21 juillet 2008
Le Canada complice de la torture
« Omar Khadr a été capturé en 2002 alors qu’il n’était qu’un enfant par des membres des forces américaines après un échange de coups de feu où un soldat américain est décédé et Omar Khadr a été blessé. Bien que les États-Unis aient ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, Khadr, en tant que mineur à l’époque, n’a jamais eu d’assistance appropriée en vue de sa réadaptation physique et psychologique, ainsi que sa réinsertion sociale, tel que le stipule le protocole. Plutôt les États-Unis l’ont traité comme un adulte et soumis à des mauvais traitements au centre de détention de Guantanamo. »
Amnistie Internationale
« L'UNICEF pense que les enfants accusés d'avoir commis des crimes alors qu'ils étaient des enfants-soldats devraient avant tout être considérés comme victimes d'adultes qui ont bafoué le droit international en recrutant et en utilisant des enfants, et qu'il faut les aider en vue de leur réintégration sociale »
Unicef
« Le traitement infligé à Omar Khadr au cours de sa détention viole les devoirs des États-Unis et du Canada en vertu du droit international, qui prévoit, entre autres, que l'intérêt des mineurs surpasse toute autre considération dans les procédures judiciaires. »
Amnistie Internationale
Et moi, j'ai honte d'être d'ici.
Écrivez au premier ministre Harper pour réclamer le rapatriement d'Omar Khadr
Lettre à Omar Khadr, Jacqueline Remy, 20minutes.fr
Vidéo de l’interrogatoire d’Omar Khadr
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21 avril 2008
Pour le libre choix
Un projet de loi privé (C-484) déposé par le député Ken Epp, le 21 novembre 2007, risque de faire reculer le Canada de plusieurs décennies et ouvre la porte à la criminalisation de l’avortement, un débat pourtant clos depuis longtemps.
Comme son titre l’indique « Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels », le projet de loi C-484 vise à amender le Code criminel afin de sévir contre tout acte de violence entraînant la mort d’un enfant à naître. En procédant de la sorte, ce projet de loi pourrait implicitement accorder un statut juridique au fœtus alors qu’il n’en détient aucun dans le cadre des lois actuelles. Ce statut pourrait faire en sorte qu’un individu qui commettrait un homicide contre une femme enceinte pourrait encourir une double peine de prison.
Rappelons qu’en 1988, après 20 ans de guerre juridique et au terme de 15 mois de délibérations, la Cour suprême du Canada invalidait l’article 251 du Code criminel. L’introduction de ce projet de loi serait-elle un subterfuge visant à octroyer un statut juridique distinct au fœtus?
Dans l’affirmative, cela viendrait effacer d’un trait 20 ans de jurisprudence en matière de choix et de droit des femmes à disposer de leur corps comme bon leur semble.
Ce projet de loi a franchi la deuxième étape de son adoption dans une indifférence quasi totale le 5 mars dernier.
Il faut faire en sorte que ce projet de loi ne passe pas la troisième lecture et n’obtienne jamais la sanction royale.
Non au projet de loi C-484
Signez la pétition
12:10 Publié dans Carnets de révolte | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : libre, choix, avortement, canada, politique, pétition
16 mars 2008
La tempête
Il n’est pire tempête que celle qui dort. Dans le désert affectif que je traverse en ce moment, rien ne peut arrêter l’harmattan lorsqu’il se lève. Ce vent sec qui brûle la gorge et qui secoue des tourbillons de sable. Moi qui croyais qu’il suffisait d’aimer pour que les champs verdissent à nouveau. Je pense bien que j’ai fait fausse route. Il n’y a rien devant moi. Je n’ai rien dans les poches. Rien dans les mains. Et tout ce que je sème, c’est du vent.
Ce n’est pas pour rien que je me noie dans le travail, que je ne vais nulle part sans ma lourde carapace de mots et de papier, que je ne peux plus me passer du scintillement de l’écran. Je sais bien. Quand je suis arrivé au bout de rouleau, je me suis dit qu’il était temps de faire la fête. J’entendais déjà le grondement sourd de la tempête qui couvait. Je l’ai ignoré. Je me suis mis sur mon 36 et j’ai dévalé les escaliers.
