31 août 2008

Sur le tard

Mieux vaut tard que jamais...
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Le ciel bleu mur à mur, la petite brise tiède, le soleil en masse. On dirait que l'été a enfin pris le dessus sur la grisaille. Et puis les nuits fraîches, j'aime bien. C'est propice aux rapprochements. Et ce soir, j'irai danser.

17 novembre 2006

Le bleu du ciel

Je laisse le temps filer sans m’agripper, sans rien vouloir. J’ai vu le bleu du ciel deux fois aujourd’hui. Une première fois au milieu de la nuit. J’ai lu quelque part qu’il ne faut pas rester au lit plus de quinze minutes lorsqu’on ne trouve pas le sommeil et que l’insomnie devient une habitude. Alors, j’ai rouvert l’ordinateur. Sur le blogue de Matthieux, j’entends parler de celui du bleu du ciel. Je retrouve le premier texte et je suis touché par un peu de lumière.

Au milieu de l’avant-midi, le ciel a fait une seconde apparition, de larges pans de bleu, juste devant un front froid chevauché de gris sombre. Je suis allé m’entraîner au Centre sportif. Les mouvements mécaniques, simples, la chaleur qui se répand dans le corps, les garçons à mater (mater, c’est un mot que j’ai appris sur le blogue de Juju, ça sonne bien et ça m’amuse). Mais il n’y avait pas grand-chose de « matable ».

J’ai ensuite traversé le parc jusqu’au jardin japonais du Jardin botanique. Les sentiers étaient déserts. Le jardin s’endormait dans les lueurs d’automne et je l’avais pour moi seul. J’ai marché sur les galets qui bordent l’étang. Deux écureuils joufflus se chamaillaient un vieux sandwich dans un sac Ziploc. Ils l’avaient trouvé dans une poubelle. Je leur ai fait peur, leur ai lancé le bout de pain et j’ai remis le sac à la poubelle. Un des écureuils s’est emparé du festin et a traversé la pelouse en quelques bonds souples pour aller se gaver sous un genévrier. Je me suis assis contre le mur d’un pavillon d’été et j’ai plongé dans l’univers précis et incarné de Nancy Huston. Le vent battait les branches dans la pinède.

Je suis rentré transi. Le téléphone a sonné. Je n’ai pas répondu. C’était ma petite sœur. Je l’ai rappelé. Elle proposait d’aller au cinéma voir Babel. Elle dit que ça m’intéressera sûrement. C’est avec le beau Gaël Garcia Bernal et Brad Pitt. — Brad Pitt !? Là, il me semble que ça vient tout gâcher, mais bon, il y aura Gaël et Cate Blanchett, les critiques sont assez bonnes. On ira à l’Ex-centris : pas de pop-corn, mais pas non plus de couillons qui parlent dans leur portable pendant la projection. À la sortie du cinéma, la rue Saint-Laurent se sera faite belle pour souligner le vendredi soir. Au moment où j’allais raccrocher le combiné, J’ai levé les yeux vers ma fenêtre, un rayon de soleil a caressé un court instant le vert du géranium odorant.