10 février 2008

Les choses II



À voir !
Le film complet : Free Range Studios
La suite sur Youtube est ici...

17 novembre 2007

Les choses

Avant que ce blogue existe, j’écrivais sur du papier des bouts de journal. Souvent, les trois quarts des cahier restaient vides. Je garde tous ces carnets, les lettres, les cartes de fête. Je n’ai jamais été très matérialiste. Je n’accumule pas les objets. J’ai adopté (pas toujours volontairement) les préceptes de la simplicité volontaire. On dit que les écrits restent. C’est le cas, dans ma vie en tout cas. Désormais, mes notes sont stockées sur un serveur quelque part en France. Ça libère de l’espace dans mes tiroirs et ça me convient.

Dans mon quotidien par contre, les objets ont le dessus. La vaisselle s’amoncelle sur le comptoir, mon bureau croule sous les livres, les notes et les dictionnaires. Les vêtements couvrent chaque meuble de ma chambre. Le capharnaüm qui règne habituellement chez moi me rassure. Le désordre comble le vide et il étouffe la solitude. Il me sert également à la justifier. Orgueilleux comme je suis, il est hors de question que j’invite qui que ce soit chez nous. L’appartement est sans dessus dessous. Mon bordel me protège, comme un cocon.

Je suis tombé récemment sur le blogue de Sophie Legault, organisatrice résidentielle. Dans sa note du 8 novembre, elle explique que les souvenirs matériels qui envahissent notre espace sont des liens qui nous entravent et nous empêchent d’avancer vers l’avenir. Ils nous tirent constamment vers le passé. Elle a sûrement raison. Mais bien souvent ces liens m’ont été utiles pour retrouver mon chemin. Dans les moments les plus noirs de ma vie, j’aime retrouver des traces des épisodes plus lumineux. Lorsque la solitude devient obsédante, lorsque vraiment ça ne va pas, j’ouvre une vieille boîte, je relis des mots d’amour ou d’amitié. Et des sourires reviennent me tourner autour.

Depuis environ une semaine (en fait depuis la soirée de vendredi où j’ai de nouveau croisé le cowboy), je me suis mis au grand ménage. Actuellement, tout est en ordre. Et le vide, je le reçois à chaque instant en plein visage. L’ampleur de la solitude devient évidente. Je suis angoissé. Je dors mal. C’est un combat de tous les instants pour ne pas laisser mes affaires m’envahir à nouveau. Mais je tiens bon. Une minute à la fois, j’affronte ce vide visible. J’ai la patience de remettre à sa place chaque objet effronté. Je me dis qu’à force de ténacité, l’ordre deviendra plus naturel. Et si la nature a horreur du vide, elle n’a qu’à le combler, c’est son travail. Moi je ne veux plus vivre emmitouflé dans mes souvenirs.

Je peux donc circuler librement. Les caisses de paperasse dorment dans les placards. Ils sont toujours là, en cas de besoin, si la solitude devient trop pressante ou si le vide m’obsède. Je me suis demandé comment je me sentirais si un incendie ravageait mon appartement et que tous ces souvenirs disparaissaient. Ma première réaction serait sûrement la panique. J’ai des frissons, juste à y penser. Mais au-delà de la peur, je pressens une légèreté, une libération en quelque sorte. En tous cas, je poursuis mes expériences d’ordre extrême (dans mon cas, un appartement en ordre, c’est un sport extrême), on verra bien ce qui adviendra. Le cow-boy me fait vivre pas mal de houles en ce moment, il ne faut surtout pas que je lâche la barre.

16 décembre 2006

La jungle a ses chaînes

La blogosphère a ses dangers. On s’y aventure à ses risques et périls. Ces derniers temps, deux amazones, une blonde et une brune m’ont balancé des chaînes. Je suis un ancien scout et ma ruse n’a d’égale que ma connaissance des nœuds. Alors, afin de confondre Claudine et Isabelle et me venger en quelque sorte, j’ai emmêlé leurs chaînes et je vais tenter de répondre plus vite que mon ombre. Je suis gentil, c’est vrai, mais il ne faut pas me chercher…

7 choses à faire absolument avant de mourir :
Vivre intensément et dire toutes les nuances
Dormir un peu
Manger des babas au rhum, des poutines et des sushis
Avoir trois orgasmes en ligne simultanément avec un amant (on a bien le droit de rêver)
Remonter le Gange, le Nil et l’Amazone jusqu’à leurs sources
Apprendre à dire non
Apprendre à dire je t’aime

7 choses que je fais très bien :
L’amour
Le poulet aux olives
Me plaindre
De l’insomnie
Dessiner
Écrire des cartes de Noël
Séduire des filles, juste pour voir si je suis capable

7 choses que je ne fais pas :
Faire l’amour avec une fille
Procréer
Mentir (sauf des petits mensonges blancs pour faire plaisir)
Chasser
Mettre de l’argent de côté
Porter des bas blancs
M’épiler

7 choses que je dis souvent :
Oui.
Cool !
OK
Calvaire ! (Pourquoi j’ai dit oui ?)
Est-ce que je te dérange ?
Fais attention à toi.
Rien (je me tais souvent)

7 choses les plus weirds à mon sujet :
Mon nom de totem est Élan espiègle
J’ai eu les cheveux bleus, j’avais besoin d’attention
J’ai déjà mangé des sauterelles sur le BBQ
J’ai mangé des chenilles en bruschetta
J’ai déjà défoncé le tapis d’une table de billard
J’ai volé du vin dans un monastère
J’ai souvent l’âge mental d’un garçon de 17 ans

7 choses qui m’attirent chez le sexe opposé :
Leur intelligence
Leurs frères
Leurs fils
Leurs maris
Leurs petits copains
Leurs crèmes de nuit
Leur côté masculin
(J’ai hâte de voir les réponses d’Indilou !)

7 personnalités pour qui j’ai un faible :
Colin Farrel, pour les fesses
Jude Law, pour ses bras et son accent
Mado Lamothe, pour l’ambiguïté
Céline en entrevue, pour l’innocence
Marie-France Bazzo, animatrice, pour la curiosité
Alexandre Despatie, maître plongeur, pour l’ensemble de son corps
David Suzuki, visionnaire, pour sa vision, justement
Jacques Languirand, parce que je rêve qu’il soit mon grand-père

7 Blogueurs qui doivent absolument se dépêtrer avec ces chaînes :
La mouche, un garçon charmant qui n’a pas écrit de notes depuis le premier octobre
Fabien, qui écrit de très belles notes, mais trop peu souvent
Le bleu du Ciel qui a fait ses adieux à la blogosphère
Mike qui n’accepterait jamais de répondre à un questionnaire, mais qui fait des films qui me font pleurer parfois
GP parce que je m’appelle Élan espiègle
Marc parce que je suis curieux de ce qu’il en fera.
Le berger qui lancera sous peu son propre blogue (lien à venir)

Voilà les filles. Mission accomplie. Qu’est-ce que je ferais pas pour vous plaire… ;-)