15 septembre 2008
Voter utile III
Jack Layton est le plus chef de parti le plus « cute » au Canada. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j'ai un faible pour les hommes qui ont un accent. Mais ne vous méprenez pas, à la fin du message il conclut en disant : « Votez pour l’NPD ! » et non pas « Votez pour les pédés ! » pfff.
Même s'il a le même accent, Stephen Harper n'a absolument rien d'engageant.
Bye-bye mon cowboy !
Ne votez pas conservateur en octobre 2008, sur Facebook
16:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, canada, Nouveau parti démocratique, environnement, justice, espoir
28 décembre 2007
La valise
Partir pour une autre ville ? Et pourquoi pas ? Ça te fait un peu peur, mais tu sais que cette crainte te fait sentir la vie, intensément. Et puis la barrière de la langue, c’est un détail. Tu t’es toujours trouvé stupide de ne pas arriver à parler anglais. Ne dit-on pas que la meilleure façon d’apprendre, c’est l’immersion ? Et si tu te demandes ce qui te retient ici. La réponse est évidente, et même un peu douloureuse. Le temps est venu de partir. Tu as frappé un mur lorsque tu as reçu la lettre de refus ; cet emploi t’aurait vraiment plu. Et reprendre ton ancien boulot t’a semblé une montagne.
Tu ranges soigneusement dans ta valise un espoir. Tu le gardes pour toi, parce que tu ne voudrais pas passer pour un être dépendant. Mais tu sais qu’il est là. N’est-ce pas beau de tout quitter ainsi par amour ? Tu espères que celui que tu aimes réalisera avec le temps le sacrifice que tu fais pour lui. Puis tu balaies tout ça du revers de la main parce que ça te paraît prétentieux. Tu préfères tes arguments rationnels. Toute la journée, tu les fais défiler dans ta tête. Mais dès que la concentration cède, c’est le rêve qui reprend le contrôle de ta conscience. Toronto et son titre ronflant de ville-reine, ça te fait sourire. Une vie qui repart à zéro. Là-bas, vous serez enfin heureux.
Au cours des dernières années, ta vie s’enlisait dans la grisaille. Chaque saison pesait lourd sur tes épaules. Plusieurs fois, tu aurais voulu voir apparaître une main tendue. Et pour ça, tu aurais tout donné. Il était là et t’avait repéré dans cette micro-brasserie où l’on dégustait des blondes somptueuses. Tu te sentais chez toi dans la rumeur joyeuse de la clientèle, majoritairement étudiante, devant les pièces d’échec laissées sur la table. Il était ambitieux. Il aimait le beau et le plaisir. Pour lui, le bonheur semblait une chose simple et accessible. C’est son sourire et sa chaleur qui t’ont attiré. Tu t’es dit, pourquoi pas ? Et s’il était ma chance de connaître autre chose ?
Tu scrutes tout le temps ses moindres désirs et tu échafaudes des plans de rendez-vous qui sortiront de l’ordinaire. Tu dois avoir l’air ridicule, sur le trottoir mouillé, avec ses gerbes de fleurs sur le bras. Il avait lancé « Celui qui m’achètera des fleurs, je le marierai. » Tu avais fait celui qui n’avait rien entendu. La bruine te fouette le visage et les rafales risquent d’abîmer les tiges. Tu pestes contre le vent, ces fleurs t’ont coûté cher. Il te reste une quinzaine de coins de rue à marcher. Tu les entoures de ton bras en grimaçant et tu presses le pas. Tu as toujours détesté la pluie de décembre.