J’ai mis le travail de côté et ça a créé un grand vide dans lequel l’alcool s’est engouffré. Au fond d'un bar, j’ai ouvert les yeux et j’ai croisé certains personnages qui ont souvent peuplé ces carnets. Je les ai vu avec plus de lucidité. Toutes mes histoires ne sont que des fabulations. Les sentiments, une sécrétion malsaine de mon cerveau. Celui que j’appelle le cow-boy n’est qu’un homme amer qui m’utilise quand il ne trouve rien d’autre de plus intéressant à ramener dans son lit. Ils sont quelques-uns comme ça dans ma vie. I drink to that. Jusqu’à marcher d’un pas inégal sur le bord enneigé de la Sainte-Catherine. J’ai du mal à suivre le trottoir. J’ai mal à la tête et envie de vomir. Je lève les yeux au ciel. Je ne sais plus si c’est celui du soir ou du matin. Peu importe, il est toujours gris et il ne répond jamais. Il y a des épaves qui traînent le long des façades, les restes du banquet de la veille. Un homme me regarde avec convoitise. Il a dû remarquer mon pas chancelant :
— « You like it bareback ? »
— « Christ-moi patience. I don’t speak english. Pis FUCK you !»
00:00 Publié dans Carnets de révolte | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Journal intime, gay et lesbienne, vent, nuit, désert
30 novembre 2007
À vous de jouer !
Le thème de l'édition 2007 de la journée mondiale contre le SIDA est Le leadership : Tenir ses promesses. Dans la lutte contre la pandémie, chaque petit geste compte. Chaque personne peut faire quelque chose :
- En parler dans son entourage, pour briser le silence et le poids du secret, sensibiliser, ouvrir le dialogue.
- Réclamer auprès des élus, l'accès universel aux traitements, écrire une lettre aux politiciens, participer à une manifestation, signer une pétition.
Lettre au premier ministre du Canada Stephen Harper : Journée mondiale contre le SIDA 2007
Cette lettre a été signée par 52 ONG et OLS du Canada. (format PDF, aucun affranchissement n'est requis pour écrire au premier ministre du Canada) Vous pouvez envoyer votre message par courriel à pm@pm.gc.ca ou encore par courrier ou par télécopieur à l’adresse suivante :
Cabinet du Premier ministre
80, rue Wellington
Ottawa
K1A 0A2
Télécopieur : 613-941-6900
Consulter le programme d'action du groupe pour l'accès mondial au traitements (Canada)
- Donner de son temps pour sensibiliser la population ou pour amasser des fonds pour la recherche et la prévention, contribuer par un don aux organisations de lutte contre le SIDA :
Fondation Farha
576, rue Sainte-Catherine Est, 1er Étage
Montréal (Québec) H2L 2E1
Téléphone: (514) 270-4900
Télécopieur: (514) 270-5363
Courriel: farha@farha.qc.ca
Services offerts: collecte de fonds pour venir en aide aux hommes, femmes et enfants vivant avec le VIH-sida
Grand Circuit des Laurentides
La Fondation Le Grand Circuit vous invite à vous joindre à des femmes et des hommes de tous horizons pour faire une randonnée pédestre de trois jours sur 60 Km dans le superbe Parc du Mont-Tremblant au Québec. Le Grand Circuit des Laurentides 2007, qui aura lieu cette année le week-end de la Fête du Travail, est une activité de collecte de fonds pour la recherche sur le VIH/sida et pour les soins et l’appui aux personnes atteintes du VIH/sida au Canada et dans le monde. L’objectif de cette aventure marquante est de recueillir 140 000 $!
Canfar
CANFAR, la Fondation canadienne de recherche sur le sida, est une organisation caritative dont l’objectif est de sensibiliser le public au VIH/sida pour amasser des fonds destinés à la recherche.
Fondation d'aide directe sida Montréal (FADSM)
1442, rue Panet
Montréal (Québec) H2L 2Z1
Téléphone: (514) 522-1993
Télécopieur: (514) 522-3686
Services offerts: Dépannage alimentaire, aide économique. Cet organisme recueille des dons en argent, des denrées non périssables, de l'ameublement.
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11 octobre 2007
La chute III
Ce billet est la suite des notes suivantes :
La chute publiée le 3 octobre 2007
La chute II publiée le 9 octobre 2007.
C'était le 11 novembre 1996. Le ciel était nuageux quand je me suis réveillé. Mais il était plus clair que mes idées. Les murs se sont mis à se pencher vers moi, lorsque j’ai voulu sortir du lit. Chaque fibre de mon corps était encore imbibée par l’alcool de la veille. J’ai renoncé à bouger et j’ai végété tout l’après-midi. J’ai fixé le plafond et la lumière de fin de journée qui barbouillait le store. Au cours des quatre derniers jours, je n’avais presque rien avalé. Je n’avais dessaoulé que quelques heures. Lorsque le soleil a disparu, je me suis levé, courbaturé, et j’ai sorti ma planche et mon fer à repasser. Il fallait que je repasse une chemise. Celle-ci ferait l’affaire. C’était un lundi. Lundi, c’était le soir du Passeport, rue Saint-Denis. En fin de soirée, je devais y retrouver Joe et son chum Sébastien.
