30 novembre 2007

À vous de jouer !



Le thème de l'édition 2007 de la journée mondiale contre le SIDA est Le leadership : Tenir ses promesses. Dans la lutte contre la pandémie, chaque petit geste compte. Chaque personne peut faire quelque chose :

  • En parler dans son entourage, pour briser le silence et le poids du secret, sensibiliser, ouvrir le dialogue.

  • Réclamer auprès des élus, l'accès universel aux traitements, écrire une lettre aux politiciens, participer à une manifestation, signer une pétition.

Lettre au premier ministre du Canada Stephen Harper : Journée mondiale contre le SIDA 2007
Cette lettre a été signée par 52 ONG et OLS du Canada. (format PDF, aucun affranchissement n'est requis pour écrire au premier ministre du Canada) Vous pouvez envoyer votre message par courriel à pm@pm.gc.ca ou encore par courrier ou par télécopieur à l’adresse suivante :
Cabinet du Premier ministre
80, rue Wellington
Ottawa
K1A 0A2
Télécopieur : 613-941-6900

Consulter le programme d'action du groupe pour l'accès mondial au traitements (Canada)
  • Donner de son temps pour sensibiliser la population ou pour amasser des fonds pour la recherche et la prévention, contribuer par un don aux organisations de lutte contre le SIDA :

Fondation Farha
576, rue Sainte-Catherine Est, 1er Étage
Montréal (Québec) H2L 2E1
Téléphone: (514) 270-4900
Télécopieur: (514) 270-5363
Courriel: farha@farha.qc.ca
Services offerts: collecte de fonds pour venir en aide aux hommes, femmes et enfants vivant avec le VIH-sida

Grand Circuit des Laurentides
La Fondation Le Grand Circuit vous invite à vous joindre à des femmes et des hommes de tous horizons pour faire une randonnée pédestre de trois jours sur 60 Km dans le superbe Parc du Mont-Tremblant au Québec. Le Grand Circuit des Laurentides 2007, qui aura lieu cette année le week-end de la Fête du Travail, est une activité de collecte de fonds pour la recherche sur le VIH/sida et pour les soins et l’appui aux personnes atteintes du VIH/sida au Canada et dans le monde. L’objectif de cette aventure marquante est de recueillir 140 000 $!

Canfar
CANFAR, la Fondation canadienne de recherche sur le sida, est une organisation caritative dont l’objectif est de sensibiliser le public au VIH/sida pour amasser des fonds destinés à la recherche.

Fondation d'aide directe sida Montréal (FADSM)
1442, rue Panet
Montréal (Québec) H2L 2Z1
Téléphone: (514) 522-1993
Télécopieur: (514) 522-3686
Services offerts: Dépannage alimentaire, aide économique. Cet organisme recueille des dons en argent, des denrées non périssables, de l'ameublement.

29 novembre 2007

Le temps presse

  • Pandémie : Épidémie qui atteint les populations d’une zone géographique très étendue.

Sidaction



À l’heure actuelle sur la planète :

33.2
million de personnes vivent avec le VIH. (0,8 % de la population mondiale)
2.5 millions des personnes infectées sont des enfants.
Chaque jour, plus de 6 800 personnes sont infectées.
Chaque jour, environ 5 700 personnes en meurent.
Seulement 28 % des personnes atteintes ont accès aux traitements.

Au Canada, 1 personne est infectée à toute les deux heures.
Au Québec, 1 personne est infectée à tous les 6 heures.
Dans la région de Montréal, plus de 11 000 personnes vivent avec le VIH. (1 personne sur 160)

On estime qu'à toutes les six secondes, quelqu'un, quelque part, est infecté par le VIH...

(Source : ONUSIDA, Unicef, Fondation Farha)



CANFAR, la Fondation canadienne de recherche sur le sida, est une organisation caritative dont l’objectif est de sensibiliser le public au VIH/sida pour amasser des fonds destinés à la recherche.

28 novembre 2007

Comme sur le Discovery Channel



À l'heure actuelle, le condom demeure le seul moyen efficace de prévenir la propagation du VIH lors de relations sexuelles. Pour les êtres humains qui se respectent, il devient un accessoire obligatoire.



Boutique spécialisée : La Capoterie, rue Saint-Denis
Pour les timides, achat en ligne : Canadian Condom
Les pires excuses pour ne pas utiliser de condom : J'capote.com

27 novembre 2007

Unis contre le SIDA

Qu'ont en commun Avril Lavigne, Sarah MacLachlan, Angélique Kidjo, Corneille, John Mayer, Marie-Mai et Nikki Yanofsky ?
— Ils seront tous au Centre Bell, demain soir dans le cadre du concert Unis contre le SIDA, Un concert bénéfice pour la campagne internationale de l’Unicef : Unissons-nous pour les enfants contre le SIDA

« …Le concert Unis contre le sida donnera le coup d'envoi à une série de spectacles qui seront présentés partout à travers le monde afin d'amasser des fonds pour combattre le SIDA et offrir des services et des ressources aux personnes qui en sont atteintes.