Tu refermes la valise et tu jettes un œil à ce vieil appartement où tu as mis tant de toi. Les fleurs sont posées dans un vase au centre de la table. Il a dit qu’il était content, mais ça ne se voyait pas trop. Puis il est parti rejoindre Francesca pour aller voir Thomas Fersen et son ukulélé au Latulipe. Tu as choisi de ne pas les accompagner. Tu ne roules pas sur l’or et tout le monde te répète que la vie sera chère à Toronto. Toutes les caisses sont alignées sous la fenêtre. Tu as soigneusement tout emballé pendant qu’il était au travail. Tu ne t’attardes pas aux pièces vides de peur d’y remarquer un regret. Tu as prévu un pique-nique pour la route et tu as fait la liste de tout ce qu’il faudra acheter en arrivant. Tu as donné le fauteuil rouille que ton parrain t’avait offert. Tu t’es débarrassé de ton vieux pupitre, imprégné de souvenirs. Il faut parfois mettre de l’eau dans son vin pour être adulte. Le réveil indique 2h00 et tu ne dors toujours pas. Mille fois, tu t’es retourné entre les draps de ce grand lit vide. Tu fermes les yeux et tu imagines ton avenir. Parce que la nuit est noire et que tu y es seul.
02:00 Publié dans Fictions | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : écriture, nouvelle, amour, dépendance, espoir, solitude
31 mai 2007
L'espoir est une position
Je sens presque ma crasse grésiller sous le soleil de midi. Entre les tables de plantes annuelles, une foule de têtes grises me lançent des questions de botanique pointues : « Ça va-tu au soleil ? Ça va-tu à l’ombre ? Ça va-tu au soleil ? Ça va-tu à l’ombre ? Ça va-tu au soleil ? … » Je suis un peu hébété par toute cette activité intellectuelle. Je me tourne sur ma droite et je tombe sur elle. La Cucaracha. Il s’agit de la directrice de la boîte de communication pour laquelle je faisais auparavant de la rédaction. Courte sur pattes, toujours vêtue de couleurs criardes, elle balaie les alentours avec ses petits yeux de fouine. Précisons que nos relations d’affaires ne se sont pas conclues en bons termes. J’ai encore sur le cœur, tous ces textes pour lesquels j’ai naïvement cédé la totalité des droits pour une bouchée de pain et sur lesquels je tombe régulièrement sur Internet ou dans des feuillets publicitaires.
Professionnel, j’ai le réflexe de prendre un sourire figé et de lui lancer un « Bonjour ! Ça va bien ? » Je n’attends pas sa réponse. Quelques secondes m’ont suffi pour deviner son malaise. Je me tourne sur la gauche et je m’éloigne avec un air affairé. J’ai décidé que c’était l’heure de ma pause. Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Je sais qu’elle habite dans le coin et qu’elle a toujours le nez fourré partout. Le passé revient me relancer jusque dans cet entrepôt. C’est sûrement un signe du destin.
Le soir même, en passant sur cette page pour lire les commentaires, j’aperçois dans les annonces Google au-dessus de la première note, une publicité pour la compagnie de la Cucaracha. Bordel ! Heureusement, le système me permet de bannir certains liens. Ce que je m’empresse de faire. Il n’est pas question qu’elle pose ses griffes sur ma page. Je chasse les fantômes d’un coup de balai.
Au fil de la semaine, je me suis enfoncé dans une nappe de brouillard. Ma recherche d’emploi ne débouche pas. Ma dernière relation est un flop. Je me suis dégoté une jobine que je n’aime pas du tout. Le salaire minuscule me permet tout juste d’arriver en me nourrissant de pâte alimentaire et de gruau. Les factures s’accumulent. Un soir que j’étais particulièrement excédé, mon imprimante a décidé d’en rajouter et s’est mise à déchirer le papier. J’ai l’impression que je ne sortirai jamais de cette période noire. Lorsque j’ai peur ou que j’ai mal, je me referme comme une huître. Je tourne mes yeux vers l’intérieur, je ne vois plus rien d’autre. Ça devient obsessif. Je m’isole et je suis complètement fermé. Je gronde en tournant en rond, comme un fauve dans une cage.
Soir après soir, je poursuis mes démarches de recherche d’emploi sans trop y croire. Puis, un après-midi, le téléphone sonne. Un éditeur à qui j’ai écrit est à l’autre bout de la ligne. Je tiens le combiné loin de ma bouche pour qu’il n’entende pas que je perds de souffle. Il n’a rien à me proposer, mais il est sympathique et me dit qu’il est très ouvert aux projets que je pourrais lui soumettre. Quelques heures plus tard, je fouille la Toile avec un peu plus de motivation. Je tombe sur une nouvelle offre d’emploi au Jardin botanique. J’ai exactement la formation et l’expérience exigées pour le poste. Je me dis que c’est peut-être possible. Il me reste deux jours pour postuler.
