01 août 2009

La haine

La COCQ-sida, la coalition des organismes VIH-sida du Québec à mis en ligne cette campagne qui illustre de façon frappante ce que toutes les personnes séropositives ont dû affronter un jour où l'autre. La haine, la peur et l'ignorance sont encore bien ancrées dans nos sociétés.

15 mai 2009

Fuck You

L’homosexualité n’a pas de frontières. Au risque de décevoir certains hommes politiques, il y a des gais partout. En Chine, en Russie ou en Iran, le pourcentage est à peu près le même, peu importe la région du monde. Tout simplement parce que l’homosexualité n’est pas un choix. Le seul choix qui s’offre à celui ou celle qui découvre son homosexualité est de l’assumer ou pas.

Malheureusement, l’homophobie est, elle aussi, très répandue. Harcèlement, torture, peine de mort sont encore le lot des hommes et des femmes homosexuelles dans plusieurs régions du monde. Le moyen-âge est à deux pas de chez vous. La différence fait peur, et la peur dégénère souvent en violence et en haine. On a tendance à croire que, chez nous, tout va bien. Et pourtant...

Au Québec, l’homosexualité est la principale cause de suicide chez les jeunes hommes. Ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre que l’homophobie est aussi la cause la plus fréquente de l’intimidation dans les écoles et qu’elle est à la source de multiples problèmes d’alcoolisme, de toxicomanie et de prises de risques sexuels chez les jeunes homosexuels. Le soir, dans le parc, à cinq rues de chez moi, il y a des gangs qui vont se prouver leur virilité en allant tabasser les hommes qui y traînent. Du « gay bashing » comme disent les Chinois.

Et c’est pour cela que l’on a encore besoin, en 2009, d’une journée internationale contre l’homophobie. Cette journée se tient chaque année le 17 mai.

Récemment, un jeune geek australien a récemment lancé l’idée d’un clip collaboratif sur une chanson de Lily Allen. Il a trouvé des volontaires un peu partout dans le monde. Le résultat, jubilatoire et libérateur, est un doigt d’honneur à tous les homophobes de ce bas monde. Vive la diversité ! Vive l’humour et le formidable ressort de la culture gaie !

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici

Musique : Lily Allen, Fuck You Very Much
Via Gayclic.com

Gai écoute, parce que parler ça fait du bien
Montréal : (514) 866.0103
Région : 1.888.505.1010

Suicide Action Montréal
Montréal : (514) 723.4000
Région : 1.866.277.3553

Source : Michel Dorais, Ph.D. Professeur - Faculté des sciences sociales - Université Laval, et Simon Louis Lajeunesse, étudiant en sociologie, Université Laval, Québec, Canada, MORT OU FIF: Contextes et mobiles de tentatives de suicide chez des adolescents et jeunes hommes homosexuels ou identifiés comme tels. Et perspectives de prévention.

06 mars 2009

La guerre

C’est un appel qui vient de loin, du fond des gênes ou des âges. Un rythme sourd, de nuit sans lune où les coyotes et les loups se sont tus. On dit que le cœur bat. Il martèle, acharné. C’est un élan. C’est un étau. Comme la force accumulée dans un ressort, pendant des mois, ou des années. Le coude tiré vers l’arrière, le poing qui se ferme, le poignet qui se bloque. Est-ce la testostérone qui me voile la vue et fait virer la vie au rouge ?

Mes muscles tressaillent comme un cheval qui pressent l’orage. Même si ma tête, elle, n’en peut plus. Même si elle me crie d’arrêter. Derrière mes yeux, les mots s’affûtent et se délestent de toutes rondeurs, à en devenir acérés. Prêts à s’abattre. Une fois, dix fois, vingt fois. Encore ! Éclats de silex, fer, bronze, lames d’acier trempé. Ma gorge se serre et cette douleur qui grondent grandit, rugit, exige d’exulter.

J’ai beau lever les yeux au ciel d’hiver, m’imaginer le printemps, chercher refuge dans le retour des saisons, interpeller Dieu, lui jeter au visage qu’il est bel et bien mort. C’est un rythme implacable qui ne peut plus s’arrêter. Qui s’abreuve de lui-même, toujours plus assoiffé. Il affleure sous mes tempes, se crispe dans ma mâchoire. Le poing qui cogne sur la table, la porte qui claque, mon regard assassin. Je sursaute. J’ai peur lorsque j’entrevois mon ombre, tapie dans un coin. Mais je suis emporté. L’honneur et la haine claquent au-dessus de la ruée. Le sablier est sur le pied de guerre. Je montre les dents et je suis prêt à frapper.