Le bar était tout noir et les habitués semblaient se vêtir de la même couleur par mimétisme. Il y avait dans notre cercle, la rousse Martina, comédienne qui n’avait jamais pu percer, Joe et son éternel sourire de Latin, Sébastien et un de ses amis. Martina me l’avait présenté, mais il ne me plaisait vraiment pas. Pour reprendre l’expression de Martina, il était très « troisième acte » : affecté et prétentieux. Je ne lui ai pas parlé beaucoup. Je crois que j’ai dansé sur du Niagara. Sébastien nous a fait découvrir toutes sortes d’alcool et de nouveaux drinks. Le dernier verre dont je me souviens était une liqueur à base d’herbes, le Jägermeister. Puis le noir du bar a occupé toute la place et mes souvenirs de la soirée se sont évanouis.
Je me souviens du froid lorsque l’on est sorti sur Saint-Denis. Je me souviens aussi qu’on avait du mal à suivre le trottoir. Heureusement, on était quatre et on pouvait s’appuyer les uns sur les autres. Martina était partie un peu plus tôt. Il y avait Joe qui n’arrêtait pas de rire, Sébastien, moi et l’autre gars. Il a fallu se reprendre à trois fois pour escalader l’escalier qui menait à l’appartement de Sébastien. Il habitait à quelques mètres du Passeport. À l’intérieur, un second escalier grimpait vers le troisième. Heureusement, la salle de bain était tout près de l’entrée. Aussitôt arrivé en haut, j’ai été pris d’une furieuse envie de vomir.
Je m’accrochais à la céramique du bol de toilette. Sébastien et Joe sont disparus dans l’une des chambres. L’autre s’est assis à côté de moi dans la salle de bain. Il a pris une débarbouillette blanche, l’a mouillé d’eau froide et me l’a posée sur ma nuque. J’avais du mal à articuler, mais je tenais à le remercier : « Han, t’es… t’es fin, t’es fin. » Les spasmes de mon estomac ne me permettaient pas d’élaborer. J’ai posé ma tête sur le siège de toilette. J’avais enfin l’estomac vide. Il m’a aidé à me relever et m’a transporté vers le fond de l’appartement. Dans un coin de la cuisine, il y avait un futon ouvert couvert d’un simple drap blanc. Je me suis affalé sur le matelas.
Il a entrepris avec difficulté de me déshabiller. Des courants d’alcool me parcouraient le cerveau et je ricanais de ses efforts. Je me suis retrouvé en sous-vêtements. J’essayais de parler, mais c’était décousu. Je fermais les yeux parce que la pièce tanguait d’une façon vraiment désagréable. J’avais le corps complètement amorphe, lourd comme un sac de sable. Mais mes boxers Calvin Klein laissait paraître une érection à tout casser.
J’avais un peu de mal à respirer. Il s’était déshabillé et se penchait déjà au-dessus de moi, à califourchon sur ma taille. Puis j’ai senti la chaleur de son corps. J’ai fait un effort pour rassembler ce qui me restait de concentration et pour articuler : — « Qu’est-ce… qu’est… Que. Qu’est-ce que tu fais là, là. Toi. Attends, je… Qu’est-ce que… faut que tu me mettes un condom, là… qu’est-ce… »
— « Laisse faire, là. Juste deux minutes. J’vais m’enlever tout de suite… Juste un peu. »
— « Qu’est-ce que… non, je… »
J’ai cessé de parler pour respirer un peu. Je tentais de mettre de l’ordre dans mes idées chaotiques. Je me souviens de mon monologue intérieur, pendant qu’il bougeait au-dessus de moi :
« Toute, toute façon, y’est sûrement safe… Voyons, c’est un ami de Sébastien. Sébas, il est vraiment cool. Puis… s’il savait qu’il y avait le moindre risque, il ne ferait jamais ça… Moi, moi, je ne ferais jamais ça à personne. C’est sûr… c’est pas dangereux. Deux minutes, qu’y a dit, de toute façon, juste deux minutes… »
Réfléchir me demandait de gros efforts, j’avais mal partout. J’aurais voulu disparaître, qu’il n’y ait plus jamais de matins. Je me haïssais d’être là comme un pantin inanimé. J’étais fatigué. Le monologue se poursuivait :
« Je sais, moi, qu’il n’y a pas aucun danger pour lui… Je sais. C’est sûrement correct. Non ? Tout est correct. P’is si y’avait pas été là, je serai encore sur le plancher de la salle de bain… J’aurais passé la nuit là… »
Les vagues de nausée alternaient avec des courts-circuits de colère et des passages d’indifférence totale
« Puis… Dans le fond, là. Je m’en câlisse. J’aurais dû boire un peu plus, juste un peu plus. j’aurais dû… J’m’en câlisse. »
Il ne s’est pas arrêté après deux minutes. Le noir est revenu et a pris toute la place.