Mercredi soir, chez le Viet, je commande un sauté de poulet aux arachides. GP et le grand sont assis sur la banquette face à moi. Ils n’arrêtent pas de déconner. Ils regardent les gars passer, la bouche ouverte, de la bave aux coins des lèvres. Devant leurs fous rires, leurs mauvaises blagues de cul, j’ai l’air d’un bloc de glace. Mais comme ils ne s’en formalisent pas trop, je me laisse un peu aller à sourire. Il était grand temps que je fonde un peu. Je commençais à étouffer. Il faut que je me force à soulever le couvercle parce que je ne tiendrais pas. Et en plus, si une occasion se présente, je risque de la rater si je reste complètement fermé. Sur le comptoir près de la caisse, un bouddha danse, les baguettes en l’air, en exhibant son ventre. Devant le restaurant, ça sent l'orage et le lilas. Comme un adepte des arts martiaux, je dois prendre la position appropriée pour saisir la chance quand elle passera. C’est ce que je me répète en rentrant chez moi. Et comme pour appuyer cette idée, mon imprimante se remet à fonctionner et imprime docilement les formulaires de demandes d’emploi dont j’ai besoin pour le lendemain.
23:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, gay et lesbienne, écriture, travail, emploi, chance, espoir
20 avril 2007
Entre le gris et le bleu

« I love you + or – », Élodie Lachaud
Tirage photographique sur papier métal, diasec, aluminium et chassis, acrylique.
De l’exposition en ligne Artists4life, l'un des projets de l'organisme Dessine l'espoir.
Je sors de la douche. J’hésite entre le chandail bleu et le gris. Ça a son importance. Je vais le rencontrer pour qu’il m’annonce que c’est terminé entre nous, mais je ne ferai rien pour lui rendre la tâche plus facile. Parfum. Pommade pour les cheveux, mais pas trop. J’opte pour le gris, plus austère.
Il est calme. Trop calme. Je me dis qu’il doit être soulagé parce qu’il a pris une décision. Les derniers jours ont été houleux. Pendant que la neige, la grêle, la pluie et les vents violents se succédaient au-dessus de nos têtes. J’ai dû encaisser son ambivalence, ses replis, ses emportements. Je veux bien que les choses soient intenses. Mais trop, c’est comme pas assez. Dans la vie, j’aime être au-dessus de mes affaires, avoir du recul. Être celui qui contrôle la situation, qui voit venir les dénouements. La colère, je connais. Je m’y complais peut-être.
Je ne comprends pas ce qui se passe. Assis face à moi dans le canapé, il me sourit. Il a l'air heureux. — « Tu te rends compte, j’ai menti à mon meilleur ami. J’ai dit mot pour mot que c’était terminé que j’allais t’oublier, que j’allais passer à autre chose. Mais intérieurement, je vis tout le contraire. » J’ai cru son sourire. Il aurait pu dire n’importe quoi. « Toute la journée, j’ai pensé à toi, j’étais de bonne humeur. C’est fou, tu me fais du bien. »
Lui : — « C’est peut-être l’attrait de l’interdit. T’es comme un fruit défendu. »
Moi : — « Un fruit défendu ? »
Lui : — « J’ai l’impression que je ne peux plus m’en passer. Je me dis un jour de plus, puis un autre, puis encore un autre... Tu vas m’avoir à l’usure. »
Moi : — « J’ai rien contre l’idée… »
Il m’a eu à l’usure. L’ambivalence, c’est usant. Je l’ai cru, après un bain trop petit et une nuit enlacés. Je suis stressé en ce moment, j’ai accepté une jobine en attendant parce qu’il faut bien manger. Je n’ai plus un sou. Je trouve sa voix sur le répondeur. Il dit qu’il voudrait me parler ou me laisser un message sur cette page. J’ai eu l’idée lumineuse de lui montrer le blogue. Je ne comprends pas vite. Je suis d’une stupidité à toute épreuve. Tout ce qui est publié ici sera retenu contre moi. Je tisse la corde qui me pendra.