05 mars 2009

Je sais

Ce billet a été écrit dans un état de grande fatigue. Il est vraiment mal écrit, même si je l’ai recommencé trois fois. En quelque sorte, c’est un texte utilitaire. Peut-être un work-in-progress...

Je travaille dans un organisme communautaire qui offre des services à une population vulnérable. Cet organisme communautaire est financé par Santé Canada, par la Direction de la santé publique de Montréal et par des dons privés. Une bonne partie des dons provient de la communauté des Sœurs de la Providence. Le haut de l’organigramme (qui n’a jamais été mis sur papier) est occupé par le conseil d’administration, dont les membres sont élus parmi les membres d’une corporation. Ne peut faire partie de la corporation qui veut ! C’est le directeur général qui nomme les membres de la corporation, qui élisent entre eux le conseil d’administration, qui nomme le directeur général. Le directeur général est un des membres fondateurs de la corporation. Je sais que plusieurs utilisateurs, bénévoles et employés ont voulu, dans le passé, faire partie de la corporation, mais que ce privilège leur est refusé, pour des raisons qui restent obscures.

Toute l’équipe est régulièrement confrontée, directement ou indirectement, à des problématiques lourdes : violence verbale et physique, toxicomanie, tentatives de suicide, qui s’ajoute aux problèmes reliés directement au VIH/Sida. Une bonne partie de la clientèle de l’organisme vit dans l’isolement et la pauvreté. Les tâches sont mal définies et tout le monde fait ce qu’il peut, sans sentir de soutien réel de la part de la direction. (Les tâches vont de la relation d’aide jusqu’à l’entretien ménager. Personnellement, je suis responsable de recruter, de former et d’encadrer les bénévoles de sept services. Et je sors les poubelles. Je suis constamment débordé et je n’arrive pas à faire le tiers de ce que je suis censé faire.) Pour remédier à la situation, l’équipe a demandé des rencontres de réorganisation de travail. Une première rencontre a eu lieu. Le sujet a été la mission de l’organisme. La date de la prochaine rencontre où seront abordés des problèmes plus concrets n’a pas été fixée. En fait, elle a été reportée à une date ultérieure, non précisée. Cette semaine, les employés ont écrit une lettre réclamant une rencontre de toute l’équipe avec l’ensemble du conseil d’administration. Au cours des derniers mois, la plupart des intervenants, découragés, ont envisagé de quitter leur emploi. Je ne peux pas parler pour les autres, mais dans mon cas, si je pars, ce sera pour sauver ma peau et ma santé mentale.

Mercredi matin, le directeur a congédié le responsable du financement. Je sais personnellement que si ce responsable n’avait pas été là, je n’aurais pas pu être payé à la fin de plusieurs périodes de paie. Parce que l’organisme est dans le rouge, depuis des mois, sinon des années. Je sais que l’organisme a régulièrement des découverts à la banque et que plusieurs fournisseurs refusent désormais de vendre des biens à l’organisme parce que celui ne paie pas toutes ses factures à temps. Je sais que ce responsable a négocié lui-même des prêts à la Caisse Populaire pour que les paies des employés puissent être versées. Et cela est arrivé à plusieurs reprises. Je sais que par ses contacts et son travail, il a augmenté significativement les revenus de l’organisme. Je sais aussi qu’il a insufflé une énergie nouvelle à plusieurs projets moribonds. Depuis que je travaille pour cet organisme, il a toujours été l’une des principales sources de motivation d’une équipe usée et fatiguée. Drôle et optimiste, il semblait totalement imperméable à la morosité ambiante. Il faisait bien sûr des crises de divas, à l’occasion, mais ses éclats mettaient de la vie dans une vieille baraque qui en manquait cruellement.

