26 avril 2009
J'étais là
J'adore Zazie. Cette fille-là est tout simplement géniale...
Je me sens tellement souvent comme ça...
19:09 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, zazie, clip, merci florian
02 février 2009
Brèves
Les trois marmottes canadiennes : Wiarton Willie (Ontario), Shubenacadie Sam (Nouvelle-Écosse) et Balzac Billy (Alberta) ont aperçu leur ombre en sortant de leurs terriers. Elles ont pris peur, bien entendu. L’hiver va donc durer encore six semaines ce qui nous mène jusqu’à la Saint-Patrick. (Statistiquement, les marmottes se trompent une année sur deux, comme toutes les miss météo, d’ailleurs.) Ce matin, le ciel est d’un bleu éblouissant et cet intermède printanier fait beaucoup de bien. Hier, en revenant du gym, j’ai fait tremper mon kit d’entraînement à l’eau froide puis j’ai lancé le cycle régulier de la laveuse. Mon Ipod était resté dans la poche de droite. J’étais catastrophé, quand je l’ai retrouvé dans le tissu détrempée. Je l’ai laissé séché toute la nuit puis je l’ai branché ce matin. Il fonctionne toujours ! Conclusion : les Ipods sont submersibles et plus fiables que les marmottes.
Dans mon Ipod, justement, (ainsi que dans le premier lecteur de la colonne de gauche) j’ai un coup de cœur (jeu de mots facile) pour les chansons de Béatrice Martin, aka Cœur de pirate. Elle possède un réel talent pour les mélodies et elle manie avec un plaisir contagieux la musicalité des mots. Je ne peux m’empêcher de me demander quel âge elle a. On la croirait à peine sortie de l’adolescence... À écouter de près, sans modération.
09:33 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marmotte, ipod, météo, rien à dire, chanson, musique, québec
05 janvier 2009
Mission Apollo
Il y a trop de talents par ici. En quelque part, ça me donne un break de moi-même. Et cette censure par omission me plait assez. Cette chanson, découverte via Bande à Part, je l'ai écouté au moins des milliards de fois. Pendant que l'autobus s'engage sur la croûte glacée, moi, je me perds dans le ciel polaire, en quête d'une étoile, sur la voix d'Alexandre.
Mission Apollo, Alexandre Désilets
Remixée ici par Thomas Lapointe, alias Nosphératom des 2 Tom
Alexandre Désilets fera sa rentrée montréalaise au Club Soda, le 26 février à 20 h.
Billets disponibles sur www.ticketpro.ca
23:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, baume, hiver, j'aime, alexandre, désilets
29 décembre 2008
Léger
Premier jour. Premières heures de répit après des jours trop chargés. Les fêtes de Noël soulèvent des vagues de nostalgie, d’émotions contradictoires, dans ma vie comme au travail. Tout cela sur un bruit de fond assourdissant des publicités et de la fièvre de la consommation. La pluie verglaçante et les vents violents sont passés sur la ville. Ce matin, un soleil timide cherche les quelques traces de neige encore intacte. Entre Noël et le Premier de l’an, j’ai enfin du temps libre pour laisser décanter tout ce brassage des derniers jours.
Les chansons de Noël ont été tellement reprises et utilisées à des fins commerciales qu’elles ont perdu toute saveur. C’est un genre galvaudé ou bien des artistes se sont cassé les dents. Proposer un album de chansons de Noël originales était audacieux. Pari réussi pour Maryse Letarte. Je ne la connaissais pas. Après avoir entendu quelques-unes de ses pièces, j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur sa musique : Anges de neige, Maryse Letarte, premier lecteur dans la colonne de gauche.
J’en profite pour vous offrir mes vœux pour la nouvelle année : de la santé pour avoir le regard clair et ne rien manquer de l’effervescence de la vie, de la tendresse pour traverser les jours et les nuits et du désir.
12:16 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, baume, hiver, noël, québec, j'aime
18 décembre 2008
Avertissement
Je ne veux pas vous conter de peurs, mais si vous appuyez plus d’une fois sur le bouton play du troisième lecteur de gauche (Le présent), vous risquez d’avoir la même toune dans la tête, pour le reste de la semaine. Vous êtes des adultes, je présume. Je vous aurai prévenu : le risque croit avec l’usage...
Il s’appelle Francis Roberge. Il entame la trentaine et n’a pas encore fait d’album. Percussionniste de formation, il a été finaliste du Festival de la chanson de Granby, en 2007. Il n'y a pas gagné de prix, mais s'y est fait remarquer. « Sauvage et inspiré », « un talent encore vert, mais un talent » a écrit Francis Hébert du Blogue chanson. Dans cette grande noirceur de décembre et ces tempêtes de vide existentiel, rien de tel qu'une chanson tendrement fignolée.
00:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, chanson, baume, hiver, québec, j'aime, francis
19 octobre 2008
Laide
J’avais passé la soirée, barricadé dans un party, dans un appartement du village. Des latinos dans la vingtaine, amis d’amis. Les barrières de la langue et de l’âge s’ajoutaient à la fatigue de 14 jours de travail en ligne. C’était l’anniversaire de GP. J’étais là pour faire plaisir. Je souriais pour ne pas gâcher l'ambiance même si j’avais envie de partir. Au moment où tout le monde avait l’air de s’amuser, je me suis éclipsé sans dire bonsoir. J’avais besoin d’air. La nuit était froide. Je devais marcher sur Sainte-Catherine pour me rendre jusqu’au métro. J’avançais à grands pas à travers tous ces gens qui allaient faire la fête. J’ai croisé Ziggy. Il riait, sa main dans la main d’un homme. Il ne m’a pas vu. Un jour, je verrai Mister Right en train d’enlacer un autre homme. Ou le cowboy en train de rire dans un café, en tête à tête. Et je marcherai un peu plus vite vers le métro, parce qu’il fait trop froid. J’avais un refrain de Jean Leloup dans la tête : « Laide, laide. Comme la vie est laide, laide ! »
Jean Leloup, La vie est laide.
J’avais du mal à avancer, il y avait de plus en plus de monde sur le trottoir. Moi j’avais les yeux tournés vers l’intérieur. Un attroupement s’était formé devant un bar. Un bar louche qui se donne des airs chics. En me faufilant dans la foule, j’ai aperçu des jambes étendues sur le trottoir. Des mollets forts, des talons hauts. Un corps recouvert d’une bâche. Près de la tête, un policier à demi agenouillé criait « code 902 » dans une radio. J’ai détourné les yeux. Je ne voulais pas en voir plus.
Une idée tordue m’a torpillé le cœur. Où je travaille, nous hébergeons une femme séropositive qui a été violentée par son conjoint. Pour des raisons de sécurité, toutes les informations à son sujet doivent rester secrètes. Mais elle est isolée, elle s’ennuie. Elle vit dans une chambre avec un matelas, une télévision. Elle va marcher dans le village gai. Elle dit que les gens sont gentils. Elle parle beaucoup. Elle a revu son ancien réseau d’amis, un homme en particulier, qui les connaissait, elle et son ex-conjoint. Et l’inquiétude a gagné toute l’équipe.
Un après-midi, elle m’avait dit : « on n’a pas de cœur, hein ? » Je lui avais demandé pourquoi. « En ce moment, j’aurais envie de retourner avec lui… » J’avais dit « c’est peut-être pas parce que t’as pas de cœur… C’est peut-être que t’en as beaucoup. » Il y avait eu un moment de silence. Elle s’était mise à pleurer puis à déballer son histoire. Famille d’accueil, agressions sexuelles, fugues, alcool, milieu criminalisé, conjoint violent. Je ne la suivais pas toujours, c’était décousu et ses paroles étaient souvent incompréhensibles. Ce n’était pas important. Elle avait besoin de raconter. Elle revenait toujours à son chat. Un petit chat blanc, qui ne ferait pas de mal à une mouche, qui n’avait même pas de griffe. Le poil blanc, tout doux. Elle avait dû le laisser à un voisin, pour venir ici. Et elle pleurait. « Une p’tite boule d’amour, t’sais là… Si au moins j’avais ça !» Elle me fixait les yeux rougis, le visage crispé par la douleur « Qui c’est qui va s’en occuper ? Hein ? Qui ? »
En me retournant pour ne pas voir le corps, j’ai aperçu un homme sur le côté d’une voiture de police. Il était ivre et il criait. Il s’appuyait sur la voiture pour ne pas tomber, encadré par deux policiers. Je ne voulais pas entendre ce qu’il criait. Je voulais arriver au métro. J’avais froid, juste froid. Il y avait des spectateurs qui semblaient fascinés par le spectacle. Il y avait des gens qui riaient. Je ne voulais pas pleurer dans le métro, mais ça pleurait quand même. J’ai trouvé une vieille napkin dans la poche de mon manteau. Je me suis réfugié au fond du wagon désert. Je suis entré chez moi comme un zombie. Je me suis enroulé dans la couette. J’ai serré un oreiller. Le lendemain, j’ai téléphoné anxieux pour prendre les messages au bureau. C’est mon week-end de garde. C'est à dire que je trimballe le portable et je prends les messages à tous les jours. On n'a pas les ressources pour payer quelqu'un en permanence. J’avais peur de tomber sur un appel de la police. Mais il n’y avait rien.
Et puis je me dis que je suis ridicule. Ce n’est peut-être pas elle. Juste un mauvais hasard, même quartier sale, même semaine pourrie. Juste la nuit qui est un peu froide. C’est rien qu’un cadavre déjà un peu raide, un corps de femme, tuée par un homme. Il doit y en avoir tous les jours, partout dans le monde. Des centaines peut-être. Suffit de regarder les bulletins de nouvelles. Et tout le monde s’en fout. Et tout le monde fait comme si de rien n’était. Et je me demande ce qu’ils font des corps dont personne ne veut. Et je devrais peut-être changer de travail. Et que la vie est laide, laide.
18:00 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, nuit, mort, hiver, ville, laide, chanson
20 septembre 2008
Voter utile IV
La culture sous le gouvernement Harper.
Fuck !
(via Dominic Arpin)
11:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, élection, conservateur, chanson, humour, culture, art



