09 février 2009

Trop de papiers

Rien qu’à Montréal, nous recevons 3 annuaires de pages jaunes par année.

Personnellement, il y a des années que je n’ai pas ouvert ce type d’annuaire. Je trouve ce que je cherche sur internet. C’est du gaspillage pur et simple que de m’en faire parvenir ne serait-ce qu’un seul, alors imaginez 3!..
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Les pages jaunes, je les mets directement dans le bac de recyclage et ça me prend toute la place. (Cela s'ajoute aux publisacs que je reçois même si j'ai apposé l'autocollant, pas de publisacs sur ma boîte aux lettres.) Il existe plusieurs bottins sur le Web, à la maison comme au travail j'utilise Canada411.

Via Miguel Tremblay, Hors des lieux communs

23 mars 2008

Amen

Le Québec a mal à la religion. Pendant des siècles, la religion catholique a joué un rôle prépondérant dans toutes les sphères de la société québécoise. Sans elle, les Québécois auraient été assimilés et nous parlerions tous anglais. Tant d’autorité dans les mains du clergé a bien sûr mené à des abus de pouvoir (abus dans lesquels l’Église catholique a une longue tradition).

Je crois que les Québécois sont profondément religieux. Si, à une certaine époque, ils ont rejeté énergiquement la religion catholique et s’ils ont même un peu honte de leur passé religieux, ils cherchent aujourd’hui à combler à tout prix le vide laissé par l’Église. Ce besoin semble être criant. Désormais, la messe n’a plus lieu le dimanche matin à l’église, mais le dimanche soir à la télévision. Les fidèles hochent la tête au rythme des blagues de l’animateur de Tout le monde en parle. Ils se lèvent, applaudissent et s’assoient au signal de l’officiant. On se demande qui sera le nouveau messie de Star Académie. Chaque matin, dans le métro, des milliers de personnes lisent religieusement les derniers faits et gestes de Paris Hilton et Cie. Paris magasine une veste pour son chihuahua. Paris change de marque de serviette hygiénique. Paris est surprise à se jouer dans le nez. Paris, priez pour nous.

L’écologie est aussi devenue une religion. Je le sais pour travailler depuis quelques mois dans le milieu des OSBL en environnement. Un tout petit milieu, pourri de guerres intestines. La ferveur religieuse de ces « verts à tout prix » entraîne des dérives et plusieurs comportements incohérents. Les parents qui nourrissent leurs enfants de fruits et de légumes pleins de pesticides, mais qui rincent scrupuleusement les pelures de banane avant de les mettre au compost. Les gens qui font de longs détours en voiture pour aller chercher leurs sacs réutilisables avant de faire leurs courses. Tout ceux qui veulent des papillons dans leur jardin, mais qui noient la moindre chenille sous des litres de pesticides écologique. Sauvez la planète, surtout ce qu’il y a dans ma cour ! Tout le monde veut voir la vie en vert. Le voisin on s’en fout. L’étranger, on s’en contrefout.

Je sais bien que tout ça part de bons sentiments, mais quand ça mène à l’intransigeance, à l’incohérence et au mépris, je décroche. Dans le quartier où je travaille, il y a chaque jour des vols de bacs de recyclage. On m’a même raconté que des gens se seraient battus pour un bac. Les jours de tempête de neige, le téléphone sonne toute la journée. Des citoyens se plaignent qu’on n’a pas ramassé leurs matières recyclables. Ils ne comprennent pas que ce sont des camions qui font la cueillette et que les camions ne peuvent circuler quand la rue n’est pas déneigée ? Un petit peu de bon sens, peut-être ? La solution à la surconsommation, ce n’est pas de recycler toutes les cochonneries que l’on produit, c’est de consommer moins !

Pour me déplacer, je n’utilise que le vélo ou le transport en commun. Mais je suis un terrible pécheur parce qu’il m’arrive de manger de la viande à l’occasion. Je suis un traître à la planète parce que je ne fais pas de compost sur mon balcon et que j’aime bien porter des vêtements neufs quand j’en ai les moyens. Encore pire, j’aime aussi voyager et goûter des produits d’importation. Je ferais mieux de me taire où je risque d’être lapidé. J’ai l’audace de me plaindre du système de transport en commun. C’est impardonnable. Le service est franchement mauvais, mais c’est un tabou. Le transport en commun est extraordinaire, un point c’est tout. Il faudrait s’entasser dans les autobus et les métros jusqu’à ce que mort s’ensuive pour la cause. Tout le monde est pour le transport en commun. Particulièrement tous ces individus que je vois seuls dans leur voiture, tous les matins, sur le boulevard.

