14 février 2009

Never Gonna Give You Up

Je venais de terminer un billet larmoyant sur mes difficultés au travail. Je ne pouvais pas vraiment le publier. J’avais fait le tour des sites de recherche d’emploi. Je griffonnais sur un bout de papier ce qui pourrait devenir le design d’un blogue qui remplacerait celui-ci. Parce que j’ai parlé d’Amours, vertiges à tellement de monde que je ne peux plus rien écrire ici.

Et j’ai vu la lumière du téléphone clignoter, il y avait un message sur ma boîte vocale. Une dénommée Anne-Marie d’une grosse grosse grosse maison de production. Elle est tombée sur mon blogue horticole en faisant de la recherche. Ils sont en train de développer le concept d’une nouvelle émission de télé sur l’aménagement paysager, pour Canal Vie. Ils trouvent mon travail intéressant. Et ils veulent me rencontrer.

Je me suis mis à sauter et à crier. Oui, ça arrive. Parfois, je suis débile. J’ai jonglé avec des oranges. J’ai même essayé de marcher sur les mains. Mais je me suis écrasé sur le plancher et je me suis foulé un orteil.

Étendu sur mon lit, avec le téléphone :

Le cow-boy : Et puis toi, comment tu vas ?
Moi : Je cours comme un fou, il faudrait que les journées aient 36 heures...
Le cow-boy : ça, c’est un thème récurrent dans ta vie !

Hier soir, c’était le party de Saint-Valentin de la boîte où je travaille. Ça se passait dans un bar du village. Ma job c’était d’être cute, de sourire et de faire du PR. La musique était épouvantablement mauvaise. Il a fallu que je boive une quantité épouvantable d’alcool pour avoir l’air de vraiment m’amuser. Ça me dérangeait pas de faire du zèle. Mes collègues me trouvent drôle quand je suis ivre. Alors, ils se sont mis à me payer toute sorte de shooters. J’ai dansé sur une colonne de son et j’ai failli planter. Au moins, je n’ai pas enlevé mon t-shirt.

Un des directeurs, celui qui est cute, était au moins aussi saoul que moi. Pour un shooter, il a dansé sur la colonne d’en face. Plus tard dans la soirée, il m’a dit dans l’oreille : tu sais que j’ai vraiment plein d’admiration pour toi. Je sais pas comment un gars peut te résister... Surprise et boost soudain d’ego. Mes neurones baignant dans des vapeurs éthyliques, je n’ai pas su quoi dire, alors je me suis sauvé, rouge comme mon t-shirt. En me répétant : supérieur hiérarchique, en couple, chum plus gros que moi, code d'éthique, oublie ça. Et je suis retourné faire semblant de m’amuser sur la piste de danse. Rick Astley chantait Never Gonna Give You Up. Le directeur cute est venu me rejoindre et s’est mis à danser le continental. Il m’a dit : suis-moi, on va rire du DJ. J’ai essayé de suivre ses pas. Sans succès, c’est trop compliqué pour moi, le continental. Les petits blonds, le continental et l’alcool : mauvais mélange.

La soirée avançait. S, un de mes collègues s’est mordu les lèvres en voyant passer un gars assez grand, crâne rasé, petite barbe. Serviable, j’ai dit : Check-moi ben aller, j’vas te le présenter. Toute la soirée, j’avais fait ça, des présentations. J’ai traversé le bar d’un pas chancelant en marchant derrière le gars en question. Il s’est arrêté au bout du comptoir. Il avait une bouteille de Perrier dans la main. Je ne me souvenais plus où je m’en allais. Il m’a souri avec comme un hameçon dans le regard. J’ai souri. Je ne me souviens plus de la suite, sauf qu’on a trouvé une vielle banquette dans un coin sombre du bar et qu’on a fait du necking jusqu’à ce que mes lèvres soient en feu, il avait la barbe dure, et que je m’assomme sur l’accoudoir. Je me suis excusé 35 fois d’avoir trop bu. Il m’a donné un lift jusqu’à chez moi. Aujourd’hui, j’ai un épouvantable mal de bloc. J’ai trouvé son numéro de téléphone sur une page de mon agenda. Une écriture très droite.

Étendu sur mon lit, avec le téléphone :

Moi : Il a les yeux gris et il enseigne les mathématiques.
Le grand : Tu trouves pas que tu devrais prendre un break ?
Moi : C’est quoi ça un break ?

Commentaires

Ce post est vraiment mauvais, mais c'est tout ce que j'arrive à écrire.

Écrit par : Pierre-Yves | 14 février 2009

sourire quand même
c'est tout toi
et j'aime

ps je comprends pas tout, mais c'est pas grave...
je t'embrasse

Écrit par : jeanne_01 | 15 février 2009

J'ai pas tout compris non plus mais je crois avoir saisi l'idée générale. Et comment on fera pour avoir l'adresse du nouveau blog?

Écrit par : littleblue | 15 février 2009

@ littleblue et jeanne : C'est pas très grave en effet. Je pensais envoyer un courriel aux commentateurs réguliers et proposer aux lecteurs intéressés de se manifester. Je leur écrirai aussi. Le déménagement se ferait en juin.

Écrit par : Pierre-Yves | 15 février 2009

Je me manifeste. :-)

Écrit par : Sylvia | 15 février 2009

C'est noté !

Écrit par : Pierre-Yves | 16 février 2009

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