06 septembre 2009
Récolte d'automne
Le nouveau blogue est en chantier. Les travaux sont plus longs que prévu. Mais le tout devrait être prêt avant l’hiver. En attendant, je cours après ma vie et je croque dans l'été tardif. À bientôt...
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04 avril 2009
Les livres et moi
« La tague littéraire : c'est plus intello qu'une tague ordinaire et ça se glisse bien dans une conversation de sous-sol. » Crispi et Jo ont lancé l’épidémie. Le beau Nitram me l’a refilé…
1. Coins cornés ou marque-page ?
Les deux, parfois en même temps. J’ai une collection de signet, mais ce n’est pas une religion.
2. Un livre en cadeau ?
C’est le cadeau idéal. En cas d’erreur, ça se refile bien à quelqu’un d’autres. En plus c’est facile à emballer.
3. Lis-tu dans ton bain ?
Quelques livres gondolés prouvent que j’ai tenté l’expérience. Des livres de pop-psycho américaine qui affirmaient la nécessité de se dorloter, de s’aimer soi-même et de dire « oui » à sa lumière intérieure. Je les ai mis au recyclage, depuis.
4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Oui, mais je ne sais pas si j’y arriverai un jour. Trop perfectionniste.
5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
J’aime les plaisirs qui durent. Les œuvres longues permettent d’étoffer les personnages et de développer leurs nuances. J’ai pleuré en terminant la trilogie À la croisée des mondes de Philip Pullman. Je ne voulais pas que ça finisse.
6. As-tu un livre-culte ?
Ado, c’était Bilbo le hobbit de Tolkien, pour la puissance d’évocation des descriptions. Ça été mon premier voyage entre les serres d’un aigle au-dessus des montagnes. Et mon premier repas de lapin cuit sur un feu de bois avec une gang de nains.
Puis, il y a eu La vagabonde de Colette, qui m’a donné envie d’écrire et d’aimer.
Et enfin, Une année à la campagne de Sue Hubbell, qui décrit, en quelque sorte, la vie dont je rêve pour mes vieux jours.
7. Aimes-tu relire ?
Oui, avec un peu de culpabilité : il y a tant de livres à lire. Si le livre est bien écrit, il me charmera encore. C’est un genre de test ultime.
8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?
C’est comme rencontrer les lecteurs d’un blogue, très intimidants, mais il faut passer par-dessus la gêne.
9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
C’est difficile. Il n’y a rien comme la rencontre des mots et d’un lecteur. Je vois ça comme de la promo.
10. Comment choisis-tu tes livres ?
Je suis à l’affût des critiques, des commentaires, des entrevues d’auteurs, sur le Web, à la radio, dans les journaux. Ensuite ça se passe sur les rayons, c’est l’objet livre qui m’interpelle : couleur, texture, format, texte de la couverture arrière. Et puis, je suis chauvin, les auteurs québécois ont toujours priorité.
11. Une lecture inavouable ?
Les nouveaux mecs de Ralph Konig, relues plusieurs fois.
12. Des endroits préférés pour lire ?
En hiver : entre une couette et un oreiller. En été : sous un arbre. Au printemps ou à l’automne, dans un train qui glisse sur une plaine. En juin prochain, les orteils dans le sable d’une plage de Barcelone.
13. Un livre idéal pour toi serait ?
Une histoire solide et complexe. Un texte qui m’accroche par tous les sens, qui va dans toutes les directions, du trivial au sublime, qui me surprend, me déroute et m’amène ailleurs. L’impression que l’auteur m’a offert une partie de lui.
14. Lire par-dessus l’épaule ?
Chaque matin, je snobe les camelots qui distribuent les journaux gratuits. (Les journaux gratuits, c’est pas écolo. Et puis des journalistes, ça se paye.) Une fois dans le train, je ne peux m’empêcher de zieuter les potins sur les blondes fadasses d’Hollywood.