Au bureau où je travaille, nous n’avons aucun dictionnaire, ni aucun livre de références. Pourquoi sacrifier inutilement des arbres, on peut tout trouver sur Internet. Je m’excuse, mais tout n’est pas sur le Web ! Et ce qu’on y trouve n’est pas toujours de la plus grande qualité. Et puis le fonctionnement des serveurs qui alimentent Internet en contenu est extrêmement énergivore. J’ai lu quelque part que d’ici quelques années, la consommation d’énergie nécessaire au fonctionnement d’Internet équivaudrait à celle de la population mondiale. L’énergie, ça ne pousse pas dans les arbres. J’ai beau tenir un blogue, j’aimerai toujours les livres. Et pour avoir expérimenté le travail avec ou sans dictionnaires. Je préfère avec. (En attendant quand mon vieux I-mac turquoise plante pour la quinzième fois dans la journée, je me répète que je suis payé à l’heure.)

Le bureau a tout de même publié des dépliants sur du papier 100 % recyclé. Avec de l’encre verte. (Notez le concept !) Pour économiser encore plus, les marges sont réduites au minimum et les caractères sont tout petits. Résultat : un dépliant illisible qui va tout droit au bac de recyclage (ou à la poubelle dans la plupart des cas, j’en suis certain.)

Quand j’étais tout petit, j’aimais beaucoup l’église du village où j’habitais. Une petite église en bois blanc. Mes parents n’y allaient jamais, ils étaient athées et même antireligieux. Mais le clergé avait encore une certaine emprise sur le système d’éducation et l’institutrice nous amenait parfois à la messe, lors des fêtes religieuses. J’étais fasciné par les rituels, la musique, l’encens, les boiseries et les dorures. La quête d’absolu des saints m’interpellait. Je rêvais de marcher dans les traces de Saint-François-d'Assise et de vivre au cœur de la nature. (Le film de Franco Zeffirelli m’avait marqué). Mais en grandissant, les agissements de l’Église catholique et de ses représentants m’ont fait décrocher, complètement. Je ne me considère pas comme catholique. Je trouve que plusieurs religions, le bouddhisme notamment, sont beaucoup plus pertinentes. Je ne sens pas le besoin d’avoir une religion à tout prix. Et bien que mon travail actuel m’amène à devenir un chantre de l’écologie, je n’ai qu’une idée en tête : défroquer.

18 octobre 2007

Concret

Ces jours-ci, le travail prend toute la place dans ma vie. J'ai le cerveau qui "spinne" du matin au soir. Il faut que je profite des contrats pendant qu'ils pleuvent...

Ce soir, j'ai découvert sur la Toile mon premier texte publié. Il s'agit d'une chronique sur le contrôle biologique des insectes et des maladies s'attaquant aux plantes ornementales. Elle paraîtra chaque semaine sur le site numéro un du jardinage au Québec. En cliquant sur mon nom, une fenêtre s'ouvre avec une mini-biographie. La photo qui l'accompagne sera celle qui coiffera tous mes articles dans la version papier du magazine. (C'est la directrice artistique qui l'a choisie. Moi, je trouve que j'ai une drôle de tête là-dessus.) J'ai bien hâte de voir ce que ça donnera sur papier glacé...

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Je fais actuellement de la recherche pour un reportage sur les murs végétaux. C'est une commande et de prime abord, le sujet ne m'intéressait pas vraiment. Les murs végétaux sont difficiles à réaliser sous le climat québécois. Mais j'ai découvert un univers fascinant ou s'entremêle l'architecture, l'art et la botanique.

Jean Paul Ganem est un artiste français qui a réalisé les murs végétaux qui ornent la terrasse de la fonderie Darling, une galerie d'art de l'Ouest de Montréal. Il a également créé un jardin au-dessus de l'ancien site d'enfouissement de la carrière Miron, au centre de Montréal. Le jardin des capteurs est bâti autour des capteurs de biogaz qui canalisent les émanations de méthane qui proviennent des déchets enfouis. Il réhabilite ce site qui était devenu un cauchemar pour les résidents des environs. La carrière se transforme peu à peu en un endroit de beauté et d'éducation.