…
Quand j’ai ouvert les yeux, c’était le matin. Je ne savais pas où je me trouvais. Deux filles ramassaient des trucs avant d’aller travailler sans s’occuper de moi. J’étais flambant nu et j’avais froid. J’ai tiré le drap pour me couvrir. Cela a suffi pour me donner un haut-le-cœur. Je suis resté immobile jusqu’à ce qu’elles partent. Sur une table, près du futon, il y avait un post-it avec un numéro de téléphone et trois mots : « Appelle-moi, Stéphane. »
(À suivre…)
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29 juillet 2007
Queer !
À Montréal, aujourd'hui, se déroulent en parallèle les francofolies et le défilé de la fierté gaie. (Pour être politiquement correct, je devrais écrire gaie et lesbienne, bisexuelle, travestie, transsexuelle et… ça n’a plus de fin.) Les anglophones ont un mot qui me plaît bien pour englober tout ça : queer.
Alors, pour souligner la chose, voici le clip d’un génie, à la fois queer et fier de l’être, Rufus Wainwright. Je n’utilise pas le terme génie à la légère. J’aime démesurément sa voix, sa sensibilité, sa musique. Le look complètement à contre-courant des « danseurs » m'a fait sourire. GP dirait des shapes de fermier.
Rufus Wainwrigt, Rules & regulations, Release the stars, 2007
Le droit à la différence n’est pas une chose acquise. Surtout par les temps qui courent. Alors, aimez-vous les uns les autres, sortez vos plus beaux habits, riez, dansez, et embrassez qui vous voudrez ! Le monde a besoin de liberté.
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14 juillet 2007
Évoluez !
La compagnie Trojan a lancé une campagne de publicité conçue exclusivement pour le Québec. C’est une première pour Trojan. Les multinationales se contentent souvent de traduire les pubs américaines. La campagne se compose d’un message radio et de plusieurs affiches illustrées avec talent par le graffitiste Vincent.

Une étude réalisée par Léger Marketing révèle que les jeunes Québécois francophones (18-34 ans) ont une sexualité plus ouverte que leurs homologues anglophones. Toutefois, le taux d'utilisation du condom chez les francophones est de 61 %, alors qu'il se situe à 72 % pour les anglophones.
Voici la campagne américaine actuelle de Trojan : Évoluez !
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26 juin 2007
Paroles
Comme tous les Nouveaux Mondes, Internet est un Far West qu’aucune loi n’arrive vraiment à gouverner. On y trouve du pire et du meilleur. Et rien n’y distingue le vrai du faux. Il faut être solide pour encaisser les secousses de la navigation. Je survole assidûment tout ce qui s’écrit sur la réalité des personnes séropositives. Je suis tombé sur le blogue d'un américain. (Je ne donne pas le lien, c'est volontaire.) Selon la légende, il aurait 26 ans et vivrait à New York. Il serait scénariste pour une série américaine à succès. Sur son site, il raconte ses rencontres sexuelles qu’il déniche sur Internet. Son obsession : enculer des garçons plus jeunes, toujours sans condom, et éjaculer en eux. Trois fois sur quatre, il réussit à les convaincre qu’il n’y a pas de danger. Il va même jusqu'à présenter ses derniers résultats de tests négatifs. Et si son partenaire refuse, il use de stratégie pour déchirer le condom ou le retirer sans que l’autre ne s’en aperçoive. Comme son identité est soigneusement préservée, personne ne peut affirmer que ses récits sont réels. S'il est réellement scénariste, il manque cruellement d’imagination. Depuis le début de son blogue, toutes ses histoires se ressemblent. Hors de la sphère sexuelle, toutes les dimensions de sa vie sont complètement évacuées. La façon dont il nie l'humanité et l'individualité de ses partenaires donne froid dans le dos.
Selon les lois fédérales, au Canada, cet acte équivaut à une agression sexuelle. Le consentement étant nul. (La jurisprudence actuelle n'oblige pas une personne séropositive à révéler son statut si elle utilise un moyen de protection.) Jusqu’ici, les projets de loi qui rendraient la divulgation obligatoire, même dans le cas de relation protégée, ont été déboutés. Mais plusieurs procès tournant autour de cette question sont en cours actuellement. Reste à voir si l’utilisation du condom sera reconnue par les législateurs comme une protection efficace.
À l’autre bout du spectre, le point de vue des femmes et des jeunes apporte une lumière nouvelle sur les débats qui secouent la communauté gaie depuis des années. Voici l’adaptation du témoignage de Nina, une des porte-parole de la campagne Does HIV look like me