Mercredi matin, donc, le directeur a convoqué une réunion pour annoncer son congédiement, mais il a refusé de donner la raison du congédiement parce que cette raison est confidentielle. Il sait bien que la machine à rumeur fera le sale travail à sa place, sans qu’il ait besoin de se salir les mains. À mon avis, il l’a congédié parce qu’il n’acceptait pas que quelqu’un remette en question son inertie. Je ne parle même pas d’incompétence ou de malhonnêteté (je ne l’exclus pas non plus), je parle seulement d’inaction dans des situations répétées de crise qui auraient exigé un coup de barre important de la part de la direction.

Le directeur m’a demandé de venir seul dans son bureau. (C’est ce qu’il fait régulièrement avec tous les employés.) Il m’a dit que le congédiement n’avait pas été une décision facile à prendre. Et qu’il avait consulté plusieurs personnes autour de lui. J’ai demandé : « Qui ? » Il n’a pas voulu répondre. Je sais qu’il n’a pas consulté personne de l’équipe puisque tout le monde est contre ce départ. Je lui ai demandé qui allait le remplacer et s’occuper du financement. Il m’a dit que le départ du responsable du financement était un gros morceau, mais que le départ de n’importe qui serait aussi une grosse perte. Puis il a ajouté que personne n’était irremplaçable. Il m’a dit qu’il avait quelqu’un en tête, il n’a pas voulu me dire de qui il s’agissait. Je lui ai dit que je ne voyais personne qui accepterait de faire ce travail dans les conditions actuelles. Il a dit que je serai consulté en temps opportun. Je n’ai pas à être consulté. Je ne suis membre, ni de la corporation, ni du conseil d’administration. La flatterie ne me fait ni chaud, ni froid.

Je pense, en fait, qu’il m’a engagé, entre autres, parce qu’il croyait que je serais facile à manipuler. Ce n’est malheureusement pas le cas. Il faut se méfier de l’eau qui dort. À son âge, il devrait le savoir. Je ne sais pas ce que je vais faire, mais son immobilité ne me servira pas de modèle. Je marche sur des œufs en écrivant ce billet et le résultat est un texte boiteux, mais ça ne m’empêche pas de réfléchir.

J’ai conservé les deux premières versions de ce texte (qui avaient plus de souffle). J’ai été perturbé toute la soirée. Perturbé : c’est le bon mot. Je devrais dormir à l’heure qu’il est. Mais je suis le nez collé à l’écran, à me défoncer les oreilles avec du hip-hop . Il est passé minuit. J’ai passé la journée à ramasser mes collègues à la petite cuillère.



03 octobre 2008

Voter utile VI

Le 5 octobre j'y serai.

Pour la protection de l'environnement :
Le gouvernement conservateur a renié les engagements du protocole de Kyoto pourtant ratifié par le Canada. Il subventionne l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta et ses politiques contribuent à augmenter… les gaz à effet de serre! Il ne fait rien en faveur du développement des énergies renouvelables et des programmes d’économie d’énergie.

Tous sauf les conservateur : Greenpeace Canada et le Sierra Club

Pour les droits des femmes :
Le budget de condition féminine Canada a été réduit de 43% et le Programme de promotion de la femme (PPF) ne financera plus la recherche ni la défense des droits des femmes. Et, très grave... le projet de loi C-484 (mis sur la glace …pendant la période électorale) accorde un statut juridique au foetus, ce qui ouvre la porte à une recriminalisation de l’avortement.

Non aux politiques conservatrices : Fédération des femmes du Québec

Pour la culture :
Le gouvernement a profité des vacances estivales pour effectuer en catimini des coupures dans une série de programmes de subvention à la culture. Pourtant ces programmes ont prouvé leur efficacité (les rapports de gestion de ces programmes ne font pas état de gaspillage) et leur capacité de faire rayonner les artistes ici et à l’étranger. Tout cela sous prétexte que les artistes seraient des enfants gâtés, alors que la plupart d’entre eux vivent avec moins de 25 000$ par année ou… parce que leurs créations choquent les esprits bigots !