Le vidéo qui se trouve sur la page de Jean-Paul Ganem est un court extrait du film « Le jardin des Capteurs » d'Éric Tessier, produit par la Corporation Saint-Laurent. Musique de Simon Wayland

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04 avril 2007

Derrière un kleenex




Chaque papier-mouchoir de marque Kleenex cache une coupe à blanc. Les larmes de tristesse ou de colère sécheront avec le temps. Mais la forêt boréale mettra des milliers d’années à se régénérer et des centaines d’espèces animales et végétales risquent de disparaître, à jamais.

La forêt boréale représente le quart de toutes les forêts anciennes encore existantes sur la planète. Elle constitue l’un des plus importants puits de carbone terrestre et joue un rôle critique pour combattre les changements climatiques. C’est un réservoir de biodiversité irremplaçable, intimement lié à la préservation de la richesse des cultures autochtones de l’Amérique du Nord.

Chaque année, près de 650 000 hectares de forêt boréale canadienne sont rasés, la plupart du temps en utilisant le procédé de la coupe à blanc. Les coupes à blanc sont dévastatrices parce qu’elles éliminent tous les arbres d’un secteur forestier donné. À l’heure actuelle, seulement 8.6 % de la forêt boréale du Canada est protégée.

Kimberly-Clark est l’entreprise qui fabrique les papiers-mouchoirs de marque Kleenex. Malgré les préoccupations environnementales des consommateurs, malgré les pressions des groupes environnementaux, elle continue d’acheter sa pâte à papier d’entreprises qui coupent des arbres de la forêt boréale ancienne. Kimberly-Clark refuse de changer ses pratiques commerciales et contribue ainsi à la destruction de ces forêts. Les produits Kimberly-Clark sont vendus pratiquement partout en Amérique du Nord et en Europe. Les mouchoirs, papiers hygiéniques et serviettes de table Kleenex sont fabriqués au Canada et aux États-Unis. Les marques Scott, Viva et Cottonelle/Cashmere sont fabriquées aux États-Unis.

Il existe pourtant des alternatives. Il est possible de produire des papiers jetables d’excellente qualité en respectant les principes du développement durable.

Il est possible de changer les choses

Depuis novembre 2004, Greenpeace coordonne une campagne internationale de boycott des produits de Kimberly-Clark. Plusieurs organismes participent à la campagne. Et chaque citoyen peut également jouer un rôle essentiel en se faisant entendre directement auprès de l’entreprise, en choisissant des produits fabriqués par des entreprises plus responsables et en exigeant auprès des commerçants que de tels produits soient disponibles.

Vous pouvez joindre le service à la clientèle de Kimberly-Clark :
À partir du Canada et des États-Unis: 1-888-525-8388
(Sans frais, en français et en anglais)

Ou communiquer directement avec les dirigeants de l’entreprise :
Ken Strassner : +1 770-587-8634
Thomas Falk: +1 972-281-1308
(Les frais d’interurbain s’appliquent. Thomas Falk travaille à Irving au Texas, alors que Strassner travaille à Roswell en Georgie. Si vous ne réussissez pas à les rejoindre, laissez-leur un message. Prenez note qu’on risque de vous répondre en anglais !)

Thomas Falk, CEO
Kimberly-Clark
351 Phelps Drive
Irving, Texas 75038, USA

Télécopieur : 972-281-1490
Courriel : thomas.j.falk@kcc.com

Greenpeace offre un site d’information et, pour le Canada, un guide d’achat des papiers jetables.

Il n’est pas toujours facile de trouver des papiers jetables fabriqués par les entreprises plus responsables. Les produits sans nom ou de marque maison sont souvent fabriqués par Kimberly-Clark ou par ses divisions. Au Québec, l’entreprise Cascades fait un travail remarquable. Ses produits sont distribués, entre autres, dans les pharmacies Jean Coutu, Proxim et les supermarchés IGA.

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Manuel et trousse d’outils anti-Kleenex
Autocollants " Kleenex rase notre forêt boréale "
La pétition : On dort comme une bûche


La colère a parfois son utilité ! ;-)

Musique : Françoise Hardy, Comment te dire adieu, Serge Gainsbourg, Arnold Goland, Jack Gold