec ses affaires. Je l’ai vu passer devant ma fenêtre. Il montait l’escalier avec son premier chargement. Un gars entre la vingtaine et la trentaine, avec une copine qui l’aidait à transporter les boîtes. Une fille pas très grande, un peu ronde. Tiens, je me suis dit, peut-être qu’il est gai. Le grand m’avait demandé à quoi il ressemblait. La meilleure comparaison que j’ai trouvée c’est : Lucky Luke, un grand sec aux cheveux sombres. Il est là depuis presque une semaine. De temps à autre, j’entends le plancher de bois qui craque, c’est tout. Il est particulièrement silencieux.
Hier soir, je voulais me coucher tôt, je sortais de la douche. Je marchais sur la pointe des pieds parce que le sol était glacé. Je m’avançais en serviette dans le couloir qui longe notre mur mitoyen quand j’ai entendu quelque chose. De la musique, mais c’était très sourd. Je n’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter pour écouter. J’ai même collé mon oreille contre le mur. Je connaissais la mélodie, j’en étais certain. Ça datait des années 80. Lettre à un cow-boy de Mitsou. Difficile de trouver plus kitsch dans tout le répertoire québécois ! Ça m’a fait sourire. J’aime bien cette chanson. Je me suis dit que mes hypothèses sur l’orientation de mon nouveau voisin se confirmaient. La musique s’est arrêtée brusquement. Je suis resté immobile. J’avais peur que le plancher craque et dénonce haut et fort mon indiscrétion. Pas de publicité, pas de bavardage : il n’écoute donc pas la radio. Le silence a duré trente secondes. Une autre pièce a commencé. Je me suis collé un peu plus contre le mur. Encore une fois, la mélodie me disait quelque chose… C’était québécois ? Non, américain peut-être ? Des paroles en anglais… Au refrain, j’ai reconnu la chanson. C’est Céline, Taking chances : définitivement, il est gai !
Toutes les nuits, je dors à moins de trois mètres d’un étranger. Seul un mince mur de bois et de placoplâtre sépare nos deux chambres. Il écoute de la musique quétaine, ça me le rend sympathique et ça me rassure. Il me laisse dormir la nuit et pour ça, je le trouve adorable, avant même de l’avoir rencontré.
00:01 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, nuit, sommeil, quotidien, voisin, stéréotypes, musique



