22 novembre 2009
Down de novembre
J'ai traversé la grippe. Mon corps se remet, sans trop de séquelles. Je suis toujours étonné des forces qu'il recèle. Mais le moral ne suit pas. J'ai un moral de novembre. Le soir, je repousse le moment d'aller dormir le plus tard possible. Je ne m'occupe qu'à des choses inutiles. Bien sûr, j'ai du mal à me lever le matin. Il faut que je me force pour manger. Je n'ai pas faim. Si je pouvais, j'arrêterais simplement de me nourrir. Insidieusement, le travail prend de plus en plus de place dans ma vie. Les responsabilités deviennent de plus en plus lourdes, les retards s'accumulent. Les quarts de travail le soir hypothèquent le peu de vie sociale qui reste. Je sais que je fais un bon boulot. J'ai les compétences et les qualités nécessaires. Mais J'ai beau travailler comme un diable, donner tout ce que j'ai, je ne reçois jamais de feed-back positif. Aucun. Que de la méfiance et une volonté de contrôle. Mon appartement est un champ de bataille, dévasté après une défaite. Il ne manque que les larmes, comme signe clinique, pour déclarer que je suis déprimé. Les larmes je les sens, coincées dans ma gorge. J'imagine quelqu'un qui me serre dans ses bras et elles se débattent et poussent pour remonter, sans succès. Les images qui entourent Noël m'attirent comme un mirage.
11:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solitude, travail, fatigue, automne




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