15. Télé, jeux vidéo ou livres ?
Le livre termine ma journée, c’est un rituel intime, rassurant, qui me met en lien avec des générations de lecteurs et d’écrivains. Sur une île déserte, perdu en forêt, ou pendant une panne d’électricité, rien ne bat un livre. Le Web a supplanté la télévision et les jeux vidéo ne m’intéressent pas.
16. Lire et manger ?
J’ai des livres tachés qui en font foi : Je suis gaffeur. En mangeant, je me contente de journaux, de magazines ou bien de livres de cuisine qui portent déjà la marque de l’huile d’olive, de la moutarde de Dijon ou du beurre d'arachide.
17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Avec les bruits de la ville, de la campagne ou de la mer en fond sonore. S’il y a de la musique, elle doit être assez neutre et dénuée de mots.
18. Lire un livre électronique ?
Il faudrait vraiment que je sois mal pris. J’ai besoin de l’objet de papier, avec sa texture, son volume et son poids, qui lui donne une personnalité. J’ai besoin du contact tactile. J’aime la liberté de sauter un passage, de choisir une page au hasard, d’un seul geste.
19. Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?
Ça dépend des livres et des périodes de ma vie. J’ai abandonné L’assommoir de Zola et Soifs de Marie-Claire Blais. Ils dorment dans ma bibliothèque. Lignes de faille de Nancy Huston m’a donné du fil à retordre. Après trois essais, je suis venu à bout à m’accrocher aux personnages. Et ça en valait vraiment la peine !
20. Qu’arrive-t-il à la page 100 ?
On ne le sait jamais, c’est ce qui fait le plaisir d’un bon livre. Mais si je n’ai pas été harponné à la page 100, le pronostic n’est pas bon.
21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?
Le secret, ça pourrait changer sa vie ! ;-) (J’en ai un exemplaire à donner.)
Je donne la tag à Eva sur son divan, à Patrick, Marc et à Kitty, ainsi qu'à tous ceux qui en ont envie !
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03 mars 2009
La face cachée
Je dois tuer ce blogue. C’est lui ou c’est moi. J’ai bâti patiemment, une image pour plaire. Une image qui n’est pas moi. Oui, je n’ai raconté que des faits réels. On peut dire ce que l’on veut avec la réalité. J’ai mis du temps à le comprendre.
En exagérant à peine, je peux dire que j’en suis venu à vivre pour écrire, alors que c’est le contraire que je désirais. Par moment, ma vie devient une mise en scène pour plaire à une poignée de lecteurs. Il y a plus de gens qui s’intéressent à moi ici que dans la vraie vie. Un spectacle vide de sens, une danse de squelettes cliquetants, grossièrement maquillés. « Get a life ! », que je me murmure, méprisant, quand je croise mon regard dans un miroir. Il m’arrive de trembler quand l’ordinateur est éteint, au cœur de la nuit. Je n’ai pas peur de la mort. J’ai peur de la fin de la vie. J’ai peur de mourir avant d’avoir vécu.
Même dans la vraie vie, je traîne cette image dans laquelle je m’empêtre. Cet handsome guy, généreux, idéaliste, tente de m’étouffer chaque nuit avec des oreillers. Il s’interpose constamment entre moi et les autres. J’écris, mais le cœur n’y est pas. Le cœur est ailleurs, hors de ma vue, bien loin de ma propre vie.
Dans un carnet, j’ai retrouvé des mots publiés ici le 25 mars 2008 :
« Les premiers mots ont franchi tes lèvres
Dans une procession silencieuse
Des mots étouffés qui éclatent dans tes prunelles
Un jardin qui mûrit et qui fane
Dans une prison de verre, scintillante. Mais rassure-toi, j’ai tout entendu
J’ai tâté chacune des faces de ton silence
Et la Terre qui tournoie a fait glisser les foules
Comme s’avancent les continents
Nos âmes en lambeaux, battus par le vent
Se croiseront bien un jour. »
Je me déteste d’avoir imaginé tout ça et de l’avoir plaqué sur la réalité. La réalité, je m'en souviens, c’est qu’il me regardait comme on détaille une pièce de viande, un tas de muscles et de chairs sur lequel on s’apprête à éjaculer. Il m’en a fallu de l’énergie pour y mettre des couleurs, pour y ajouter de la sincérité, pour nier la vérité.