Pour les droits humains et les libertés :

Le gouvernement conservateur refusede protéger les ressortissants canadiens à l’étranger contre la peine de mort. Il laisse Omar Khadr, un enfant-soldat, croupir à Guantanamo. Il se plie servilement aux orientations des États-Unis en matière de sécurité. Il renvoie vers la torture, maintient les certificats de sécurité et les procès inéquitables où la preuve demeure secrète, au nom de la sécurité nationale. Il veut intensifier la coopération policière avec les USA et le Mexique dans le cadre de l’ALÉNA. Il a aboli le programme de contestation judiciaire empêchant ainsi les minorités de faire valoir leurs droits. Il cherche à durcir les peines d’emprisonnement pour les jeunes contrevenants.

Dimanche, 5 octobre 2008
Rendez-vous à 12 h 30
Square Dorchester (métro Peel) Montréal
(angle rue Peel et boulevard René-Lévesque)

16 septembre 2008

Une histoire

extraitAlex.jpg
Je suis un fan de Fabrice Neaud depuis qu'il m'a autographié le premier tome de son Journal, au salon du livre de Montréal. Je crois que c'était en 1998. (Je suis certain que sa façon de faire de la bande dessinée a influencé mon envie d'écrire.) En compagnie du scénariste Thierry Robberecht, il a créé cette bande dessinée magnifique, troublante de vérité. Ce projet était une commande d'Ex Æquo, un organisme belge de prévention VIH/Sida. Ne perdez plus de temps ici et courrez la lire. C'est mon histoire. C'est la sienne. Ce pourrait être la vôtre...

Alex et la vie d'après
Bande dessinée en format PDF, téléchargement gratuit

Via Edgarallan

09 septembre 2008

12 jours pour changer les choses

sidaqc-horloge-anim.gif

Au Québec, toutes les 6 heures, une personne est infectée par le VIH.


D’ici le départ de la marche de la Fondation Farha, le 21 septembre prochain, 48 nouvelles personnes seront infectées au Québec. Le virus frappe sans distinction d'âge, de sexe, d'origine ethnique ou de statut social. Ce pourrait être un frère, un fils, un ami, une sœur, une fille, une collègue de travail, un voisin.

Il reste 12 jours pour poser un geste de solidarité. Votre don peut être fait par carte de crédit en cliquant sur le lien suivant :
Commanditez-moi !
C'est rapide, facile et parfaitement sécuritaire.

Pendant que vous lisez ces lignes, quelque part sur la planète, une personne est infectée par le VIH toutes les 6 secondes. Au cours des 12 prochains jours, plus de 17 000 personnes deviendront séropositives. Ces statistiques énormes mais anonymes ne touchent pas. C’est le mérite de cette campagne de Canfar de montrer les visages fragiles, vibrants et réels qui se cachent derrière les chiffres :

22 août 2008

Ensemble, c'est mieux

22 août 2008. Dans 30 jours aura lieu l'évènement Ensemble, ça marche. La Fondation Farha organise chaque année cette marche pour recueillir des fonds pour la lutte contre le Sida. Pour toutes sortes de raisons : paresse, manque de temps ou crainte de réveiller des émotions endormies, je n'ai pas participé aux marches des dernières années. Mais cette fois-ci, j'y serai, sous le soleil ou sous la pluie.

Merci

Jusqu'à maintenant, j'ai amassé 295.00 $. Merci mille fois à tous ceux et celles qui m'ont commandité. Mon objectif est de 500.00 $. il me reste donc un mois pour l'atteindre...

Si vous n'avez pas encore fait votre part, plusieurs options s'offrent à vous :

1. Vous avez oublié ? Il n'est pas trop tard.
Rendez-vous sur ma page personnelle sur le site de Fondation Farha, sélectionnez Maison Plein Coeur dans la liste déroulante (C'est l'organisme que je parraine.) et laissez votre don par carte de crédit. C'est facile, rapide et sécuritaire. Il n'y a pas de petits montants. Chaque geste compte.

2. Vous n'avez pas d'argent ? Faites circuler l'information.
Envoyer 2 ou 3 courriels ne coûte rien. Invitez vos collègues, familles, amis (ou ennemis) à aller faire un tour sur la page de don, ou même ici. Le Sida est une pandémie mondiale et tout le monde devrait se sentir concerné. Le vilain virus ne fait aucune discrimination et il infecte qui il peut : hommes, femmes, enfants, peu importe l'âge, l'origine ethnique, le statut social ou l'orientation sexuelle.