Afin de permettre au plus grand nombre possible de fans de voir leurs idoles " live " sur scène, la configuration de la salle a été modifiée ce qui a permis l'ajout de nouvelles places. On peut encore se procurer des billets sur le Réseau Admission…
»

Billets disponible sur le réseau Admission
(entre 35,50 $CA et 89,50$CA)
514.790.1245

Shot



Les femmes hétérosexuelles de moins de 30 ans constituent le segment de la population où l'augmentation des infections par le VIH est la plus importante. Demandez-lui de porter un condom !


Lui : Pourquoi un condom ? Tu ne me fais pas confiance ?
Elle : Je te fais confiance justement. Je suis certaine que tu ne voudrais pas me faire courir de risque. Avec un condom, je pourrai me laisser aller. Je n’aurai pas à me soucier du VIH.
Lui : Mais le latex crée une barrière entre nous !
Elle : Le latex démontre ton respect et l’importance que tu accordes à mon bien-être. C’est beaucoup plus important qu’un millimètre de caoutchouc !
Lui : Mais je n’ai jamais baisé avec quelqu’un qui est séropositif !
Elle : On ne peut pas savoir si l’on est porteur sans passer de test. La plupart des séropositifs vivent de très nombreuses années sans aucun symptôme. Le tiers des personnes infectées ne le savent même pas.
Lui : Les condoms ce n’est pas naturel, ça éteint le désir complètement.
Elle : Mon vernis à ongles, mon bronzage, mon parfum, mon maquillage n’ont rien de naturel. Les seins de la fille de l’autre côté du bar, non plus. Et ça n’a pas l’air de te déranger. Quand je pense à la syphilis, à l’herpès ou à la gonorrhée, ça m’enlève le goût complètement.
Lui : Je ne sens rien quand je porte un condom.
Elle : Bouge un peu plus, mon homme. Je suis certaine que tu vas sentir quelque chose. Si le latex te ralentit, ce ne sera pas une mauvaise chose. Ajoute une goutte de lubrifiant à l’intérieur, tu m’en donneras des nouvelles.
Lui : Les condoms sont toujours trop serrés, c’est inconfortable.
Elle : En le soufflant, il peut devenir aussi gros que ma tête. Je pense que tu te surestimes un peu. Tu sais, il existe toute sorte de condoms : mince, texturé, large, etc. Il faut expérimenter et choisir le bon.
Lui : C’est insultant. tu crois que je suis un paquet de maladie ?
Elle : Pas du tout ! Mais tu sais comme moi comment ces maladies sont répandues aujourd’hui. Je ne veux pas courir de risque. L’amour ne protège pas contre les virus.
Lui : Mais je vais perdre mon érection !
Elle : Je vais t’aider à l’enfiler, ça t’aidera à la garder. Celui-ci devrait bien t’aller.
Lui : On n’aura pas de plaisir avec ça.
Elle : Si tu ne peux pas trouver le moyen de t’amuser avec un préservatif, t’es peut-être plus ennuyant que je le pensais. Un peu d’imagination ! La sensation est différente, ce n’est qu’une question d’habitude.
Lui : Allez ! Juste une fois !
Elle : Il suffit d’une seule fois pour être contaminée.
Lui : Juste deux minutes. Je vais me retirer avant de venir.
Elle : Si tu portes un condom, tu pourras te laisser aller sans retenue. Le pré-cum qui est présent dès l’érection peut contenir le VIH.
Lui : Je n’ai pas de condom sur moi.
Elle : Moi j’en ai.
Lui : Tu as un condom ! Tu avais prévu de me séduire !
Elle : J’en traîne toujours avec moi, juste au cas. On ne sait jamais ce qui peut arriver.
Lui : Je ne coucherai pas avec toi si on est obligé d’utiliser le condom.
Elle : Tant pis, alors. Il y a plein d’hommes qui le feraient. Bonne soirée.

Adapté de : Education / prevention workshop for women on HIV / AIDS, STDs, sexuality, and self esteem.
The Centre for AIDS Services of Montreal (Women).


Pour en savoir plus : Séro-Zéro : Les freins à l'usage du condom

26 novembre 2007

The Joy of Non Sex

Il existe une multitude de façon de se protéger du VIH et des autres maladies transmises sexuellement. Il y a bien sûr l'abstinence prôné par Georges W. Bush. Mais pour ceux qui trouvent cette option ennuyante, il existe une solution. Les positions qui suivent ont été rigoureusement testée et les chercheurs nous garantissent qu'elles sont absolument sans risques. Étant quelque peu conservateur, j'avoue que je ne les ai pas testées personnellement...