Lui : — « Comment tu te sentais quand tu es parti ce matin ? »
Moi : — « J’ai pensé à toi toute la journée, je te cherchais. »
Lui : — « Il m’est jamais arrivé quelque chose comme ça... ...Je suis terrorisé. Mon meilleur ami m’a dit : si ça t’arrivait tu virerais fou... ...T’es quelqu’un d’extraordinaire, tu mérites mieux que moi. Je suis pas assez fort. Je ne suis pas capable. Tu sais, c’est pas facile de faire ce que je fais... »
Je ne dis pas que je m’en fous que ce soit pas facile. De toute façon, il parle sans arrêt. Je ne peux pas placer un mot. Je ne sens pas de peine. Elle est masquée par la colère. J’ai déjà pleuré plus qu’il ne le faut. Des paysages d’hiver qui durent jusqu’au mois d’avril c’est un peu trop. Il n’y a plus rien de beau dans la neige. C’est froid, sale et humide. Son poids a provoqué des pannes d’électricité un peu partout. Il y a eu un moment de bleu entre les moments gris, rien de plus. Rien qu’un peu de bleu. Moi je suis gris. Gris de colère. C’est de la tempête que j’ai dans le sang. Je regarde au loin. Lire vos mots, vos histoires, me fait du bien...
Puis, le lendemain, il me rappelle, le vent a tourné à nouveau. J’ai du mal à le suivre. J’ai du mal, tout court. Je lui dis. Je comprends que ce n’est pas facile de recevoir une telle nouvelle, mais moi, je suis un peu assommé, étourdi. Il n’y a pas d’urgences et je voudrais juste un peu de douceur. Je lui propose de prendre quelques jours de répit pour y voir plus clair.
Le téléphone sonne à nouveau quelques minutes plus tard. « Salut, c’est encore moi. Je voulais te dire que j’ai pris une décision. Je changerai plus d’idée. Je vais sûrement avoir des downs, avoir peur parfois, mais je vais vivre avec. Je suis certain, la vie c’est trop court. Je peux pas passer à côté de toi comme ça. Je suis prêt à franchir une nouvelle étape. » Je lève un sourcil avec un peu d’appréhension. « J’ai encore jamais dormi chez toi... Tu m’invites ? » — « Pas ce soir, J’ai besoin d’être seul. Mais demain, je veux bien. »
Au diable le printemps, on bascule tout de suite dans l’été. La neige épuisée s’est éclipsée pendant la nuit. Le vent s’est tiédi et le soleil est impérieux. Dans l’autobus, une étudiante aux longs cheveux bruns s’appuie à la barre au-dessus de moi. Elle serre un livre de physique entre son décolleté et son nombril. Mon premier nombril de l’été. Il y a trop de bleu dans le ciel. Après une overdose de soleil et d’oxygène, la ville se prend pour Hollywood. J’aime bien le bleu, mais aujourd’hui, je lui trouve un petit air louche. J'ai peur. Et juste entre nous, j'ai pas mal plus peur du bleu que du gris...
01:00 Publié dans Carnets du coeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, gay et lesbienne, vih, divulgation, amour, espoir, positif
02 septembre 2006
Bilan (note ennuyeuse II)
Quitte le nid, si tu y est bien
Gagne la mer, si tu es goéland
Défends tes droits, surtout droit à l'erreur
Sois l'eau qui porte le radeau en dérive
Félix Leclerc
L’été s’achève. Bientôt, les files d’outardes vont traverser le ciel vers le sud. Qui sera le premier à les voir ou à entendre leurs chants de voyage qui ressemble à des klaxons ? En fait, elles vont souvent dans toutes les directions et on se demande parfois si elles ne sont pas perdues.
J’habite seul, pour la première fois de ma vie, depuis cinq mois. Je suis parvenu à garder l’endroit salubre et il m’arrive même de cuisiner. J’ai mis en terre quelques boutures qui feront un peu d’oxygène cet hiver. Je n’ai toujours pas fait la pendaison de crémaillère que j’ai annoncée à tout le monde, depuis le 1er mai. J’ai fixé une date, pour me mettre de la pression un peu. Je suis toujours endetté, mais moins que je le croyais. Le voyage à New York a coûté moins cher que prévu.
