17 mai 2008
Souriez
La technologie est souvent une source de stress important. Mais elle propose parfois des solutions pour mieux le gérer. J’ai déjà parlé de ces méditations guidées en format MP3 offertes sur le site de Passeport Santé. Je les ai toutes essayées, le midi, sur le gazon du parc Lafontaine ou le soir, avant de dormir. Celle du beau docteur David Servan-Shreiber est un peu assommante, mais les autres sont plutôt efficaces. Il existe désormais un jeu vidéo qui aurait un effet bénéfique sur le stress. Des chercheurs montréalais l’ont testé sur un groupe de travailleurs. Les participants ont joué pendant quinze minutes par jour, pendant une semaine. À la fin de l’expérience, les joueurs ont évalué avoir une meilleure estime de soi et plus de confiance en eux. Leurs performances au travail se sont améliorées, par rapport au groupe témoin. Finalement, leur taux de cortisol, l’hormone du stress, a chuté de 17 %.

09:00 Publié dans Quincaillerie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jeu, stress, détente, sourire, trucs
23 décembre 2007
Pour le plaisir
Philippe Catherine Pour Noël, je vous souhaite du temps pour les câlins, les longues discussions à réinventer le monde et les petits plaisirs que l’on savoure. Je vous souhaite l'audace d'oublier la course aux cadeaux et le stress d’être parfait devant la famille élargie. Voici quelques liens pour perdre son temps, juste pour le plaisir... Vous n'en pouvez plus de pelleter, de vous faire réveiller chaque nuit par les déneigeuses ou de chercher votre automobile qui a été remorquée ? — Voici un petit jeu adorable qui a la douceur d'une première neige. (Via I love Juju)
Winter Bells(Ce n'est pas pour vous humilier, mais mon meilleur score est de 37 880 points !) (Edit : 69 700 !) Les réunions de famille vous déprime ? Vous ne pouvez plus sentir le Brut 33 du beau-frère ? La dinde de matante Fernande vous donne envie de vomir ? — Faites danser des lutins qui auront le visage de vos proches. (Merci Thomas)
Elf YourselfLa musique de Noël vous donne de l'urticaire ? Vous faites chaque nuit des cauchemars où vous êtes poursuivis par Marie-Michèle Desrosiers, les joues rouge sang ? — Créer vous-même un Noël techno. c'est absolument trippatif. (Via Ni vu, ni connu)
Carnation Xmass Jukebox
00:00 Publié dans Quincaillerie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Internet, lien, jeu, plaisir, musique, rire, hiver
04 décembre 2006
Laboratoire
J’ai fait un rêve. Je suis au volant d’une automobile, avec des passagers. Je ne sais pas conduire. Je n’ai pas de permis. Conduire une voiture ce n’est pas si compliqué, suffit de pouvoir différencier l’accélérateur du frein. Je m’agrippe au volant en me répétant que tout ira bien, que finalement je m’en sort pas mal. À deux reprises, je me retrouve dans la mauvaise voie, mais j’arrive à rectifier le tir et éviter de justesse une collision. À un certain moment, je me rends compte que j’avance en marche arrière, il faut que je me tourne complètement pour voir où je vais. Je fais demi-tour. Devant moi, la route plonge dans une vallée puis monte, abruptement, vers les montagnes. Une voie s’ajoute sur la droite pour les véhicules lourds plus lents. Je sens un peu de panique. Je sais que sur cette route les gens roulent particulièrement vite. Dans le bas de la pente, une voiture de police est postée sur l’accotement. Quelqu’un derrière dit : « Une chance que t’as ton permis. » Mais je sais que je ne l’ai pas. Je suis sûr que les policiers vont le deviner et je ne sais pas comment m’en sortir… J’essaie de voir ma vie comme un laboratoire. Je me dirige de manière empirique, par essais et erreurs. C’est un peu ce que je fais en écrivant ici. Je me rends compte avec le temps que j’ai du talent pour sauver les apparences, aussi bien dans mes textes que dans la réalité. Pour moi, vivre c’est séduire. Je serai baisable à défaut d’être fréquentable. Présentable, à défaut d’être aimable. Souriant, à défaut d’être content. (je ne dis pas heureux, je n’ai pas cette ambition) Pourtant sous le vernis, en ce moment, ça craque de partout. Ce premier Noël que j’affronterai seul sans être malade. (Être malade, ça occupe l’esprit aussi bien que le corps) Le travail où je me suis fait avoir sur toute la ligne, une fois de plus. Ces liens qui demandent tant d’efforts pour se tisser et qui s’étiolent aux premières bourrasques. C’est peut-être ce qui touche, ce gouffre constamment masqué par le charme affiché. Il y a parfois, dans les commentaires, des jugements déguisés sous la gentillesse : « Quand est-ce que tu vas en sortir ? » Ou pas déguisé du tout : « Tu n’as pas le droit d’écrire ce que tu écris, il y a des gens qui te lisent. » (Le voyeur qui dit à l’exhibitionniste, couvre-toi, je te regarde.) Ceux-là, ils sont supprimés, sans préavis. Il y a surtout mes propres jugements cinglants qui se tiennent tranquilles en temps normal, mais qui se déchaînent dès qu’on les taquine. C’est le risque du laboratoire : les réactions en chaîne, les explosions. C’est le travail du laborantin que de faire éclater les atomes instables pour que la matière s’apaise. En blouse blanche et en toute objectivité. Elle est là. La neige. Elle vire sur le vent. Elle court sur le trottoir. Lumière paisible contre le ciel sombre. Je lâche prise. J’abandonne. La vie est un jeu. J’ai envie de traverser le plus de tableaux avant que n’apparaisse le game over. J’arrête de pédaler, un moment, voir où le vent me portera. Je dis non à mon patron, je me permets d’être lâche. Je dors quand j’ai sommeil. Tout le temps. J’observe.
01:30 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : laboratoire, journal intime, gay et lesbienne, écriture, apparences, neige, jeu