Ces carnets font partie des fortifications que j’ai érigées autour de moi pour m’isoler des blessures de la vie. Je me suis emmuré dans une image. J’en suis désormais prisonnier avec ma propre haine. Et les rêves peu à peu m’ont déserté, avec le souffle et le désir. Je voudrais bien qu’ils reviennent jouer autour, mais la cour reste vide. J’ai le corps et le cœur secs, comme si j’avais cent ans. Il n’y a plus devant moi que le désert et derrière moi, la tempête. Je suis désabusé, de moi comme des autres, désemparé. Chaque ligne crie : emparez-vous de moi. J’ai parfois des envies de violence, de sexe, de sang, n’importe quoi pour couvrir le vide et les squelettes. Les couleurs ne tiennent plus.
J’aime le papier parce qu’il reçoit mes mots sans me regarder. Apprendre à vivre en révélant ma face cachée devient une question de survie. Affronter ce Frankenstein bellâtre, que j’ai moi-même créé. Raconter les cicatrices, les cratères béants d’un astre mort, battu par ses propres débris, sa surface craquelée, abrasive, sa solitude dans le vide sidéral. Je n’ai jamais su. Je dois tuer ce blogue. C’est lui ou c’est moi.
00:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blogue, tirer la plogue, mort, fin
28 février 2009
Changer de blogue II
Quand je me suis mis à penser à un nouveau blogue, je me suis rapidement retrouvé devant un dilemme. Est-ce que je veux un carnet totalement anonyme, où je pourrai écrire sans aucune censure ? Ou est-ce que je veux me mettre de l’avant en tant qu’auteur, en signant les textes de mon propre nom ? Je voudrais que l’écriture prenne plus de place dans ma vie. Je sais désormais que le blogging me permet d’avancer dans cette direction. J’aurais tout avantage à signer mes textes et même à me servir du blogue comme d’une carte de visite. Mais en même temps, toute vérité n’est pas bonne à dire. Et l’écriture de ces carnets m’a causé quelques problèmes au cours des dernières années.
Lorsque j’écris ici, je raconte des faits réels. Mais il m’arrive d’exagérer pour mieux illustrer mes réactions, ou de changer l’ordre des évènements pour améliorer la montée dramatique, ou encore de choisir ce que je raconte. Bref, je fais du montage sur ma propre vie pour la rendre plus intéressante. On ne peut faire autrement dès que l’on raconte quoi que ce soit. Je transforme la réalité pour aller vers plus de sincérité. Parce que la sincérité, c’est ce qui me fait complètement accrocher quand je lis d’autres blogues. C’est la qualité primordiale d’un journal intime virtuel.
J’ai appris beaucoup en écrivant Amours, vertiges et chlorophylle. J’en suis arrivé à un compromis entre les deux options. Pour le nouveau blogue, je vais donc créer un personnage, mon double virtuel, avec une identité propre. J’écrirai toujours au « je ». (Le titre de ces carnets sera quelque chose dans le genre : La vie de ...) Et dans la section « à propos », je présenterai le concept et j’apparaîtrai en tant qu'auteur de ces carnet. Il y aura dans les billets une part de vérité et une part d’invention, difficile à départager. Parce que c’est le meilleur chemin que j’ai trouvé pour atteindre la sincérité. Le fait de créer un personnage va me libérer puisque je n’aurai de compte à rendre à personne. (Je pourrai écrire que mon patron est un parfait imbécile sans risques de poursuites judiciaires.) Et j’existerai moi-même, sous mon propre nom, de façon beaucoup plus concrète en tant qu’auteur. Dans ce jeu, les lecteurs seront mes complices. Il n’y aura pas de liens entre le prochain blogue et celui-ci. Je ne sais pas si cette solution fonctionnera, mais pour le moment, c’est vers quoi, je me dirige.