Plaisir et préservatif ne sont pas incompatibles :
Nouvelles sensations sur Doctissimo
La santé sexuelles : Santé et plaisir, sur Séro-Zéro

25 novembre 2007

5 raisons de porter un condom

Depuis 1988, le premier décembre est la journée mondiale contre le Sida. Depuis l'arrivée des trithérapies en Occident, la maladie est devenue presque invisible. On préfère l'oublier, bien qu'elle fasse toujours des ravages dans les pays du tiers-monde et que près d'un tiers des personnes séropositives n'ait toujours pas accès aux traitements existants. Notre déni n'empêchent pas la pandémie de progresser constamment. Il n'existe à ce jour aucun traitement qui arrive à éradiquer le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH). Je profiterai de la semaine qui précède cette journée mondiale pour prendre des petites vacances de blogues et présenter chaque jour certaines campagnes de prévention qui ont récemment attiré mon attention.



World AIDS Campaign, 2007

26 juin 2007

Paroles

Comme tous les Nouveaux Mondes, Internet est un Far West qu’aucune loi n’arrive vraiment à gouverner. On y trouve du pire et du meilleur. Et rien n’y distingue le vrai du faux. Il faut être solide pour encaisser les secousses de la navigation. Je survole assidûment tout ce qui s’écrit sur la réalité des personnes séropositives. Je suis tombé sur le blogue d'un américain. (Je ne donne pas le lien, c'est volontaire.) Selon la légende, il aurait 26 ans et vivrait à New York. Il serait scénariste pour une série américaine à succès. Sur son site, il raconte ses rencontres sexuelles qu’il déniche sur Internet. Son obsession : enculer des garçons plus jeunes, toujours sans condom, et éjaculer en eux. Trois fois sur quatre, il réussit à les convaincre qu’il n’y a pas de danger. Il va même jusqu'à présenter ses derniers résultats de tests négatifs. Et si son partenaire refuse, il use de stratégie pour déchirer le condom ou le retirer sans que l’autre ne s’en aperçoive. Comme son identité est soigneusement préservée, personne ne peut affirmer que ses récits sont réels. S'il est réellement scénariste, il manque cruellement d’imagination. Depuis le début de son blogue, toutes ses histoires se ressemblent. Hors de la sphère sexuelle, toutes les dimensions de sa vie sont complètement évacuées. La façon dont il nie l'humanité et l'individualité de ses partenaires donne froid dans le dos.

Selon les lois fédérales, au Canada, cet acte équivaut à une agression sexuelle. Le consentement étant nul. (La jurisprudence actuelle n'oblige pas une personne séropositive à révéler son statut si elle utilise un moyen de protection.) Jusqu’ici, les projets de loi qui rendraient la divulgation obligatoire, même dans le cas de relation protégée, ont été déboutés. Mais plusieurs procès tournant autour de cette question sont en cours actuellement. Reste à voir si l’utilisation du condom sera reconnue par les législateurs comme une protection efficace.

À l’autre bout du spectre, le point de vue des femmes et des jeunes apporte une lumière nouvelle sur les débats qui secouent la communauté gaie depuis des années. Voici l’adaptation du témoignage de Nina, une des porte-parole de la campagne Does HIV look like me





Nina, 23 ans, Decatur (Georgia), séropositive depuis sa naissance.

« … L'une des façons de mettre un terme à la pandémie de VIH et à la stigmatisation des personnes séropositives est de promouvoir le test de dépistage du VIH. Personnellement, quand je révèle ma séropositivité, je me sens mieux avec moi-même. Les gens à qui je divulgue mon statut sont également plus à l’aise avec cette réalité. Lorsqu'on refuse de parler de sujets difficiles comme les maladies transmises sexuellement, la pauvreté, la discrimination ou la mort, on ne fait rien pour améliorer la situation. Le fait que rien ne bouge rend ces sujets encore plus délicats. C'est un cercle vicieux. Et les personnes qui choisissent d’ignorer leur statut par peur du rejet sont souvent celles qui prennent le plus de risque.

Chaque fois que je révèle ma séropositivité à une nouvelle personne, je montre que je suis à l’aise avec ce statut. Je choisis d’annoncer ma séropositivité au moment où je suis prête à vivre une relation sexuelle. Je ne voudrais pas avoir une relation sexuelle, même protégée, sans divulguer ma séropositivité. Je ne veux pas choisir pour mon partenaire les risques qu'il veut bien prendre. Et je ne voudrais pas que l'on m'impose ce choix. J’aimerais que chacun soit à l’aise avec son statut sérologique. Et qu’il n’y ait plus de tabous.

J'ai trouvé ma façon de m'impliquer pour faire bouger les choses : je participe à des essais cliniques où de nouveaux traitements sont mis à l'épreuve. La science m'aide à rester en vie. Alors, j'aide la science à avancer. Les chercheurs ont constamment besoin de participants de toutes origines et de toutes conditions. Il est primordial que la recherche scientifique fasse des progrès. Mais tous les traitements du monde ne serviront à rien si on ne change pas les mentalités, si les gens continuent d'être inconfortables avec le VIH, la maladie et la mort, on ne pourra jamais enrayer cette épidémie. Il est possible de prévenir l'infection au VIH. Cette maladie ne devrait tout simplement pas exister… »

Nina

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