3. Vous avez des fourmis dans les jambes ? Manifestez-vous.
Au Québec seulement, une personne est infectée à toutes les 6 heures. C'est quatre personnes par jour. Prenez votre courage à bras le corps et venez marcher pour démontrer votre solidarité. La marche débute vers 10h30 au coin des rues Peel et René-Lévesque à Montréal, le 21 septembre prochain. N'hésitez pas à m'écrire, si vous voulez que l'on se rencontre quelque part avant.

4. Vous ne pouvez être à Montréal le 21 septembre ? Ouvrez la bouche.
Si les médicaments arrivent aujourd'hui à contrôler le virus (dans les pays les mieux nantis), ils ne soignent pas la peur du rejet et de la transmission. Ils ne consolent pas la peine et ne protègent pas de la honte. L'antidote à ces peurs et à la honte est pourtant à la portée de chacun : parler. Demandez à vos proches s'ils ont été dépistés récemment. Parlez de votre peur de la maladie. Parlez de sécurisexe. Parlez de ce qui se passe dans les pays du Tiers-monde. Informez-vous. Parlez, criez, écrivez ou chantez, mais brisez le silence, à votre façon.

Encore une fois, merci pour moi, merci pour eux.
L'image a été réalisée sur le site Face your manga

21 juillet 2008

Le Canada complice de la torture



« Omar Khadr a été capturé en 2002 alors qu’il n’était qu’un enfant par des membres des forces américaines après un échange de coups de feu où un soldat américain est décédé et Omar Khadr a été blessé. Bien que les États-Unis aient ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, Khadr, en tant que mineur à l’époque, n’a jamais eu d’assistance appropriée en vue de sa réadaptation physique et psychologique, ainsi que sa réinsertion sociale, tel que le stipule le protocole. Plutôt les États-Unis l’ont traité comme un adulte et soumis à des mauvais traitements au centre de détention de Guantanamo. »
Amnistie Internationale

« L'UNICEF pense que les enfants accusés d'avoir commis des crimes alors qu'ils étaient des enfants-soldats devraient avant tout être considérés comme victimes d'adultes qui ont bafoué le droit international en recrutant et en utilisant des enfants, et qu'il faut les aider en vue de leur réintégration sociale »
Unicef

« Le traitement infligé à Omar Khadr au cours de sa détention viole les devoirs des États-Unis et du Canada en vertu du droit international, qui prévoit, entre autres, que l'intérêt des mineurs surpasse toute autre considération dans les procédures judiciaires. »
Amnistie Internationale


Et moi, j'ai honte d'être d'ici.

Écrivez au premier ministre Harper pour réclamer le rapatriement d'Omar Khadr

Lettre à Omar Khadr, Jacqueline Remy, 20minutes.fr
Vidéo de l’interrogatoire d’Omar Khadr

21 avril 2008

Pour le libre choix

Un projet de loi privé (C-484) déposé par le député Ken Epp, le 21 novembre 2007, risque de faire reculer le Canada de plusieurs décennies et ouvre la porte à la criminalisation de l’avortement, un débat pourtant clos depuis longtemps.

Comme son titre l’indique « Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels », le projet de loi C-484 vise à amender le Code criminel afin de sévir contre tout acte de violence entraînant la mort d’un enfant à naître. En procédant de la sorte, ce projet de loi pourrait implicitement accorder un statut juridique au fœtus alors qu’il n’en détient aucun dans le cadre des lois actuelles. Ce statut pourrait faire en sorte qu’un individu qui commettrait un homicide contre une femme enceinte pourrait encourir une double peine de prison.

Rappelons qu’en 1988, après 20 ans de guerre juridique et au terme de 15 mois de délibérations, la Cour suprême du Canada invalidait l’article 251 du Code criminel. L’introduction de ce projet de loi serait-elle un subterfuge visant à octroyer un statut juridique distinct au fœtus?

Dans l’affirmative, cela viendrait effacer d’un trait 20 ans de jurisprudence en matière de choix et de droit des femmes à disposer de leur corps comme bon leur semble.

Ce projet de loi a franchi la deuxième étape de son adoption dans une indifférence quasi totale le 5 mars dernier.
Il faut faire en sorte que ce projet de loi ne passe pas la troisième lecture et n’obtienne jamais la sanction royale.

Non au projet de loi C-484
Signez la pétition

Toutes les notes