Je suis sous tri-thérapie depuis huit mois. J’ai été tellement pris par le travail que je ne suis pas retourné courir sur les pistes du parc Maisonneuve. Mon abonnement au centre sportif du stade se termine dans un mois. Je suis parvenu à rester au travail, à ne pas partir en claquant la porte, en gardant en tête le projet de prendre de l’expérience pour trouver mieux plus tard. J’ai visité le chantier d’un aménagement que j’ai dessiné au début de l’été. Les clients, un couple dans la cinquantaine, m’ont dit de ne surtout pas changer de domaine.
Une nouvelle amitié, bien réelle, est née de commentaires virtuels. On n’arrive pas à se voir très souvent, chacun est trop pris par sa vie. Je n’ai pas revu mon ex dernièrement et je n’ai pas vu mon chien depuis plus d’un an. Mais j’ai réussi à mettre le vidéo qu’il a fait sur youtube et à l’envoyer à ma sœur et ma mère.
Je suis allé souper hier soir avec J et D au Mikado, pour célébrer le fait que J est passé du statut de stagiaire à celui d’employée. Elle travaille dans une tour du centre-ville ou la climatisation est tellement efficace que les travailleurs ont chacun une chaufferette portative dans leur bureau. On a bu un pinot blanc.
Je pensais voir Axel après le souper. J’avais choisi une chemise bleu délavé avec des fleurs sur le devant. Elles m’ont regardé avec un air dubitatif. J a dit : « Elle a l’air drôle ta chemise. » C’est mon destin, ces jours-ci, d’apprendre l’humilité.
J’ai réussi à ne pas tacher la chemise dans trois moments critiques. Quand j’ai échappé la tempura de courgette dans le plat de sauce soya. Le mur a été éclaboussé, mais pas moi. Quand j’ai essayé de mordre le sushi de pétoncle et qu’il s’est décomposé et que j’ai été pris d’un fou rire.
J’ai vu hier soir le pire spectacle de travesti de toute ma vie. Le Sky show. Ils étaient laid, dansaient mal, les lèvres n’étaient pas synchro. Dans les moments forts des chansons, ils faisaient des crises d’épilepsie. Inoubliable. J’ai ri aux larmes en me retournant vers le bar, pour ne pas qu’ils me voient.
Pendant la troisième chanson, une bagarre a éclaté à quelques mètres devant nous. En quelques secondes, ils s’engueulent, se lèvent, s’empoignent, puis, une mêlée nous pousse sur la gauche, du verre brisée, une giclée de sang qui tombe à mes pieds (ma chemise est toujours intacte) C’est celui qui a voulu les séparer qui a été frappé au visage. La flaque de sang s’élargit sur le plancher. Le gars devant moi se retourne le bras couvert de sang pour me demander des serviettes de papiers. J’en trouve trois paquets sur le bar. J’ai peur que J perde connaissance. The show must go on. Popline et ses danseurs se démènent sur la scène pendant que la sécurité ramasse les débris. Il/elle, c’est une professionnelle. Mais on décide de changer d’endroit.
Finalement, je n’ai pas revu Axel. J’ai senti de la déception. Et curieusement, j’étais surpris et content d’être déçu. Je pratique mon accent espagnol « es un poco frio. », « bien. y tù? », « me gusta tù ; tù me gusta ; tù gusta me » j’ai un peu de mal avec la syntaxe.
Depuis le début de ce blogue, j’ai écrit 65 notes. J’ai les yeux larmoyants à cause du rhume des foins, J’ai inséré dans ce texte trois hyperliens afin d’être un blogueur narcissique et non pas un simple diariste narcissique. Les temps de verbes de ce texte ne sont pas cohérents, il y a des répétitions et 17 verbes incolores, je l’assume et je dis : « vive la masturbation intellectuelle ».
11:54 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, gay et lesbienne, bilan, chiffre, espoir