11:18 Publié dans Quincaillerie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blogue, internet, sincérité
25 février 2009
Changer de blogue I
Quand j’ai commencé ce blogue, je me suis familiarisé, en y mettant beaucoup de temps et d’efforts, avec l’HTML et les CSS. J’ai déniché des tutoriels à droite et à gauche. J’ai expérimenté avec différentes plates-formes de blogues : Blogspirit, Blogger et Wordpress. Puis récemment, lorsque j’ai voulu déménager, j’ai eu l’idée d’un blogue où j’aurais plus de liberté. J’avais une idée très précise de ce que je désirais au niveau visuel.
Et depuis, je cherche. Et je trouve, là est le problème. Je dérive de forum en forum. Des milliards d’informations, souvent contradictoires, me défilent sous les yeux. C’est un monde qui me paraît complètement hermétique : MySQL et PHP : Je n’y comprends rien ! C’est une jungle dans laquelle j’avance à grands coups de machette, sans savoir si j’arriverai à m’ouvrir un chemin. J’ai peur d’être englouti et de me perdre.
Je comprends qu’il faut utiliser un logiciel. J’ai éliminé Movable type qui a l’air trop exigeant et trop performant pour mes besoins. J’ai hésité longtemps entre Dotclear et Wordpress. Dotclear a des tutoriels qui ont l’air vraiment bien fait. Une petite communauté francophone qui m’offre de me prendre virtuellement par la main, pas à pas, malgré la panique qui grandit. Mais je remarque que plus de blogues québécois sont fabriqués à partir de Wordpress (ceux que je connais, en tout cas). Wordpress a l’air mieux établi, avec une communauté plus importante. J’ai l’intuition que je devrais aller vers ce logiciel libre, même si la majorité des tutoriels et des forums qui y sont consacrés sont en anglais. J’ai trouvé quelques textes d’introductions en français. Si je veux avoir la liberté, je dois moi-même installer Wordpress chez un hébergeur. Mais où dénicher un hébergeur fiable sans que j’y investisse des sommes importantes ? J’en ai trouvé des centaines (ici et là), dont les sites publicitaires me promettent mers et mondes, et le paradis lorsque je serai abonné. Des contrats d’un an, trois ans, dix ans. Mais je ne sais pas comment on choisit un hébergeur. J’avoue que je suis complètement découragé et mon projet d’un nouveau blogue s’enlise. Je n’ai pas les ressources pour travailler là-dessus à temps plein. Je rejoins les milliers d’internautes qui appellent à l’aide sur les forums. Au secours !
Quelques hébergeurs potentiels :
Hostpapa.ca
Dreamhost.com
Des articles intéressants sur l'utilisation de Wordpress :
http://easylistener.wordpress.com/category/wordpress/
http://descary.com/guide-dinstallation-de-wordpress-choix...
http://www.atelier-informatique.org/creation-de-site/crea...
Edit
Quelques suggestions de Laurent (Merci) :
Edit
Une suggestion de Martine (Merci aussi) :
Un hébergeur québécois qui a l'air vraiment bien (dont les bureaux sont à quelques rues de chez moi) : Iweb
10:00 Publié dans Quincaillerie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blogue, internet, langage, programmation, débutant
18 février 2009
Le vrai soleil
Quand j’ai commencé à écrire ce carnet, j’étais complètement emballé par le projet. J’étais enthousiaste devant toutes les possibilités d’échanges qui s’ouvraient à moi. J’étais également soulagé. Depuis des années, j’avais complètement cessé d’écrire. L’habitude du secret avait contaminé ma créativité. J’avais l’impression d’être tari.
Le début de ce blogue a coïncidé avec une période de renaissance dans ma vie. C’est, je crois, ce qui a donné beaucoup de souffle à mes premiers textes. Je m’étais donné comme défi d’écrire régulièrement pendant trois ans. Et j’avais fixé à avril 2009, la fin d’Amours, vertiges et chlorophylle. J’espérais avoir un dénouement à proposer aux lecteurs. Au cours des dernières années, j’ai souvent provoqué des évènements pour pouvoir les raconter ici. Le désir de ne pas décevoir mes quelques lecteurs m’a servi de motivation. C’est un peu pour eux que j’ai plongé dans certaines expériences et que j’ai dépassé quelques barrières.
Au fil du temps, l’écriture de ces carnets a pris beaucoup de place dans ma vie. Je n’ai pas pu résister à l’envie d’en parler autour de moi. Avec le bouche à oreille, de plus en plus de gens sont venus voir ce que j’écrivais ici, des amis, des ex, des membres de ma famille. Même à mon travail, des clients me font des remarques sur certains textes que j’ai écrits. Je fais désormais des contorsions pour dire ce que j’ai envie de dire, sans me mettre dans l’eau chaude. Je me censure constamment et c’est tout le contraire de ce que je voulais faire ici. Et puis ça donne parfois du grand n’importe quoi.
Mon ambition d’un dénouement : « Ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants » était franchement naïve. On ne contrôle pas tout dans la vie. Et je ne suis plus certain. Si cette finale m’intéresse réellement. La vie a plus à offrir que le paradis éternel assorti d’une famille nombreuse. Le meilleur des contes traditionnels, ce n’est pas la fin heureuse et stéréotypée, c’est le conte en lui-même. Ce blogue s’achèvera donc sur une fin ouverte, avec la possibilité d’un ailleurs.
Je continuerai d’écrire un journal qui sera réellement secret, du moins pour mon entourage. Ce blogue-ci prendra fin au printemps alors que je m’envolerai vers le soleil de l’Espagne. Et un nouveau blogue verra le jour au cours de l’été, après une période de repos. Je risque de perdre quelques lecteurs, mais c’est le prix à payer pour la liberté dont je veux disposer. Quand le nouveau blogue sera prêt, je me manifesterai sur la blogosphère. Je vais également établir une liste de personnes souhaitant recevoir par courriel l’adresse du nouveau site. Si vous désirez être informé des développements de ce projet, vous pouvez m’écrire ou simplement laisser un commentaire à l’une des dernières notes. Je me ferai un plaisir de vous tenir au courant, parce que vous avez joué un rôle essentiel dans ma vie.
Le titre de cette note fait référence à une chanson de Stéphane Venne qui a été utilisée comme thème musical pour la première mouture québécoise de Star Académie : Et c'est pas fini.
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21 septembre 2008
Deux mamans et un bébé
Parfois les blogues s'incarnent sur du papier. C'est chaque fois un événement heureux, comme une naissance. Le blogue de Muriel Douru (aka Indilou) est disparu de la Toile pour devenir un livre que l'on peut toucher, corner, trimballer avec soi, prêter : Deux mamans et un bébé.

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12 août 2008
Exquis
J’ai toujours aimé l’improvisation. Les artistes qui se lancent dans le vide et donnent naissance à une histoire, des personnages et des émotions. Et c’est un peu ce qui se passe sur ce blogue. Les histoires y naissent au fil des commentaires. Il y a bien sûr des détours et des redites, mais souvent aussi des moments de grâce. Et c’est stimulant de pouvoir y poser un grain de sel. C’est ma dernière découverte sur le Web et je décerne à ce blogue, mon second trophée « Brillante Weblog » :
Mon autre lauréat : Fréquence VIH
à suivre...
18:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : écriture, création, blogue, Internet, Web, improvisation, littérature
02 août 2008
Ruban rouge ou étoile jaune
«...le "ghetto" homosexuel a des taux d’infection de maladies sexuellement transmissibles qui se comparent au taux d’infection au VIH des pays endémiques. Pour quelles raisons ? Sans avoir la tête à Papineau ou celle de Freud, on peut quand même supposer que le contexte de rejet systématique des personnes séropositives dans notre société encourage le déni et décourage les personnes à risque à se faire dépister. Sans approuver les comportements à risque, on peut certes les comprendre dans un tel contexte. De plus, certaines personnes séronégatives semblent prendre pour acquis que le VIH ne les concerne pas personnellement, alors qu’il s’agit d’un virus et comme tout virus qui se respecte il cherche à infecter le plus de gens possible quelle que soit la gueule qu’ils aient. Vouloir rejeter toutes les responsabilités sur les personnes atteintes du VIH peut vous procurer un temps le sentiment d’être à l’abri, mais un virus n’est pas sensible aux sentiments ou aux arguments qu’ils soient vrais ou faux, il est sensible aux comportements...»
La suite : Ruban rouge ou étoile jaune, Albert Martin, Fréquence VIH
J'ai été tagué, mais j'aime bien faire les choses à ma manière. Voici donc mon premier lauréat. Ce n'est pas à proprement parlé un blogue, quoique... Avec Fréquence VIH, Albert Martin accomplit un travail remarquable et essentiel. Dans les prochaines semaines, je présenterai les six autres lauréats. (À suivre...)

11:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écriture, blogue, Internet, communication, journalisme, information, VIH
23 juillet 2008
Éphémère, épisode 4
"Jusqu’ici, tout va bien…"
C’est ce que tu te répètes. En espérant une fin plus douce que celle du film de Mathieu Kassovitz. Depuis longtemps, tu as appris que le temps est compté. Tu n’oses pas te retourner de peur de manquer quelque chose. Alors, tu fonces, en prenant ton pas le plus assuré. Tu calcules, tu soupèses, ce que tu pourrais ajouter entre les cases de ton emploi du temps. Tu glisses en diagonale sur les nouvelles du jour. Puis tu replies le journal. Tu écoutes distraitement la radio qui babille à ton oreille. Et tu te faufiles entre les épaules pour atteindre la sortie.
Tu ressens parfois une étincelle fugace, presque imperceptible. Et les poils se soulèvent instantanément sur ton bras. C’est une flamme, entrevue, au fond d’un regard. Une promesse, coincée dans le repli d’un sourire. Désormais, tu refuses d’être dupe. Tu t’es fait tellement de cinéma. Tu voudrais retrouver la confiance de l’enfance, mais elle est loin, très loin derrière. Et si tu te retournes dans sa direction, tu risques de rater ce qui pourrait te passer sous les yeux. Alors, tu fronces les sourcils et tu fixes les secondes qui se déroulent devant toi. Et le ciel file, à des kilomètres au-dessus de ta tête.Parfois, tu aimerais bien toi aussi te laisser griser par la vague. Tu réclamerais même ton tour de manège. Baisser les bras, déposer les armes, juste le temps d’une expiration. Mais toujours ce souvenir de bonheur te consume. Plus clair et plus incarné que le bonheur lui-même. Il crée en toi des vides où s’engouffrent les rafales qui te secouent le corps. Est-ce que la vie n’est qu’une histoire que l’on se raconte ? Tu t’es toujours moqué de la nostalgie. Tu lèves les yeux au ciel. Il est 17 heures 30. Il y a encore du jour qui traîne, entre les nuages. Tes semelles claquent sur le trottoir glacé. Jusqu’ici, tout va bien.
Cette note est parue le 1 février 2008 sur le blogue Messed-Up dans la série Les éphémères. C'est Dan qui a trouvé les photos.
Musique : Camille, Vertige
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